Mexique: l’ombre de l’armée sur Ayotzinapa

Articolo di Fabrizio Lorusso – Tradotto da  Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي Da LINK (francese) e LINK (spagnolo)

Dès début octobre, les groupes de guérilla dans l’État de Guerrero, d’abord l’Armée Populaire Révolutionnaire (EPR) puis l’Armée révolutionnaire du peuple insurgé les (ERPI), ont émis plus de 10 communiqués impliquant l’armée mexicaine dans la disparition des 43 normaliens à Iguala.

Leurs déclarations sont passées presque inaperçues, bien que de nombreuses déclarations de parents et de membres de l’Union des peuples et des organisations de l’État de Guerrero (UPOEG), dont font partie plusieurs parents des étudiants disparus, se soient orientées vers la même hypothèse, qui est plutôt une accusation.

Le message signalait que parmi les responsables de la disparition des 43 normaliens, il avait deux officiers du 27ème Bataillon d’infanterie : le lieutenant Barbosa et le capitaine Crespo, impliqués dans l’organisation.

En outre, cette semaine, les parents d’Ayotzinapa eux-mêmes ont demandé explicitement aux autorités et au Procureur général de la République, de pousser à fond l’enquête, y compris sur les militaires, ce qui signifie entrer dans les casernes et briser le mur d’inaccessibilité qui protège en quelque sorte le 27ème bataillon d’infanterie, stationné à Iguala et, plus généralement, les forces armées dans le Guerrero.

Historiquement, au moins depuis les années 1970, en pleine Guerre froide et guerre sale, le fait demeure que les militaires étaient en charge de l’attaque répressive de l’État mexicain contre la population, par la torture, l’occupation et le contrôle militaire et les disparitions forcées comme l’une des “techniques” pour “gagner la guerre”.

Phrases du Secrétaire à la Marine

Le Secrétaire à la Marine du Mexique, Vidal Francisco Soberón, a prononcé une série de phrases pour défendre le gouvernement et en même temps, détourner l’attention et viser à criminaliser la protestation sociale: “ça m’énerve encore plus qu’ils manipulent les parents, c’est-à-dire qu’ils manipulent ces gens, parce que c’est ce qu’ils font, ils les manipulent également pour qu’ils désavouent (le gouvernement) ou pour intensifier encore plus ça. Et ça m’enrage encore plus que ces gens qui manipulent les parents ne sont intéressés ni par les parents, ni par ces jeunes, la seule chose qui les intéresse, c’est d’atteindre leurs objectifs de groupe ou de parti “. les déclarations d’EPN (Enrique Peña Nieto) le mois dernier, lorsqu’il a parlé de “tentatives de déstabilisation”, allaient dans la même direction.

“Je pense que c’est parfaitement clair: oui, il y a des groupes, et les groupes et individus qui apparaissent continuellement avec eux, je pense qu’il n’est pas nécessaire de te répondre exactement qui ils sont, ils viennent à la télévision et donc ils ont des noms, et ce groupe qui apparaît partout, en bloquant les routes et tout ça, et en cherchant d’autres choses, non? … partis ? Je n’ai fait allusion à aucun parti “, a poursuivi le secrétaire, qui soutient l’idée, commune et qui n’a rien de nouveau, souvent utilisé pour discréditer les mouvements sociaux, que les manifestants le font sous le contrôle ou la manipulation de quelqu’un d’autre qui utilise leur douleur à d’autres fins. Une autre façon de détourner l’attention.

Jacobo Silva Nogales, El Charco I, huile sur toile, 2001

Seigneur de la Mort

En de nombreuses occasions, les forces armées ont été porteuses d’une tradition de contre-insurrection dans cette région et dans d’autres. Il suffit de rappeler le massacre perpétré par des soldats à El Charco en 1998, quand Ángel Aguirre était gouverneur adjoint. De même, c’est un fait que la militarisation du territoire impulsée par Calderón et maintenue par Peña Nieto a accru le rôle de premier plan, le pouvoir de fait et les ressources de la Marine et de l’Armée de terre et a aggravé la situation déjà chancelante des droits de humains dans le pays, comme les cas emblématiques de Zongolica et Tlatlaya l’ont montré. Et ce ne serait pas les seuls exemples. Le cas du dirigeant communautaire Rosendo Radilla Pacheco, arrêté le 25 août 1974 et disparu après être passé par la caserne militaire d’Atoyac, a suscité la première condamnation historique de la Cour interaméricaine des droits humains contre le gouvernement mexicain en 2009.

Le 28 novembre, dans une interviex avec Variopinto, le général José Francisco Gallardo a parlé de manœuvres de l’armée et de son implication dans la disparition de 43 normaliens, expliquant que “tout ce spectacle -attraper le maire, trouver un seul coupable -, c’est pour éviter que les regards se portent sur l’armée”. Et il a aussi dénoncé la militarisation croissante, dans leur formation et dans leurs pratiques, des police elles- mêmes, qu’elles soient locale, étatique ou fédérale.

Dans le sondage récent du Centre de la Recherche et de la Sécurité Nationale (CISEN), commenté par son ancien directeur Guillermo Valdés, un Mexicain sondé sur quatre attribue la responsabilité de l’assassinat et des disparitions d’Iguala à l’armée, entre autres acteurs, mais aussi à des personnes (Aguirre, EPN, Abarca et son épouse), à des partis politiques (PRD, d’abord, et aussi les autres), à des groupes criminels (Guerriers Unis) et aux forces de police. Cela montre que l’idée d’une collusion à des multiples niveaux et multi-institutionnelle s’est ancrée dans la population.

En 2011, Human Rights Watch (HRW) avait dénoncé la disparition de six personnes dans une boîte de nuit à Iguala, qui s’était produite à 22h30 le 1er mars 2010, en partie enregistrée et confirmée par certains témoins qui ont décrit les ravisseurs et les personnes qui les accompagnaient comme appartenant aux forces armées à en juger par leurs véhicules et leurs uniformes. Le procureur de l’État du Guerrero ouvrit une enquête, mais du renvoyer l’affaire devant la justice militaire, qui dans les 18 mois qui suivirent, n’avait prononcé aucune inculpation concernant le crime: HRW conclut qu’il existe des preuves qui suggèrent fortement l’implication de l’armée. Les six disparus le sont toujours et l’affaire n’est toujours pas éclaircie.

Contrôle social, protection de l’économie et des investissements

Voilà qu’Obama veut maintenant assister le Mexique dans l’enquête. Le business de la guerre est l’un des plus rentables, comme le montrent, ces derniers temps, le Plan Merida et l’introduction massive d’armes dans le pays, et il ne fait aucun doute que parmi les bénéficiaires d’un “état de siège” permanent ou d’une guerre de «basse intensité», se trouvent les secteurs militaires.

Ensuite, cela n’a pas beaucoup d’importance si ces opérations de répression sociale, en particulier dans les régions les plus pauvres du pays, Oaxaca, Guerrero et Chiapas, sont camouflées en protection des infrastructures et des investissements étrangers, ou sont présentées comme visant à la sécurité touristique, économique et logistique des territoires pour que ceux-ci “soient en paix”, puisqu’en fin de compte, elles se traduisent par la militarisation et des garanties offertes aux entreprises, pas pour la population en général. De fait, même la gendarmerie a été créée [avec l’assistance française, NdT] avec pour fonction de protéger les investissements et les installations. L’idée même du président de créer un «corridor» et des zones spéciales pour le “développement” du sud du Mexique est ancienne et ressemble beaucoup à une réédition minimaliste du Plan Puebla Panama de la période de Vicente Fox, mais avec un contrôle plus étroit sur les ressources, les investissements et les structures. Dans ce contexte et avec une conflictualité sociale plus élevée, les tâches militaires ont plus de raisons d’être et de prospérer.

En outre, la «guerre de basse intensité» contre les mouvements sociaux et les attaques de la propagande officielle contre les voix critiques pourront se transformer facilement en répression explicite et déterminée lorsque le feu des projecteurs de la presse internationale et nationale sur Ayotzinapa et le Mexique se sera éteint. Nous avons déjà pu l’expérimenter dans une certaine mesure dans le District fédéral, avec des tentatives de disparitions, des arrestations arbitraires, des infiltrés (dans les manifestations) et des agressions policières, et à plus fortes «doses» à Chilpancingo et dans le Guerrero, avec des affrontements violents et l’écrasement de protestations, mais l’envoi de 2000 policiers fédéraux dans le capitale de l’État, et de presque autant à Acapulco, indique une réponse musclée, non au crime organisé, mais au mécontentement social et à l’exigence de justice et de refondation des institutions pourries.

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Ombres

Ce ne sont pas là des certitudes, mais des hypothèses et des indices. Mais, à ce jour, les affirmations du procureur Murillo Karam sont aussi des hypothèses : avec «fatigue» et mu par le désir de clore le dossier et de le présenter comme un événement local et non un crime d’État, le 7 novembre il a rendue publique la version donnée par trois détenus du groupe “Guerriers Unis”, censés avoir brûlé les corps des normaliens sur la décharge de Cocula et jeté leurs corps dans des sacs en plastique dans une rivière.

Il y a beaucoup d’éléments qui font douter de cette histoire: les pluies qui sont tombées dans la matinée du 27 sur  Cocula; des rapports sur des incendies dans d’autres lieux proches mais pas sur la décharge; le comportement hostile de l’armée, rapportée les étudiants survivants, dans la nuit du 26; la non-intervention des forces armées face à ce qui se passait et leur justification  les jours suivants; et enfin la déclaration de l’équipe de légistes argentins qui, s’ils ont bien identifié, à Innsbruck, les os calcinés du normalien Alexander Mora, n’ont pas  pu certifier comment ces restes sont arrivés dans la zone où ils ont été collectés dans des sacs en plastique.

Enfin, le 11 décembre, des scientifiques de l’Université nationale autonome de Mexico (UNAM) ont réfuté l’hypothèse du bureau du Procureur général (PGR): “Il est impossible qu’ils aient été brûlés à Cocula, et les autorités ont un grave problème, parce que s’ils n’ont pas été brûlés à Cocula, qui les a brûlés et où ont-ils été brûlés ? », demande Jorge Montemayor, chercheur à l’Institut de Physique de l’UNAM. Selon le chercheur, pour incinérer 43 cadavres, on a besoin de 33 tonnes de grumes de quatre pouces de diamètre, l’équivalent de deux camions de bois de chauffage et 53 litres d’essence par corps sont nécessaires. Si, comme le soutient également la PGR, sur la base des aveux des trafiquants de drogue, le bûcher a été alimenté avec des pneus, selon les scientifiques de l’UNAM, 995 pneus de voitures auraient été nécessaires pour mener à bien l’opération, de sorte qu’ils considèrent que l’hypothèse officielle ne reposerait sur “aucun fondement dans les faits physiques et chimiques naturels”.

Tout cela ouvre la port à des interprétations différentes, y compris celles pouvant impliquer dans la tuerie d’autres acteurs, dont l’armée et, surtout, le 27ème bataillon qui a opéré “comme si de rien n’était” dans une zone pleine de fosses communes pendant des années. “Rappelez-vous que dans la guerre sale, si quelqu’un était expert dans les disparitions forcées, c’était précisément l’armée”, a déclaré Omar Garcia, l’un des normaliens survivants. Même une narcomanta* présumée, signée par le caporal Gil, lieutenant du chef des Guerriers Unis Sindronio Casarrubias, accrochée le 31 octobre, indiquait l’armée, mentionnant les noms du lieutenant Barbosa et du capitaine Crespo comme responsables de la disparition des 43.

En dépit d’indices pour le moins “suggestifs”, aucune enquête n’a été officiellement ouverte sur

l’implication de l’armée. Francisco Javier García, maire de Chilapa, Guerrero a dit il ya environ 10 jours que, malgré la forte présence des forces fédérales dans la ville, le crime organisé continue d’agir, essentiellement à l’ombre de l’armée. Ce n’est qu’un autre exemple, de toute évidence pas le seul. De même, Abarca est un exemple parmi tant d’autres, couverts par les autorités pendant des années.  Le “couple impérial,” les Abarca,  avait des relations étroites non seulement avec les narcos du Guerrero bras armé et complices de la police municipale et du maire, mais aussi avec les commandants militaires de haut rang à Iguala, bien que ceux-ci aient déclaré que leurs relations n’étaient qu’institutionnelles.

En juillet 2013, le portail internet de l’État de Guerrero a signalé la disparition de 17 autres étudiants à Cocula et, selon certains témoignages, avec l’implication de la police municipale. Est-ce que l’armée n’était pas sur place pour assurer la sécurité des citoyens et combattre les narcos dans le cadre de la «guerre contre la drogue»? Si la police et les narcos sont devenus des associés agissant en collusion, la Marine et l’Armée de terre ne vont-elles pas intervenir pour freiner cette dérive? Pourquoi sont-elles là? Il semble bien que les forces de sécurité, et pas seulement l’armée, s’installent plus pour garantir une protection minimale aux entreprises minières, aux infrastructures et aux multinationales et pour le contrôle social que pour «pacifier». D’ailleurs la notion même de “faire la paix” avec des armes est un oxymore en soi.

* Les narcomantas sont des messages publics sous formes de banderoles, laissés par des groupes criminels, appartenant à un cartel de la drogue, pour revendique et justifier leurs assassinats ou adresser des mises en garde à des groupes rivaux, des politiciens ou des entrepreneurs, ou même offrir des récompenses pour la capture de membres de groupes rivaux. Ci-dessous la narcomanta évoquée par l’auteur [NdT]

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Per concessione di Tlaxcala
Fonte: http://www.revistavariopinto.com/variopintoaldia/nota.php?id=4531
Data dell’articolo originale: 11/12/2014
URL dell’articolo: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=14156

La sombra del ejército sobre Ayotzinapa

ejercito ayotzi
(Fabrizio Lorusso – Revista VariopintoDesde principios de octubre los grupos guerrilleros del estado de Guerrero, en primer lugar el Ejército Popular Revolucionario (EPR) y el Ejército Revolucionario del Pueblo Insurgente (ERPI), han estado emitiendo más de 10 comunicados implicando al Ejército Mexicano en la desaparición de los 43 normalistas en Iguala.

Sus llamados pasaron casi desapercibidos, aunque también numerosas declaraciones de los padres de familia y de integrantes de la Unión de Pueblos y Organizaciones del Estado de Guerrero (UPOEG), de la cual asimismo forman parte varios familiares de los estudiantes, se han orientado hacia la misma hipótesis que, mejor dicho, es una acusación.

El mensaje señalaba que, entre los responsables de la desaparición de los 43 normalistas,había dos oficiales del 27 batallón de infantería: el teniente Barbosa y el capitán Crespo, involucrados con la organización.

Además, justo esta semana, los propios padres de Ayotzinapa pidieron explícitamente a las autoridades y a la PGR que se vaya a fondo en la investigación, incluyendo asimismo a los militares, lo cual significa meterse en los cuarteles y romper el cerco de inaccesibilidad y distancia que, de alguna manera, protege al 27 batallón de infantería, operativo en los alrededores de Iguala y, más en general, a las fuerzas armadas en Guerrero.

Históricamente, al menos desde la década de 1970, en plena Guerra Fría y Guerra Sucia, queda el hecho de que los militares estuvieron al frente del embate represivo del estado mexicano contra la población por medio de la tortura, la ocupación y el control militar y la desaparición forzada como unas de las “técnicas” para “ganar la guerra”.

Frases del Secretario de Marina

El Secretario de la Marina Armada de México, Vidal Francisco Soberón, pronunció una serie de frases que defienden el gobierno y, al mismo tiempo, desvían el foco de atención y apuntan a criminalizar la protesta social: “Me enoja más todavía que manipulen a los padres de familia, es decir, manipulen a esta gente, porque eso es lo que están haciendo, la están manipulando igualmente para no reconocer (al gobierno) o para seguir incrementando esto. Y más coraje me da de que esta gente que está manipulando a los padres de familia no les interesa ni los padres ni estos muchachos, no les interesa, les interesa únicamente alcanzar sus objetivos de grupo o de partido”. Las declaraciones del mes pasado de EPN en las que hablaba de “intentos de desestabilización” iban en la misma dirección.

“Creo que está perfectamente claro: sí hay grupos, y lo especifico, grupos y personas que son las que aparecen continuamente con ellos, creo que no hay necesidad de contestarte exactamente quiénes son, salen en televisión y tienen ahí su nombre, y este grupo que aparece en todos lados, cerrando caminos, y demás, y buscando otro tipo de cosas, ¿no?.. de partidos, no me referí a ningún partido”, siguió el Secretario quien apoya la idea, común y nada nueva, a menudo utilizada para desacreditar los movimientos sociales, de que quienes protestan lo hacen bajo el mando o la manipulación de alguien más que utiliza su dolor para otros fines. Parece otra manera de desviar la atención.

Señor Matanza

En muchas ocasiones, las fuerzas armadas se hicieron portadoras una tradición contrainsurgente en esa y otras regiones. Baste con recordar la matanza perpetrada por militares en El Charco en 1998, cuando Ángel Aguirre era gobernador sustituto. Igualmente, es un hecho que la militarización del territorio propulsada por Calderón y mantenida por Peña Nieto ha acrecido el protagonismo, el poder de facto y los recursos de Marina y Ejército y ha empeorado la de por sí ya tambaleante situación de los derechos humanos en el país, como los casos emblemáticos de Zongolica y Tlatlaya han mostrado. Y no serían los únicos ejemplos. El caso del líder social Rosendo Radilla Pacheco, detenido el 25 de agosto de 1974 y desaparecido después de su paso por el cuartel militar de Atoyac, provocó la primera histórica condena de la Corte Interamericana de los Derechos Humanos contra el Estado mexicano en 2009.

El 28 de noviembre, en entrevista con Variopinto (Link), el General José Francisco Gallardo habló de maniobras del ejército y de su involucramiento en la desaparición de los 43 normalistas, ya que “Todo este show —agarrar al presidente municipal, encontrar a un único culpable— es para que no se concentre la mirada en el Ejército”, explicó. Y denunció también la creciente militarización, en su formación y en sus prácticas, de las mismas policías, tanto locales como estatales y federales.

En la encuesta levantada y comentada recientemente por el ex director del Cisen, Guillermo Valdés, uno de cuatro mexicanos entrevistados le atribuyen la responsabilidad de la matanza y las desapariciones de Iguala al ejército, entre otros actores, pero también a individuos (Aguirre, EPN, Abarca y su esposa), a partidos políticos (PRD, primeo, y también los demás), a grupos delincuenciales (Guerreros Unidos) y los cuerpos policiacos. Eso muestra que la idea de una colusión multinivel y multinstitucional cundió en la población.

En 2011, 2011 HRW (Human Rights Watch) denunció la desaparición de 6 personas en un club nocturno de Iguala, acaecida a las 22:30 del 1 de marzo de 2010, en parte grabada y confirmada por algunos testigos que describieron a los secuestradores y las personas que los acompañaban como pertenecientes a las fuerzas armadas por sus vehículos y uniformes. La procura estatal investigó, pero tuvieron que remitir el caso al foro militar que, en los 18 meses siguientes, no había formulado acusaciones relativas a ese crimen: HRW concluye que hay pruebas que sugieren decididamente el involucramiento del Ejército. Los seis desaparecidos siguen en esta condición y el caso no se esclarece.

Control social, protección de la economía y la inversión

Ahora Obama desea apoyar a México en la investigación. El negocio de la guerra es uno de los más rentables, como lo muestran, en épocas recientes, el Plan Mérida y la introducción masiva de armas al país, y no cabe duda de que, entre los beneficiarios de un “estado de sitio” permanente o de una guerra de “baja intensidad”, están los sectores castrenses.

Luego, no importa mucho si estas operaciones de represión social, sobre todo en las entidades más pobres del país como Oaxaca, Guerrero y Chiapas, se disfrazan de protección de la infraestructura y de la inversión foránea, o bien, si se presentan como operativos para la seguridad turística, económica y logística de los territorios para que “estén en paz”, pues finalmente se traducen en militarización y garantía para los negocios, no para la población en general. De hecho, la misma gendarmería nació con la función de proteger inversiones e instalaciones. La misma idea del presidente de crear un “corredor” y áreas especiales para el “desarrollo” del Sur de México es vieja y se asemeja mucho a una reedición minimalista del Plan Puebla Panamá del periodo de Vicente Fox, pero con un control más férreo sobre recursos, inversiones y estructuras. En este contexto y con mayor conflictividad social, las tareas militares tienen más razones de ser y prosperar.

Además, la “guerra de baja intensidad” contra los movimientos sociales y la embestida de la propaganda oficial hacia las voces críticas se podrá transformar fácilmente en represión explícita y decidida cuando se apaguen los reflectores de la prensa internacional y nacional sobre Ayotzinapa y México. Ya lo hemos podido experimentar en cierta medida en el Distrito Federal, con intentos de desaparición, arrestos arbitrarios, infiltrados y agresiones policiacas, y en “dosis” mayores en Chilpancingo y en Guerrero, con choques violentos y aplastamiento de la protesta, pero el envío de 2000 policías federales en la capital de la entidad, junto a casi otros tantos en Acapulco, habla de una respuesta con mano dura, no frente al crimen organizado, sino frente al descontento social y a la exigencia de justicia y refundación de instituciones podridas.

Sombras

No son certezas, son hipótesis e indicios. Pero también, hasta la fecha, son hipótesis las declaraciones del procurador Murillo Karam quien, con “cansancio” y movido por el afán de cerrar el caso y presentarlo como un episodio local y no como un crimen de estado, el 7 de noviembre difundió la versión de tres detenidos del grupo Guerreros Unidos que presuntamente habrían quemado a los normalistas en el basurero de Cocula y arrojado sus restos en bolsas de plástico en un río.

Hay muchas dudas acerca de esta narración: las lluvias que habrían caído en la madrugada del día 27 en Cocula; los reportes de incendios en otros parajes cercanos pero no en aquel basurero; el comportamiento hostil de los militares, relatado por los estudiantes sobrevivientes, en la noche del 26; la no intervención de las fuerzas armadas ante lo que estaba ocurriendo y sus justificativas los días siguientes; y finalmente la declaración de los forenses argentinos quienes, si bien han confirmado la identificación de los huesos calcinados del normalista Alexander Mora realizada en Innsbruck, no han podido certificar cómo es que llegaron los restos en la zona en donde fueron recogidos en bolsas de plástico.

Finalmente, el día 11 de diciembre, científicos de la Universidad Nacional Autónoma de México (UNAM) desmintieron la hipótesis de la Procuraduría General de la República (PGR): “Es imposible que hayan sido quemados en Cocula, y la autoridad está en un serio problema porque si no se quemaron en Cocula, ¿quién los quemó y en dónde se quemaron?”, afirma Jorge Montemayor, investigador titular del Instituto de Física de la UNAM. Según el investigador, para cremar 43 cadáveres se requieren 33 toneladas de troncos de cuatro pulgadas de diámetro, equivalentes a dos trailers de leña y 53 kilos de gas por cada cuerpo. Si, como también sostiene la PGR y los narcos confesos, el rogo se hizo con llantas, según los científicos de la UNAM, se hubieran necesitado unas 995 llantas de autos para llevarlo a cabo, por lo cual estiman que la hipótesis oficial no tendría “ningún sustento en hechos físicos o químicos naturales”.

Todo esto abre el espacio a interpretaciones distintas que, inclusive, podrían involucrar en la matanza a otros actores y, entre ellos, el ejército y, en especial, al 27 batallón que ha estado operando “como si nada” en una zona repleta de fosas clandestinas durante años. “Acuérdense que en la guerra sucia, si alguien era experto en desaparecer personas, era precisamente el Ejército”, dijo Omar García, uno de los normalistas sobrevivientes. Hasta una presunta narcomanta, firmada por el cabo Gil, lugarteniente del capo de Guerreros Unidos, Sindronio Casarrubias, colgada el 31 de octubre, apuntaba hacia el Ejército, pues mencionaba los nombres del teniente Barbosa y del capitán Crespo como responsables de la desaparición de los 43.

En efecto, no se han abierto oficialmente líneas de investigación que involucren al sector castrense, pese a indicios cuando menos “sugerentes”. Francisco Javier García, alcalde de Chilapa, Guerrero, declaró hace unos 10 días que pese a la fuerte presencia de las fuerzas federales en el municipio el crimen sigue actuando, básicamente a la sombra del ejército. Es otro ejemplo, evidentemente no el único. De la misma manera, Abarca no es que un ejemplo entre muchos, solapados por las autoridades durante años, pues también trascendieron las relaciones cercanas de la “pareja imperial”, los Abarca, no sólo con el narco guerrerense, brazo y cómplice dela policía municipal y del alcalde, sino también con los altos mandos militares en Iguala, aunque estos han declarado que se trataba sólo de relaciones institucionales.

En julio 2013, el portal del estado de Guerrero reportó la desaparición de otros 17 estudiantes en Cocula y, según algunos testimonios, hubo el involucramiento de la policía municipal. ¿Acaso no estaba allí el Ejército para brindar algún tipo de seguridad a la ciudadanía y combatir a los narcos en el marco de la llamada “guerra al narcotráfico”? Si la policía y los narcos ya se tornaron una corporación asociada y están coludidos, ¿no intervienen la Marina y el Ejército para frenar esa deriva? ¿Para qué están allí? Parece que las fuerzas de seguridad, no sólo las militares, se instalen más para garantizar la salvaguarda mínima de las compañías mineras, de las infraestructuras, de las multinacionales y para el control social que para “pacificar”, además de que el concepto de “hacer la paz” con las armas es un oxímoron de por sí.

Identificati in Messico i resti di uno studente di Ayotzinapa, proteste #1DMX #6DMX #YaMeCanse2

di Fabrizio Lorusso – Da Carmilla

Ayotzi monumento 6dmx“Compagni, a tutti quelli che ci hanno sostenuto, sono Alexander Mora Venancio. Con questa voce vi parlo, sono uno dei 43 caduti del giorno 26 settembre per mano del narco-governo. Oggi, 6 dicembre, i periti argentini hanno confermato a mio padre che uno dei frammenti delle mie ossa mi appartiene. Mi sento orgoglioso che abbiate alzato la mia voce, la rabbia e il mio spirito libertario. Non lasciate mio padre solo col suo dolore, per lui significo praticamente tutto, la speranza l’orgoglio, il suo sforzo, il suo lavoro, la sua dignità. Ti invito a raddoppiare gli sforzi della tua lotta. Che la mia morte non sia avvenuta invano. Prendi la miglior decisione ma non mi dimenticare. Rettifica se possibile, ma non perdonare. Questo è il mio messaggio. Fratelli, fino alla vittoria”.

I genitori dei 43 studenti desaparecidos di Ayotzinapa, nello stato messicano del Guerrero, hanno diffuso il questo messaggio su Facebook. Sono le quattro del pomeriggio. Mentre Città del Messico si prepara a un pomeriggio di cortei contro il crimine di stato del 26-27 settembre a Iguala, nello stato del Guerrero, e per il ritrovamento in vita dei 43 studentidesaparecidos della scuola normale di Ayotzinapa “Raúl Isidro Burgos”, arriva una notizia inattesa. La piazza grida, chiede la rinuncia del presidente Enrique Peña Nieto e del procuratore della repubblica Jesús Murillo Karam. Alcuni normalisti del comitato studentesco di Ayotzinapa hanno appeno fatto un annuncio importante, le emozioni e le reazioni sono contrastanti.

Tra i resti umani trovati dagli inquirenti nella discarica dei rifiuti di Cocula all’inizio di novembre ci sono quelli del diciannovenne Alexander Mora Venancio, uno degli studenti che, secondo le testimonianze di tre narcotrafficanti in stato di arresto, sarebbero stati bruciati per 15 ore nella stessa discarica. Lo hanno confermato i periti argentini dell’Equipe Argentina di Antropologia Forense i quali, su richiesta dei familiari delle vittime, stanno lavorando con la procura alle prove del DNA. I genitori di Alexander, vittima di un attacco da parte di narcos e poliziotti di Iguala e Cocula insieme ad altri compagni, sono partiti immediatamente per la loro terra d’origine, il paesino di Teconoapa, sulla costa del Pacifico, per le esequie. Sono otto gli studenti scomparsi a Iguala che provengono da questa località e i genitori di tutti loro appartengono all’organizzazione indigena, contadina e popolare Unione dei Popoli e Organizzazioni dello Stato del Guerrero (UPOEG).

Ayotzi NORMALISTAL’avvocato della UPOEG, Manuel Vázquez, ha confermato che in questi primi due mesi di ricerche, insieme ai genitori di Ayotzinapa, hanno contribuito al ritrovamento di 200 fosse clandestine nella zona di Iguala e in altri comuni vicini. Alcuni reportage recenti, in particolare uno della televisione France 24, hanno rivelato la probabile scomparsa, per mano della polizia di Cocula secondo alcuni testimoni, di altri 31 studenti nella regione tra il marzo e il luglio del 2013. Le denunce relative a 17 di questi desaparecidos sono state confermate dal governo del Guerrero nella sua pagina web. Il 3 dicembre i familiari di altre 375 vittime della polizia collusa coi narcos hanno preso coraggio, dopo anni di silenzio, e hanno manifestato nella piazza centrale di Iguala per denunciare ladesaparición di tanti loro cari negli ultimi anni. Grazie a un frammento d’osso e un molare è stato possibile ricostruire il DNA di Alexander, ma restano da verificare sia i resti in mano ai forensi argentini e alla procura sia quelli che sono stati rinvenuti nel fiume San Juan di Cocula e inviati in Austria per un complesso esame mitocondriale. E soprattutto restano da verificare le migliaia e migliaia di fosse comuni e di resti umani che emergono dalle terre di mezzo paese. “Ne mancano 42 e li rivolgiamo in vita”, ha detto nel comizio finale della giornata di Azione globale per Ayotzinapa del 6 dicembre, #6DMX +#YaMeCanse2. La rivista di Tijuana, Zeta, da anni specializzata nel confronto di dati ufficiali sulla violenza, ha confermato la cifra allucinante di 41mila morti nei primi 23 mesi del governo del “nuovo PRI”.

Continua la protesta globale

Sono state settimane convulse in Messico. La capitale, lo stato del Guerrero, le città solidali del mondo intero sono in ebollizione per l’indignazione e lo sconforto, per il disanimo, la voglia di reagire, gridare e protestare, accompagnate dalla tristezza e dalla paura che tutto torni come prima. Il letargo mediatico, l’apatia sociale, il conteggio dei morti in un box rosso sui principali quotidiani. Una madre, un padre, una famiglia che cercano i loro figli e cari desaparecidos, moltiplicati per 27mila. Un compa che racconta in radio l’ultima estorsione subita dagli sbirri, un tentativo di sequestro, una minaccia di sparizione forzata. Gli universitari che han scoperto d’essere spiati perché in facoltà hanno nascosto delle telecamere. Altri che vengono attaccati da infiltrati e poliziotti nelle assemblee. Le violenze subite nell’anima e nel corpo delle donne, da Ecatepec a Ciudad Juárez, dalle strade alle maquiladoras. E ancora l’azzeramento delle vittime nei meandri della burocrazia e nei corridoi dell’oblio. La paura travestita da normalità. Crimini di stato trasformati in guerra alle droghe e viceversa, in un turbinio. Meglio risvegliarsi, rifondare, che ignorare e normalizzare una strage, quella degli studenti di Ayotzinapa del 26 settembre, che è solo la punta di un iceberg in un mare d’impunità e corruzione.

Ayotzi poster proteste 4-5-6 dicMi appresto a scrivere questo aggiornamento mentre vomito notizie e rimastico cronache. Guardo il video del flash mob, l’ennesimo, che 43 ragazzi hanno realizzato alla Fiera Internazionale del Libro di Guadalajara. Alla fine urlano tutti insieme dall’uno al quarantatré. Per un minuto la Fiera si ferma, la terra non gira, silenzio, giustizia! Finisce il coro, cominciano gli applausi. Un brivido, l’ira, le lacrime, la speranza in un cambiamento. Penso alla grande manifestazione qui a Città del Messico, lunedì primo dicembre, #1DMX. Abbiamo calcolato 50mila persone. Una marcia instancabile ed energetica, nonostante sia finita anche questa volta a manganellate e lacrimogeni, con sette arresti casuali, terribilmente random e violenti, e una serie di incapsulamenti della polizia che solo un cordone di funzionari della Commissione Nazionale per i Diritti Umani, di bianco vestiti, ha potuto bloccare, almeno per un po’. Ora i prigionieri sono tutti liberi, le pressioni internazionali e di tutto il Messico stanno obbligando le autorità a risolvere i problemi da loro stesse provocati in modo più spedito, salvo poi dimenticarsi della legalità e del famigerato stato di diritto non appena i riflettori si spengono. Il rischio è questo, il governo è paziente, ha potere e mezzi per resistere e sfiancare, può aspettare qualche settimana e contrattaccare, sequestrare, riconquistare, offendere. E lo sta già facendo.

Si riconferma la modalità dell’accerchiamento delle forze dell’ordine e dei rastrellamenti a tappeto contro tutto e tutti, ma non contro chi li attacca o ne “giustifica” inizialmente l’intervento. E’ un copione ormai noto: un manipolo di ragazzi incappucciati, ma anche a volto scoperto a volte, causa danni a qualche edificio pubblico o privato. I celerini intervengono, picchiando a destra e a manca senza ritegno, impedendo ai manifestanti disarmati e pacifici di proseguire, di esprimersi, di respirare, per poi catturare un po’ di gente a casaccio. I detenuti del 20 novembre sono stati rilasciati tutti, non c’erano prove né elementi concreti per accusarli di alcunché. I familiari dei prigionieri e dei desaparecidos di Ayotzinapa, accompagnati dalla società civile e dai movimenti, chiedono adesso le dimissioni del procuratore Jesús Murillo Karam, oltre a quelle del presidente della repubblica.

DSC_0001 (Small)La testimonianza di una signora sotto shock, con la testa spaccata e sanguinante, consolata dalla figlioletta e curata alla buona da un’infermiera (?), diventa virale sui social e suscita la rabbia di chi ha un computer e una connessione, cosa che non è affatto scontata né così generalizzata come molti credono. Le classi medie cittadine hanno internet, ma il Messico guarda la televisione. In TV la storia è sempre un’altra. La padrona delle menti, Nostra Catodica Signora dei rimbecillimenti, passa scene di violenza, immagini di vandalismi e distruzioni, dimenticandosi delle 3 ore di corteo pacifico e del motivo per cui tanta gente scende in piazza sfidando la propaganda governativa e la criminalizzazione delle autorità contro il dissenso sociale.

I 43 studenti desaparecidos non importano più, meglio mostrare due bancomat sfasciati e qualche vetrina imbrattata per giustificare l’azione “gagliarda”, parola usata dal responsabile della sicurezza nella capitale, della polizia. Sì, ma contro chi? Eccoli lì che si scagliano ferocemente contro una signora che cerca lavoro e nemmeno sa che c’è un corteo quel giorno. Eccoli lì che lasciano stare i presunti responsabili degli attacchi nei loro confronti o nei confronti delle “preziosissime” proprietà private e dei palazzi della Avenida Reforma e che aggrediscono famiglie e cittadini, strappano striscioni e rinnegano la loro umanità. Se ti muovi, può toccare anche a te. Se corri, ti prendiamo. Se sei schifato e arrabbiato perché i narcos sono la polizia, lo stato è la mafia o viceversa, e ha sequestrato e ammazzato migliaia di persone in pochi anni, 43 studenti in una notte a Iguala, e poi trova scuse ciniche e idiote per non cambiare nulla, praticando il gattopardismo più becero, meglio che te ne stai zitto e ti dedichi a spendere gli ultimi risparmi, erosi dalla crisi e da un modello consumista sfrenato, per i regali di Natale. Questi i messaggi delle autorità alla gente.

Ayotzi tractores 5 diciembreIl cittadino cileno Laurence Maxwell, studente del dottorato in lettere dellaUniversidad Nacional Autonoma de Méxicodetenuto la sera del #20NMX, per cui s’era mosso anche il ministro degli esteri del Cile, denuncerà lo stato messicano per le torture subite e così faranno anche gli altri 10 cittadini detenuti ingiustamente. Ma è l’intero sistema politico ad essere messo alle strette e criticato a fondo, delegittimato come mai prima. La popolarità di Peña è ai minimi storici. E’ scesa al 39%, la più bassa per un presidente dal 1995 ad oggi secondo il quotidiano Reforma. Il 5 dicembre il segretario generale dell’ONU, Ban Ki-moon ha sollecitato un’indagine a fondo del caso Ayotzinapa e di tutte le sparizioni forzate in Messico in una conferenza stampa, ribadendo anche l’importanza del diritto alla libertà d’espressione e la necessità di canalizzare le legittime richieste della gente in modo pacifico, nel rispetto dei diritti umani. Avrà cominciato a percepire l’aria che si respira in Messico e la vena repressiva del governo? Non molto. Dopo le critiche, infatti, Ban Ki-moon ha dato il suo beneplacito alle misure autoritarie promosse dall’esecutivo negli ultimi giorni.

Burle presidenziali e cinismi

Nel maggio 2012, quando mancavano meno di due mesi alle elezioni, l’allora presidente Felipe Calderón annunciò la sua appartenenza al grande movimento studentesco e sociale#YoSoy132, che era nato da una contestazione al candidato Peña Nieto alla Universidad Iberoamericana e aveva poi segnato la fine della campagna elettorale, il ritorno del PRI al governo e l’inizio del mandato presidenziale, con le manifestazioni del primo dicembre 2012, sempre #1DMX, represse nel sangue. Fu una mossa elettorale disperata per provare a creare empatia col movimento e con una parte de. Non funzionò, il risultato della candidata del partito di Calderón (PAN), Josefina Vázquez Mota, fu deludente e il presidente fu ricordato per i 100mila morti e la narco-guerra, non di certo per la sua identificazione con gli studenti.

DSC_0119 (Small)Dopo il megacorteo del 20 novembre scorso, Peña, emulando il suo predecessore in un disperato e calcolato tentativo di riconciliazione, ha cercato di ribadire la sua identificazione con le vittime di Iguala e del Guerrero dicendo che “Tutti siamo Ayotzinapa”. Come conseguenza è stato mandato letteralmente “affanculo”, cioè a“chingar a su madre”, da uno studente della normale “Isidro Burgos”, oratore durante il comizio finale della manifestazione del primo dicembre. Tra le altre cose, gli ha anche ricordato che lui “non è Ayotzinapa, ma è Atlacomulco”, in riferimento alla città natale del presidente intorno alla quale girano tutto il gruppo di potere e le lobby delle correnti dominanti del PRI e degli impresari ad esse legati.

Superatelo, ja ja. Hashtag #YaSupérenlo

Nel suo discorso del 4 dicembre a Iguala, Guerrero, Peña ha chiesto alla comunità di “superare questa fase”, “questo momento di dolore”, per fare “un passo avanti”, dato che la sua geniale idea è molto semplice: voltare pagina, dimenticare l’inferno e salvare la sua immagine. Ottimo montaggio televisivo, un ponte da inaugurare come scusa per andare ad Iguala e dintorni, e infine un po’ di applausi dei burocrati che lo accompagnavano. Un evento pensato ad hoc per farsi vedere nella zona e prendere di nuovo la parola. Il ponte, distrutto nel settembre 2013 dall’uragano Manuel, è stato ricostruito a Coyuca de Benítez, nella Costa Grande al nord di Acapulco. Peña s’è definito come il “grande alleato degli abitanti del Guerrero” e ha indicato che quanto successo coi normalisti di Ayotzinapa “genererà una svolta, segnerà un momento e permetterà la costruzione di istituzioni migliori”. Ciononostante nessuno ha ancora capito come. La comunità sarà felice per il nuovo ponte dell’oblio, dunque, e per l’inizio del corso di superazione personale che pare voler proporre il presidente con le sue frasi ad effetto. “Hanno detto ‘superatelo’ per i femminicidi nel Chihuahua 15 anni fa, e continuiamo a cercare e lavorare, rispondiamo ‘siamo stanchi’ dell’impunità”, ha scritto via Twitter la giornalista Lydia Cacho.

DSC_0021 (Small)Occupazione simbolica di Città del Messico nella Giornata d’Azione Globale per Ayotzinapa

Intanto il Messico, e soprattutto Guerrero, continuano a bruciare, le proteste non si fermano e anche all’estero la solidarietà s’esprime nelle forme più fantasiose, incessantemente, giorno dopo giorno. Il 3 dicembre ci sono state mobilitazioni in 43 città degli Stati Uniti con l’hashtag #UStired2, oltre 3000 boliviani sono cesi in piazza a La Paz e oltre 10mila uruguayani hanno marciato per Ayotzinapa a Montevideo il giorno dopo. E’ stata la marcia per i 43 normalisti più numerosa realizzata fuori dal Messico. La settimana scorsa in Italia i movimenti sociali e l’associazione Libera hanno promosso decine di iniziative per denunciare il narco-stato messicano e i crimini di lesa umanità in terra azteca con cortei, flash mob, proteste fuori dai consolati e nelle università, diffusione di comunicati e attività di sensibilizzazione dell’opinione pubblica.

Nel pomeriggio del 5 dicembre un corteo di 43 trattori ha sfilato per l’Avenida Reforma, nel centro di Città del Messico. Sabato 6, invece, in decine di città messicane ci sono state manifestazioni e proteste che nella capitale si sono trasformate in un’occupazione simbolica della città. Infatti, a Città del Messico le mobilitazioni della CNTE (Coordinadora Nacional Trabajadores de la Educacion), dei genitori dei 43 desaparecidos, protetti dal collettivo Marabunta, degli studenti, del FPFV (Frente Popular Francisco Villa), del Frente de Pueblos para la Defensa de la Tiera di San Salvador Atenco, delle organizzazioni contadine, che sono arrivate a cavallo alle 10 del mattino, e della società in generale sono confluite nella spianata del Monumento a la Revolución.

DSC_0087 (Small)Hanno dato vita a un’altra oceanica Giornata di Azione Globale per Ayotzinapa per unire la causa dei 43 desaparecidos al rifiuto delle riforme strutturali, alla difesa dell’acqua, la vita e la terra e alla commemorazione dei cento anni dell’ingresso degli eserciti di Francisco Villa ed Emiliano Zapata nella capitale e l’occupazione indigena della città del 6 dicembre 1914. I megafoni della CNTE hanno annunciato la notizia, ufficializzata poco prima dai periti argentini: i resti di uno dei 43 normalisti sono stati identificati, ma lalucha sigue.

A un lato degli insegnanti dodici persone, tre donne e sei uomini, camminano in fila indiana. Hanno le mani legate e una corda li tiene uniti uno all’altro. Sono dei presunti infiltrati a cui i manifestanti della CNTE hanno appiccicato sul petto un cartello con la scritta “infiltrados” per evitare che facciano danni e si mischino con loro. E arriva anche la notizia che il capo della polizia della capitale, Jesús Rodríguez, ha presentato le sue dimissioni, dopo essere stato aspramente criticato per le sue ciniche dichiarazioni sul “valore e la gagliardia della polizia” durante lo sgombero della piazza del Zocalo il 20 novembre scorso.

Javier Sicilia e movimento per la pace

“Dissi a Peña, durante i dialoghi nel Palazzo di Chapultepec coi candidati alla presidenza, che pareva non avere un cuore, una sensibilità, e si arrabbiò perché gli stavo ricordando la repressione di Atenco del 2006, quando era governatore del Estado de México”, ha spiegato Javier Sicilia, leader del movimento per la pace con giustizia e dignità (MPJD), in un’intervista radiofonica. “Col suo discorso l’altro giorno a Iguala mostra anche una mancanza di intelligenza politica oltre all’insensibilità. Si potrebbe lanciare un messaggio del genere, forse, se almeno fossero state fatte le cose necessaria affinché i fatti non si possano più ripetere, se fosse stata fatta giustizia, se il caso fosse stato risolto, ma non così, quando niente è stato risolto e si ha un mandato per farlo che non viene rispettato. Bisogna rompere e rifondare lo stato, spegnere la emergenza nazionale e ricostruire e questo si fa solo con una logica di giustizia, dignità e servizio al paese, cosa che non è stata fatta, invece stanno facendo sparire più gente…”.

DSC_0085 (Small)Parlando del superamento del dolore, Sicilia ha sottolineato la profondità della crisi strutturale che sta vivendo il Messico: “Con cosa dovremmo superare il dolore? C’è una questione terribile dietro. E se dall’Austria ci dicono che i resti sono degli studenti, saranno comunque solo alcuni, e gli altri? E le fosse? Non è possibile accettare che non ci sia nulla, che ci sia solo la polvere degli studenti, che non resti più nulla. Perciò li vogliamo vivi, li vogliamo presenti, con un corpo almeno.

Questa situazione non si ripara in nessun modo, solo se non ce ne saranno mai più”. Il poeta e attivista ha ribadito l’obbligo dello stato chiarire cosa è successo coi ragazzi di Ayotzinapa e “l’ondata di proteste deve spingere affinché i fatti di Iguala non succedano mai più, deve esserci un punto di rottura a partire da questo. Le strutture sono corrotte, e Peña non ha nemmeno la legittimità o l’autorità morale per dire quel che dice di fronte al disastro che stiamo vivendo”. Dal “Mexican Moment” vaticinato dal The Economist nel 2012 e dal miraggio di un presidente che, secondo la rivista Time, stava “Salvando il Messico”, siamo passati inevitabilmente a una realtà fatta di tragedie dalle proporzioni immani, sequel spietato del terrore del sessennio precedente, ma ancor più amara perché s’è imposta sulla propaganda e il marketing governativo a forza di desapariciones, fosse comuni, mattanze dell’esercito, come quella di Tlatlaya del giugno scorso, e morti su morti che ritornano dagli inferi.

Anche alcuni settori della chiesa cattolica sono intervenuti per chiedere giustizia e protestare. Qualche giorno fa un gruppo di religiose ha manifestato per le strade della capitale mentre il 4 dicembre i sacerdoti e i seminaristi della diocesi di Saltillo sono scesi in piazza per chiedere la fine della violenza e il chiarimento della strage di Iguala. “Dinnanzi a quello che succede nel paese e nel Guerrero non possiamo stare zitti e far finta di niente”, ha espresso il vescovo e attivista Raul Vera che era alla testa del corteo.

L’idea che si sia raggiunto un punto di rottura, di non ritorno, nella storia recente del Messico si sta facendo strada nei movimenti e nella società. Ma se non si mantiene la pressione interna ed esterna per il cambiamento, per una “rivoluzione pacifica intelligente”, come l’hanno battezzata i normalisti sopravvissuti della strage di Iguala, per una “rifondazione dello stato”, secondo l’augurio di Sicilia, oppure per una fase costituente, come auspicano altri, insomma, “se non manteniamo la lotta e andiamo avanti per cambiare il paese, ci aspettano cose ancora più inaudite, peggiori di quelle che abbiamo vissuto fino ad ora”, prevede lo scrittore.

Ayotzi URUGUAYIl rischio di isolamento e repressione di chi non vuole e non può accomodarsi di fronte alla tragedia nazionale messicana è alto. Le alternative che Peña ha di fronte sono l’apertura di canali seri di dialogo, anche se è lecito chiedersi fino a che punto il sistema sia capace di riformarsi da solo e di ricevere proposte radicali per una “Convenzione” o una fase costituente, o la repressione. Pare che il governo e il gruppo di potere legato al presidente, spalleggiato da amministratori e governatori affini come Miguel Ángel Mancera, sindaco di Città del Messico, non abbiano dubbi sul fatto che renda di più la seconda opzione, costi quel che costi.

Guerrero seguro e Nuevo Guerrero

Guerrero vanta un indice d’impunità dei delitti del 96.7%, sopra la media nazionale del 93% e peggio degli altri 31 stati del paese. Non si contano chiaramente i reati non denunciati, che sono stimati intorno al 90% del totale. Il tasso d’omicidi ogni 100mila abitanti è di 63, il più alto del Messico. Questo significa 3680 omicidi nei primi 23 mesi di governo di Peña e oltre 1000 nei primi otto mesi del 2014. Seguono lo stato di Chihuahua con un tasso di 59 e Sinaloa con 41. Nel 2013 Acapulco è stata la terza città più violenta del mondo, dopo San Pedro Sula in Honduras e Caracas in Venezuela. Nella città costiera, ex perla turistica messicana, durante i primi 22 mesi del nuovo governo sono stati denunciati 132 casi di sequestro di persona, il numero più alto in Messico. Ecatepec, nel feudo priista del Estado de México, intorno alla capitale, ne hanno registrati 114. Con 447 casi Guerrero è il terzo stato con più rapimenti, dopo Tamaulipas e l’Estado de México.

Ayotzi Esecuzioni governo PeñaQuesta situazione era nota da tempo, evidentemente. Infatti, nel 2011, il presidente Calderón avviò l’operazione speciale Guerrero Seguro e aumento la presenza militare, una delle tante iniziative infruttuose che hanno martoriato il paese dalla fine del 2006 ad oggi. Peña Nieto ha annunciato il 4 dicembre la riedizione di quel programma per la “sicurezza” e ha lanciato un piano di “pacificazione”, un’operazione militare e poliziesca, per le zone note comeTierras Calientes (territori compresi tra la costa pacifica e le catene montuose dellaSierra Madre Occidental negli stati del Michoacan, Guerrero, Oaxaca, Sinaloa e Morelos) e il piano di sviluppo e investimenti pubblici e privati battezzato Nuevo Guerrero. “Rilanciare lo sviluppo economico e sociale” è la finalità ufficiale dell’operazione. Nei giorni scorsi Peña ha parlato anche della creazione di zone economiche speciali negli stati del Chiapas, del Guerrero e del Oaxaca, il che suona come una riedizione del vecchio e fallito Plan Puebla Panamá di integrazione regionale tra il Messico e l’area centroamericana.

L’invio di truppe

Già da una settimana 2000 uomini della Polizia Federale sono stati mandati a Chilpancingo, la capitale dello stato, e altri 1500 ad Acapulco “per difendere i turisti e le famiglie”. Non si sa da chi li dovrebbero difendere, se poi è la polizia stessa che diventa parte integrante dei narco-cartelli. Adesso comunque arrivano i rinforzi, arrivano i “nostri”. Non bisogna essere esperti di sicurezza e politiche pubbliche per capire che la protezione degli investimenti delle multinazionali del settore minerario e turistico, insieme alla stabilità relativa dei narco-affari, soprattutto delle coltivazioni di papavero da oppio e marijuana, e del settore agricolo legale, sono le priorità sottese a questo piano. La protezione speciale, con più poliziotti e più vigilanza, che verrà offerta al porto e all’aeroporto di Acapulco va lette in questa chiave.

Come nel Michoacan e nel Tamaulipas pare che anche qui si stia cercando un accordo, un nuovo equilibrio tra i gruppi mafiosi in lotta in modo da regolarizzare il business e limitare la violenza: un compito molto complicato, vista la presenza di forti movimenti sociali organizzati e anche la frammentazione estrema, favorita dal tipico effetto cucaracha(scarafaggi che fuggono all’impazzata in ogni dove), che la dissoluzione del cartello dei Beltran Leyva ha portato con sé. In secondo piano passano, invece, la tutela delle comunità più povere e insicure e il rilancio delle zone rurali depresse e di quelle colpite dagli uragani degli ultimi anni. Parte dell’infrastruttura distrutta è stata ricostruita, ma l’economia non decolla. Nel suo complesso l’operazione puzza di controllo sociale e controllo delle proteste che, proprio a Chilpancingo e nel resto del Guerrero, stanno assumendo le forme più rabbiose e violente, con attacchi praticamente quotidiani alle sedi dei partiti e delle istituzioni cui si somma l’occupazione e gestione autonoma di almeno 13 comuni. Quasi non se ne parla, ma le diverse forme di autogoverno e autonomia come quelle dei caracoles zapatisti e della comunità autonoma di Cherán nel Michoacan sono una realtà in tante comunità del Messico.

cabalgata_ayotzinapa9Il decalogo di Peña Nieto

Il 28 novembre Peña ha enunciato un decalogo di misure e proposte del governo per provare a uscire dall’impasse. E’ una lista imbevuta di autoritarismo, di volontà accentratrice e di vecchie ricette dell’epoca di Calderón che attentano contro i diritti umani. A queste “nuove tavole della legge” si aggiunge anche una beffa: la legge anti-cortei. In questo contesto di escalation delle proteste e della repressione, in attesa di una possibile diminuzione della pressione internazionale e della partecipazione popolare per l’avvicinarsi del periodo natalizio e la chiusura delle università, i legislatori del PRI, del PAN e del Verde Ecologista hanno approvato la cosiddetta “Legge Anti-Corteo”.

Si tratta di una riforma degli articoli 11 e 73 della costituzione affinché il governo federale, le amministrazioni locali e i governi statali possano emettere leggi in materia di mobilità che potranno essere usate dalle autorità per impedire le manifestazioni e la libertà d’espressione e riunione. In pratica si attribuisce la facoltà di promulgare leggi e ordinanze sulla mobilità cittadina, provinciale e regionale che però in realtà nascondono l’inganno e giustificheranno la restrizione del diritto a manifestare e rappresaglie verso diverse forme di protesta sociale. Tra le misure che saranno discusse in parlamento c’è la creazione di un solo corpo di polizia per ogni stato, l’abolizione delle polizie locali o comunali, la possibilità per il governo di dissolvere comuni con infiltrazioni mafiose, la fissazione di un Codice Unico d’Identità personale, la creazione del numero 911 per tutte le emergenze, una riforma della giustizia e nuove operazioni militari per la sicurezza negli stati fuori controllo.

La stretta anti-libertaria del governo non ha comunque bisogno di molte nuove leggi dato che continuano le “vecchie” pratiche del sequestro, dell’arresto arbitrario e delladesaparición come nei casi di tre studenti della Universidad Nacional Autónoma de México che hanno denunciato il tentativo di farli sparire della polizia federale, in azione contro di loro a Città del Messico. Sandino Bucio è stato avvicinato da

Fabbrica di colpevoli

policia federal ayotziIl 15 novembre il ventiseienne Bryan Reyes e la sua fidanzata Jaqueline Santana, rispettivamente maestro di flamenco e studentessa di economia, entrambi militanti del gruppo Acampada Revolucion 132, stavano camminando in una zona periferica della capitale, si dirigevano al famoso mercato della Merced. Mentre passavano su un cavalcavia sono stati catturati da 14 poliziotti, otto uomini e sei donne, in borghese. Convinti che si trattasse di un sequestro di persona, dato che gli agenti non si sono identificati e li hanno picchiati per forzarli ad entrare con la violenza in un taxi e in un’automobile privata, i due hanno cominciato a gridare. Ulises Chavez, un amico che era con loro, è riuscito a scappare e un poliziotto locale è stato richiamato sul posto dai rumori e le urla, ha puntato la pistola in faccia a uno dei federali e gli ha intimato di liberare i ragazzi.

Quando il federale s’è identificato il poliziotto l’ha lasciato stare ma questo “contrattempo” ha forse salvato la vita a Jaqueline e Bryan che sono stati portati in questura e poi in prigione con delle accuse assurde ma, per lo meno, in vita. Senza il minimo rispetto dei diritti umani e del dovuto processo, in spregio al fatto che i poliziotti federali hanno cercato di sequestrare e, probabilmente, far sparire i due ragazzi, questi sono stati rinchiusi per furto aggravato per aver rubato 30 euro a una poliziotta proprio sul cavalcavia in cui sono stati immobilizzati e rapiti dai federali (in questo video-link la testimonianza della sorella di Bryan). I detenuti del 20 novembre e del primo dicembre sono stati liberati, Bryan e Jaqueline no, e da stanno portando avanti uno sciopero della fame dal 23 novembre.

Una situazione simile ha vissuto Sandino Bucio, studente di Filosofia e Lettere e attivista che lo scorso 28 novembre è stato praticamente sequestrato da alcuni agenti in borghese della polizia federale all’uscita dell’università, dopo aver partecipato all’assemblea degli studenti della sua facoltà. Picchiato e costretto a salire su una macchina bianca, anonima, come se si trattasse di un rapimento o di una sparizione forzata. Per fortuna i passanti e gli studenti che si trovavano nei paraggi hanno filmato l’arresto e hanno diffuso immediatamente l’informazione. Si sono mosse subito le reti sociali e quelle dell’attivismo universitario per organizzare un picchetto di protesta fuori dalla sede della procura, dove intanto era stato condotto Sandino. Dopo poche ore la pressione mediatica e popolare è riuscita a far liberare lo studente. Gli agenti federali coinvolti sono stati sospesi, ma resta critico il livello di guardia dei movimenti e dei cittadini di fronte alle rozze azioni d’intimidazione della polizia, alle sue operazioni delinquenziali e alle offensive legislative del mondo politico.

Reportage precedenti: Ayotzinapa @CarmillaOnLine

  1. La strage degli studenti in Messico: Narco-Stato e Narco-Politica
  2. Il Messico e Ayotzinapa gridano: 43 con vida ya!
  3. Benvenuti in Messico: desaparecidos e morti di #Ayotzinapa #Fueelestado
  4. Due mesi dopo la strage: le vene aperte del Messico e #Ayotzinapa

Due mesi dopo la strage: le vene aperte del Messico e #Ayotzinapa


Dove vanno i desaparecidos?

Cerca nell’acqua e nella boscaglia.
E perché spariscono?
Perché non tutti siamo uguali.
E quando torna il desaparecido?
Ogni volta che lo porta il pensiero.
Come gli si parla al desaparecido?
Con l’emozione stringendo il nodo dentro.
Dalla canzone “Desaparecidos” di Rubén Blades

Llamas Peña Nieto

“Sembra esistere l’intenzione di destabilizzare il paese e attentare contro il progetto di nazione”, Enrique Peña Nieto, 18 novembre 2014.

“Forze oscure desiderano destabilizzare la nazione”, Gustavo Diaz Ordaz, agosto 1968.

(Di Fabrizio Lorusso – CarmillaOnLine) Il presidente messicano Díaz Ordaz pronunciò queste parole a poche settimane dal massacro della Plaza de las Tres Culturas, Tlatelolco, del 2 ottobre in cui oltre 300 studenti furono assassinati dall’esercito dopo un comizio. Era un messaggio chiaro, minaccioso, contro i manifestanti, le proteste e ogni forma di critica al governo e allo stato. Proprio come succede oggi.

Due mesi dopo

68 mon a la revolucion26 settembre, 26 novembre 2014. Sono passati due mesi dalla strage degli studenti della scuola normale di Ayotzinapa a Iguala, nello stato messicano del Guerrero. Responsabili ufficialmente non ce ne sono. Quest’anno in Messico le tradizionali cerimonie del 20 novembre per ricordare l’inizio della Revolucion del 1910 si sono svolte in un campo militare mentre decine di migliaia di manifestanti scendevano nelle strade per chiedere giustizia e il ritrovamento “in vita” degli studenti della scuola normale di Ayotzinapa, scomparsi lo scorso 26 di settembre. Ma in questa IV Giornata di Azione Globale per Ayotzinapa non solo “Giustizia!”, non solo “Vivi li han portati via, vivi li vogliamo!” hanno gridato le piazze, ma anche “¡Fuera Peña!” e “Governo assassino”. E il Messico s’infiamma, brucia un enorme pupazzo del presidente nel mezzo dell’enorme piazza centrale, lo zocalo, ed è una pira sacrificale con le fattezze di Peña. L’allegria per l’oceanica manifestazione, la partecipazione, la nuova gran comunità che si sta creando in Messico, si fonde con la rabbia e la tristezza. I familiari dei 43 studenti chiamano a mantenere vivi il movimento e la protesta.

I fatti secondo il procuratore che dice “#YaMeCanse” (mi son stancato) e l’ombra dell’esercito

La notte del 26 settembre tre studenti sono stati uccisi dalla polizia locale. Quel giorno gli alunni normalisti si trovavano a Iguala per raccogliere fondi e poter partecipare al corteo del 2 ottobre a Città del Messico, che si tiene ogni anno per ricordare la strage di studenti di piazza Tlatelolco nel ’68. Un filo rosso di repressione e sangue lega quindi le due stragi. “Crimine di stato”, si legge su striscioni e manifesti per le strade del Messico. Altre tre persone che si trovavano per caso nel luogo della sparatoria sono state ammazzate. Infine altri 43 studenti sono stati sequestrati dagli agenti di Iguala, aiutati da quelli della vicina città di Colula, e poi, secondo le testimonianze dei detenuti per il caso, sono stati consegnati ai membri del cartello della droga dei Guerreros Unidos, collusi con le forze dell’ordine e agli ordini del sindaco di Iguala, José Luis Abarca. I narcos li avrebbero bruciati per 15 ore, disperdendone poi i resti in un fiumiciattolo e nella discarica della spazzatura di Cocula.

ayotzinapa marchaIl 7 novembre il procuratore della Repubblica, Jesús Murillo, ha riferito questa versione, cercando di chiudere il caso, ma, in mancanza di prove scientifiche per sostenerla, non ha potuto dichiarare “morti” gli studenti che restano, quindi,desaparecidos. I resti trovati nel luogo del rogo indicato dai narcos sono in Austria per uno studio del DNA che dovrà confermare o smentire il procuratore. Alla fine della conferenza stampa, irritato dall’insistenza dei giornalisti, il procuratore ha pronunciato la frase “Ya me cansé” (“ormai sono stanco”) che è diventata virale su Twitter ed è ora il tormentone nelle proteste. La società è stanca di menzogne e giustificazioni. Le dimissioni del governatore, l’arresto di Abarca, della moglie e di una sessantina tra narcos e poliziotti e la recente cattura del capo della polizia di Cocula, César Nava, accusato anche lui della sparizione degli studenti, non bastano e non possono di certo emendare una situazione di marciume strutturale.

Le versioni ufficiali e i polveroni sollevati alla fine di ogni conferenza stampa o dopo ogni rivelazione fatta da qualche detenuto o da presunti testimoni oculari e persone della zona potrebbero costituire un enorme specchio per le allodole che aiuterebbe a nascondere altre piste possibili, per esempio quella che punta verso il 27esimo battaglione d’infanteria dell’esercito a Iguala come possibile responsabile. Non è un’ipotesi scellerata. Nel 2011 HRW (Human Rights Watch) aveva denunciato la sparizione di 6 persone in un club notturno di Iguala, avvenuta alle 22:30 del 1 marzo 2010, filmata da una videocamera e infine confermata da alcuni testimoni che descrivono i sequestratori, e le persone al loro seguito, come appartenenti alle forze armate per i loro veicoli e le uniformi. I PM indagarono, ma rimisero il caso alla giurisdizione militare che nei 18 mesi successivi non accusò nessuno del crimine. HRW conclude che ci sono prove che suggeriscono decisamente il coinvolgimento dell’esercito. I sei desaparecidos non sono più tornati a casa.

La IV Giornata di Azione Globale per Ayotzinapa e gli arresti arbitrari

“E’ stato lo Stato”, “Vivi li han portati via, vivi li vogliamo” sono gli slogan che da due mesi rimbalzano sui social e in tutte le manifestazioni. Il pomeriggio del 20 novembre migliaia di persone in 150 città hanno espresso la loro solidarietà ai familiari dei ragazzi e al Messico intero, immerso in una spirale di violenza che ha fatto oltre 100mila morti e 27mila desaparecidos in 8 anni. Nella capitale messicana oltre 150mila persone hanno sfilato nel centro per cinque ore. I genitori dei 43 desaparecidos sono arrivati nella capitale dopo aver percorso in tre carovane diversi stati del Messico durante una settimana. E tre erano anche i cortei previsti: uno di professori e studenti, in partenza da Tlatelolco, una marcia dei sindacati, con concentrazione al Monumento a la Revolucion, e infine il più grande, quello della società civile e i collettivi che partiva dall’Angel de la Independencia. “Non abbiamo paura, protestiamo anche per l’impunità, la corruzione, i femminicidi, non solo per Ayotzinapa, è ora di muovere il Messico, ma non come dice il presidente”, spiega Mario, padre di famiglia che marcia con suo figlio in braccio.

68 unaDopo il passaggio dei cortei, pacifici e variopinti, e il comizio dei genitori di Ayotzinapa, la polizia ha sgomberato violentemente la piazza, piena di famiglie e dimostranti che si stavano ritirando. L’operazione è arrivata in risposta a un gruppo di circa 50 manifestanti dal volto coperto, che cercavano di forzare le transenne intorno al Palazzo Nazionale e lanciavano molotov e petardi, però s’è diretta disordinatamente contro la folla, facendo un saldo di decine di feriti e 15 arresti, tra cui alcuni giornalisti e studenti. “L’azione della polizia ha mostrato che non hanno dati d’intelligence, né preparazione per definire che azione realizzeranno”, ha spiegato in un’intervista Maria Idalia Gómez, una giornalista ferita negli scontri.

Quattro detenuti sono stati rilasciati nelle prime 24 ore. Invece a 11 prigionieri non solo è stato confermato il fermo, ma sono stati anche attribuiti capi d’accusa gravissimi e surreali – associazione a delinquere, tentato omicidio e sommossa – per cui sono stati rinchiusi in prigioni di massima sicurezza come fossero pericolosi boss. Le tre ragazze accusate dal pubblico ministero sono state mandate a Veracruz, gli otto ragazzi nel settentrionale stato di Nayarit.

Tra di loro anche un cileno, Laurence Maxwell, studente del dottorato in lettere dellaUniversidad Nacional Autonoma de México, che, arrivato in sella alla sua bici per presenziare alla manifestazione, è stato catturato senza motivo in una piazza invasa da fumogeni e celerini. Il ministro degli esteri cileno ha espresso la sua preoccupazione immediatamente e sta circolando un appello per la sua liberazione (in italiano qui). Il ministro degli esteri messicano, José Antonio Meade, in visita in Cile per un convegno sull’Alleanza del Pacifico e il Mercosur, ha avuto una conversazione col padre di Laurence, Alberto Maxwell che, insieme al resto della famiglia, ha denunciato le irregolarità negli arresti del 20 novembre, le interferenze col dovuto processo e la mala fede da parte dell’avvocato d’ufficio, Rafael Omalaya, e, infine, ha chiesto la liberazione anche degli altri detenuti.

famiglia represion zocalo“La polizia è stata gagliarda”

Nonostante i comprovati eccessi delle forze dell’ordine e la violazione di protocolli e diritti umani a profusione, c’è ancora chi, come il responsabile della sicurezza pubblica della capitale, Jesús Rodríguez Almeida, fa i complimenti ai suoi per come hanno agito il 20. “Mi complimento con il mio personale per il lavoro svolto, per il gran coraggio, la gagliardezza, la responsabilità e soprattutto perché hanno ristabilito l’ordine pubblico, che piaccia o no”, ha dichiarato. Malmenare famiglie e innocenti è un atto da valorosi a detta del capo della polizia. Inoltre già dalla mattinata del 20 giravano fotografie di presunti infiltrati della polizia o delle forze armate (esercito? marina?), seduti all’interno di una camionetta. Questi soggetti, più tardi, sono stati immortalati mentre compievano alcuni degli “atti vandalici” che le autorità hanno condannato.

Dal canto suo anche la Commissione dei Diritti Umani di Città del Messico s’era complimentata con la polizia per come ha operato nella riapertura delle strade bloccate dai manifestanti. Questo è l’ambiente in cui si sviluppano le proteste, impuzzolito e falsificato da buona parte dei mass media (vedi quotidiano Milenio) che aspettano la repressione per accaparrarsi fette maggiori di share, elogiare forze dell’ordine allo sbando o aprire con titoli celebrativi e tendenziosi. E intanto i poliziotti possono picchiare impunemente le donne in manifestazione gridando loro: “Fottute puttane perché siete venute a manifestare!”. Ecco i diritti umani in Messico, la costante e volontaria violazione della fosca frontiera tra delinquenza e legalità che annichila lo stato di diritto e la dignità umana.

Forse per spegnere un po’ l’incendio e la crisi politica, il ministro degli Interni, Miguel Ángel Osorio Chong, ha anticipato le prossime mosse del presidente, che annuncerà “misure importanti” in tema di giustizia e stato di diritto che coinvolgeranno la società civile e i tre poteri dello stato per “modificare completamente questo scenario in cui c’è una debolezza dello stato messicano”. Il ministro non ha fornito ulteriori dettagli al riguardo.

tlatelolcoIl presidente del Senato, Miguel Barbosa (del PRD, Partido Revolucion Democratica), ha precisato qualcosa, parlando di una Commissione di Stato per elaborare proposte di riforma e affrontare i problemi della violenza e la sicurezza di cui dovrebbero far parte varie personalità della società civile dalla traiettoria e “qualità morali” riconosciute. L’idea è quella di “creare centri di comando unificati affinché i corpi di polizia locale siano controllati da quelli della polizia statale e questa, a sua volta, da quella federale”. Centralizzare per provare a evitare le infiltrazioni della criminalità organizzata. Per ora ci sono soltanto un po’ di suspense e molta incertezza, come in una telenovela a basso costo che serve a sviare l’attenzione.

Il movimento in crescita

Rispetto alle precedenti mobilitazioni è cresciuta la partecipazione non solo dei sindacati, dei lavoratori e degli studenti, uniti nell’Assemblea Interuniversitaria con 114 atenei, ma anche di collettivi di artisti e di tantissime famiglie, cittadini e associazioni che di solito non manifestano. L’asse delle proteste s’è spostato: non si chiede solo il ritrovamento degli studenti, ma anche le dimissioni del presidente e dell’Esecutivo. Prende piede anche l’idea di un movimento costituente o di rinnovamento radicale del paese. Nel breve e medio periodo, almeno, non sembra che le mobilitazioni possano fermarsi. La società civile chiede il conto a tutti i partiti e al governo, non solo alle forze dell’ordine e ai politici locali. Gli sforzi della procura e della diplomazia per far passare, tanto in Messico come all’estero, la mattanza di Iguala come un fatto isolato, locale, provocato da narcos e sindaci corrotti, quindi simile a tanti altri, sono stati vani.

ayotzinapa fue el estadoLa pressione internazionale aumenta ed è senza dubbio un fattore determinante per il successo e la legittimità di un movimento senza leader e in crescita, che coinvolge diversi strati della società e si struttura piano piano su obiettivi più ambiziosi, malgrado debba affrontare inevitabilmente seri problemi di coordinamento e di consolidamento di una massa critica.

Ayotzinapa è la punta di un iceberg che sta mettendo a nudo le menzogne delle riforme strutturali, promosse dal presidente Peña per “muovere il Messico tra i paesi che contano”, e del progetto di governo. “Non ci fermeremo, pare che alcune voci della protesta non vogliano che il paese cresca e non condividono questo progetto nazionale”, ha sostenuto Peña nei giorni precedenti alla protesta globale, parlando altresì di “movimenti di violenza che si nascondono dietro al dolore per protestare”. Una minaccia che s’è puntualmente realizzata. “Il presidente ha definito cortei e critiche come tentativi di destabilizzazione, minacciando l’uso della forza e ignorando la grave crisi dei diritti umani del Messico”, ha replicato il direttore Amnesty International-Messico, Perseo Quiroz. “La strage di Iguala non è un fatto isolato e il governo mostra poca serietà in questa situazione”, ha concluso.

Minacce, come nel ‘68

Il presidente Peña Nieto denuncia complotti e tentativi di destabilizzazione, includendo anche lo scandalo mediatico che è scoppiato sull’acquisto della sua residenza, detta “Casa Bianca”, che è probabilmente il più grave conflitto d’interessi della storia messicana recente. L’argomento del complotto e della destabilizzazione per giustificare la repressione è lo stesso del ’68, già usato da Díaz Ordaz, col sostegno dell’intera classe politica dell’epoca, dopo la gran manifestazione del 27 agosto di quell’anno. Oggi, per fortuna, non è più la maggior parte dei politici a seguire il discorso del presidente e la società civile ha altri strumenti per informarsi e ribellarsi. Il consenso sull’uso della violenza per contrastare le proteste cittadine all’interno delle élite politiche non è unitario, ma ciò non è sufficiente a evitare che la tenaglia, piano piano, si stringa sul dissenso, una volta che il caso Ayotzinapa abbia smesso di far parlare di sé, magari dopo che il governo e la procura avranno offerto un’altra “versione verosimile” dei fatti.

tlatelolco treNon lo possiamo sapere, ma Ayotzinapa e Iguala, senza dubbio, sono momenti di svolta e, affinché questa diventi irreversibile e favorisca un vero cambiamento, non esistono strade tracciate e soluzioni preconfezionate. Ilmovimento per la pace (MPJD) del 2011, preceduto dalle mobilitazioni contro la violenza verso i giornalisti scandite dallo slogan Basta Sangre!, e lo studentesco YoSoy132 del 2012 non sono del tutto spenti e sostengono #AyotzinapaSomosTodos. La loro esperienza e i loro insegnamenti sono preziosi, soprattutto perché sono nati anch’essi in modo spontaneo, grazie alle reti sociali, moltiplicate da una parte dei mediamainstream, e all’associazione di collettivi, individui, gruppi sociali e movimenti preesistenti, e si sono organizzati in modo orizzontale, coinvolgendo ampi strati della società civile che erano inerti.

Le pressioni su Peña Nieto e sua moglie Angelica Rivera arrivano anche dal presunto conflitto d’interessi rivelato da un’inchiesta del portale Aristegui Noticias la quale rivela che sua moglie possiede una villa lussuosissima, la “Casa Blanca”, in un quartiere esclusivo della capitale, in cui vive anche il presidente, e che questa è stata costruita da un’impresa del gruppo Higa, una compagnia che ha vinto decine di appalti milionari quando Peña era governatore del Estado de México, regione limitrofa di Città del Messico, e anche ora che è a capo dell’esecutivo e decide sulle “grandi opere”. Nelle ultime due settimane le relazioni tra business e politica, soprattutto per quanto riguardo il cosiddetto “gruppo della città di Atlacomulco”, legato da anni all’amministrazione del Estado de Mexico e alle correnti del PRI e del mondo imprenditoriale che sostengono Peña, sono state messe a nudo, il che ha generato aspre critiche e perdita di fiducia nei confronti della coppia presidenziale.

enrique y angelicaOsorio Chong, ministro degli interni, ha detto il 22 novembre che la “violenza non sarà mai la strada per ottenere giustizia”. Non si capisce se stia parlando della violenza della polizia messicana o di altri apparati dello stato, sinceramente. Ma ancora più paradossali sono state le dichiarazioni del 21 del presidente: “Ci sono persone interessate a guastare la libertà e questo non lo permetteremo”. Starà parlando di se stesso o del medesimo governo? Pare proprio di sì. Per essere precisi la frase è questa: “Non lo permetteremo perché è un obbligo dello Stato messicano nel suo insieme assicurare che le manifestazioni cittadine non siano sequestrate da coloro che agiscono con la violenza e il vandalismo”, in riferimento al gruppo di una cinquantina di incappucciati che hanno lanciato petardi e molotov contro i poliziotti.

La repressione del #20NovMx

Verso le ore 21 del 20 novembre la piazza è effervescente, il corteo è stato un successo. Alla fine dei comizi iniziano a partire molotov e petardi da un gruppo circoscritto di persone, relativamente inoffensivo e minoritario rispetto alla massa ancora presente nellozocalo, sicuramente controllabile dai 500 celerini che erano schierati e che avrebbero potuto incapsularli e fermarli. Invece no, si decide di attaccare alla rinfusa tutti, di torturare, invadere e fermare i dimostranti a casaccio, come sempre più spesso accade dal primo dicembre 2012, data dell’insediamento di Peña e del “nuovo” PRI che fu segnata dalla militarizzazione della capitale e da decine di arresti. Il copione è sempre quello: manifestazione pacifica, piccolo gruppo, spesso non identificabile e fuggevole, di infiltrati,incappucciati, black bloc, anarchici (secondo le cambianti e fumose definizioni della stampa e dei portavoce ufficiali) e poi repressione violenta con aggressioni contro fotografi, reporter e difensori dei diritti umani, con decine di arresti indiscriminati che, spesso, non possono nemmeno essere confermati per mancanza di prove da parte degli inquirenti. All’arresto, inoltre, segue sempre una lunga serie di abusi e umiliazioni.

zocalo 68Sempre il 20 novembre, durante le manifestazioni e i blocchi stradali realizzati da circa 5-600 dimostranti la mattina, finiti con 16 arresti, sono stati aggrediti ben 18 giornalisti, secondo l’organizzazione per la difesa della libertà d’espressione Article19, mentre nel pomeriggio, nello zocalo, il corrispondente e fotografo cileno dell’agenzia AP, è stato arrestato, e quasi subito rilasciato non prima di vedersi rubare le attrezzature, ed è stato ferito Eduardo Molina, fotografo del settimanale Proceso e autore della foto che apre quest’articolo, diventata il simbolo della IV Giornata d’Azione Globale per Ayotzinapa. Molina è stato colpito da un agente che gli ha scagliato addosso un pezzo di una transenna metallica, per cui ha dovuto farsi ricoverare. Brucia il pupazzo raffigurante il presidente e brucia il Messico, di rabbia e protesta per l’inettitudine e gli inganni delle autorità. E poi arriva la vendetta, la “coreografia infernale”, come l’ha definita lo scrittore Tryno Maldonado in una terrificante e veritiera cronaca dei fatti.

“Nelle azioni della polizia, che conosco bene per aver coperto molte situazioni come questa, si nota che non hanno informazioni d’intelligence, si nota che non hanno una preparazione previa per definire qual è l’azione o operazione che realizzeranno, basta vedere come hanno agito la sera del 20 novembre”, spiegava, ancora scioccata, in un’intervista radiofonica, Maria Idalia Gómez, giornalista di Eje Central, portale informativo di stampo conservatore.

Violenza e negazione

Stava provando a raccontare cosa è successo alla fine di un’enorme e pacifica manifestazione a Città del Messico, quando una cinquantina di incappucciati e indignati hanno cominciato a muovere le transenne protettive e a lanciare petardi e molotov in direzione dei poliziotti che presidiavano il portone del Palacio Nacional, sede del potere presidenziale. C’erano ancora migliaia di persone in piazza e per le strade del centro, una parte dell’ultimo corteo, quello che arrivava dall’Angel de la Independencia, doveva ancora fare il suo ingresso nella piattaforma dello zocalo. Il piazzale era stipato di famiglie, bambini, dimostranti, cittadini, persino turisti e passanti, ma la vendetta poliziesca, perché di vendetta è giusto parlare, è arrivata comunque.

Comincia l’attacco, la farsa del mantenimento dell’ordine dove l’ordine c’era già. Azioni indiscriminate, ripetute, anche contro chi non aveva partecipato al corteo o comunque non era nel gruppo che aveva provocato i primi scontri. Un’ora di repressione pura della polizia federale e dei granaderos (corpi antisommossa di Città del Messico), attaccando le famiglie alla rinfusa, cercando di catturare gli aggressori che, però, sfuggono, strisciano via. Reati di stato, violazioni ai diritti umani, e nessuno che lo possa negare. Ciononostante c’è chi ci prova, comunque.

infiltrados22Come Juan José Gómez Camacho, ambasciatore del Messico in Belgio e presso l’Unione Europea, che il 25 novembre s’è visto costretto a dare udienza a un centinaio di messicani, belgi e cileni, accompagnati da Amnesty International e altre organizzazioni. I presenti l’hanno messo alle corde criticandolo per la sua posizione estremamente “diplomatica” di fronte all’emergenza che vive il paese (video). “Il Messico non ha fatti isolati, in 20 mesi col signor presidente ci sono più di 50mila morti…”, lo increpa una donna.

“No”, la interrompe l’ambasciatore. E lei continua: “Io so che il governo attuale sta lavorando, ma stanno ammazzando molta gente e stanno sparendo in tanti. Mi scusi, ma molti di noi sono qui perché non possiamo stare in Messico, quale sarà la posizione di un Ambasciatore che è indignato e che deve dire ‘stop’ perché in Messico ci sono atti di lesa umanità, crimini di lesa umanità?”. “Non lo condivido”, risponde secco il funzionario mentre i presenti alzano la voce stizziti. Gomez Camacho nega persino le violenze e aggressioni del 20 novembre sostenendo che la polizia ha agito per controllare la violenza. “Io non ho visto nessun incappucciato in arresto”, grida un giovane. “Non so cosa ha visto lei”, risponde il diplomatico. E il giovane ribatte: “Non ho bisogno ormai delle sue parole, ho bisogno delle sue dichiarazioni sul giornale, in cui dice che il Messico non va bene”. Clamando “Rinuncia, rinuncia”, la gente si ritira e il dialogo finisce.

Lo stato vittimizza ripetutamente e il mondo reagisce

“Dai, così vi viene voglia di ritornare”, gridavano i poliziotti mentre picchiavano uomini e donne, anziani e passanti. Scudi contro corpi, sfollagente su ossa e teste. Random. Hanno addirittura tirato sedie addosso ai commensali di alcuni ristoranti coi tavolini all’aperto. ¡Bienvenidos! Tra gas lacrimogeni, inseguimenti perversi, urla e manganellate, arresti arbitrari di cittadini e giornalisti, insulti e torture, le “forze dell’ordine” hanno mostrato la loro impotenza e hanno violentato, ancora una volta, la società e il diritto d’espressione e libera manifestazione, mostrando il vero volto del nuovo autoritarismo messicano, mascherato da riformismo paternalista e modernismo straccione. Il video dell’arresto dello studente Atzín Andrade (Video Link 20 sec) parla da solo.

MOV2 DE OCTUBRE DE 1968 INFORMACION MOVIMIENTO  ESTUDIANTIL EN TLATELOCOPaura, sorpresa, incertezza, violenza e, come è successo a tutti i 31 arrestati del 20 novembre e ai 23 di loro che sono stati trattenuti, la negazione della scelta dell’avvocato difensore e l’impossibilità di comunicare col mondo esterno per molte ore, tra le varie violazioni ai diritti umani subite. Le responsabilità di quanto accaduto deve partire dai corpi di polizia che hanno partecipato allo sgombero ma soprattutto deve arrivare fino ai loro capi.

L’importante, quindi, non è prendere gli eventuali responsabili delle violenze o i colpevoli dei reati, sempre che ne siano stati commessi per davvero, ma instillare la paura, diffondere un messaggio chiaro: se manifesti, può succedere anche te, e non ci interessa che cosa stavi facendo, il manganello colpisce tutti solo per il fatto di essere lì in quel momento. Proprio come la narco violenza che non massacra solamente i trafficanti e i sicari della criminalità organizzata, come cercano di farci credere da 8 anni a questa parte, ma può colpire tutto e tutti, in qualunque momento, su un autobus di linea o in un campeggio, fuori da un bar o in un parco, dentro alla metro o in una festa in piazza.

Ovunque, sempre, anche se non ce ne accorgiamo e se ci ripetono che i “mafiosi” si sparano solo tra di loro. Sì, e i poliziotti invece picchiano e trattengono, torturano e sequestrano solo i delinquenti, non i cittadini “decenti”. Per un po’ volevano farci credere questa favoletta anche nel caso della mattanza degli studenti Iguala. “Le vittime erano dei guerriglieri”, dicevano alcuni. “Ordine è stato fatto”, “Erano legati ai narcos rivali deiGuerreros Unidos, ai Los Rojos”, facevano eco altri, tra giornalisti venduti, pessimi rappresentanti della “legge” e politici in mala fede.

Sprad the news presos 20NLa parola “decente”, contrario di indecente o sconcio, è stata utilizzata anche nella riforma educativa, proprio nella legislazione, per descrivere il tipo di lavoro che “finalmente” potranno ottenere i maestri messicani, come se fino ad oggi fossero stati sconvenienti, immorali, e la riforma, approvata l’anno scorso dal parlamento su proposta presidenziale e contestata duramente dai sindacati dissidenti degli insegnanti, venisse a salvarli dalle loro bassezze. Perversioni del linguaggio e d’una certa classe politica. Il presidente ha sottolineato come ci sia stato un “coordinamento tra le forze federali e quelle della capitale per far rispettare la legge durante le mobilitazioni di giovedì”. Ci vuole davvero del cinismo.

Il discorso ufficiale dice una cosa, però la realtà, ritratta da migliaia di foto e video lo smentisce. Ma la TV ha un potere ancora maggiore delle reti sociali ed ecco che la repressione dello zocalo del 20 novembre deve iniziare e finire prima del telegiornale più seguito, quello delle 22.30. Così si potrà raccontare come la polizia federale e quella della capitale hanno agito per salvare la patria da alcuni facinorosi, 100 o 200mila facinorosi che, tornando a casa, non possono far altro che gridare “Governo assassino!” e “Fuori Peña!” e darsi appuntamento per il prossimo corteo o la prossima assemblea. Il foro globale per Ayotzinapa, formato all’estero da oltre 60 istituzioni e organizzazioni per aumentare la pressione internazionale, per denunciare la situazione e creare iniziative, raccolte dal blog https://ayotzinapasomostodos.wordpress.com/, sta promuovendo un appello Contro la repressione e la criminalizzazione della protesta civile in Messico. La lettera si può firmare a questo LINK.

Che cosa raccoglie un paese che semina corpi?

unam 68Il compositore di salse e ballate panamense Ruben Blades canta e si chiede: “Dove vanno i desaparecidos?”. Alcuni hanno il privilegio di finire nella memoria collettiva, pochi ricompaiono, altri restano con le loro famiglie, come ombre e ricordi della vita che avevano e che lo stato gli ha portato via. Alcuni finiscono sulle foto appese ai muri nelle stazioni della metropolitana e la maggior parte confluisce in una statistica incerta, traballante, come quelle che da un lustro rimbalzano sui media e sui siti governativi del Messico. Paese di fosse comuni, paese di bellezze naturali, deserti, oceani a est, a ovest, e coste infinite, come le piantagioni di papavero da oppio e marijuana. Territorio ricco di tradizioni, tragedie e arti senza eguali, tra i primi esportatori di auto straniere e metanfetamine. Paese di desaparecidos, 22mila, 27mila, 30 mila, nessuno lo sa. Ma si sa che sono tanti.

Come tanti sono i 43 studenti della scuola normale “Isidro Burgos” di Ayotzinapa, sequestrati dai poliziotti di Iguala e Cocula, nello stato del Guerrero, la notte del 26 settembre e consegnati, per ordine del sindaco di Iguala, José Luis Abarca, a una banda di narcotrafficanti dal nome ridicolo e terribile: i Guerreros Unidos. Lo stato c’era, ma non ha agito. La polizia statale e quella federale non sono intervenute. Il 27esimo battaglione dell’esercito, di stanza nella zona, non solo non ha impedito l’uccisione di tre studenti e di altre tre persone, non solo “non ha avvertito” sparatorie e inseguimenti durati ore nella sua zona di competenza, lavandosene le mani, ma i soldati hanno addirittura vessato e maltrattato gli studenti che s’erano rifugiati in un ospedale per chiedere aiuto e soccorso. Li ha chiamati dottore dell’ospedale. Perché?

Sapeva che questi l’avrebbero fatta pagare cara ai “rivoltosi” alunni della normale? Pare proprio di sì. Li ha chiamati perché chi comanda realmente là sono loro? Forse sì. Non il sindaco, corrotto fino all’osso e colluso coi narcos al punto da utilizzarli come braccio armato per tutti i suoi lavoretti, in alleanza con la polizia locale controllata dal suocompadre Felipe Flores. Non sua moglie, sorella di quattro narcotrafficanti e connessione logica tra gli affari sporchi del marito e quelli della sua famiglia d’origine. Non l’ex governatore Aguirre, ora dimissionario ma sempre in attesa di tornare sulla scena politica grazie al sostegno indefesso dei suoi compagni di partito del PRD. O almeno non solo loro.

pri diaz ordaz peña nietoOltre alle zoppicanti versioni della procura stanno circolando altre ipotesi che attribuiscono la responsabilità dei fatti di Iguala all’esercito, come sostengono l’ex Generale Francisco Gallardo, intervistato da Federico Mastrogiovanni per la rivista Variopinto, e un comunicato del gruppo guerrigliero EPR (Esercito Popolare Rivoluzionario). Entrambi denunciano come fino ad oggi l’esercito abbia condotto nella regione una sorta di guerra permanente di bassa intensità contro studenti e contadini, gruppi insorti e sindacati, che, oltre a rappresentare le voci più critiche a livello politico, s’oppongono allo sfruttamento delle risorse da parte delle multinazionali del settore minerario. A un’ora da Iguala, infatti, c’è la miniera d’oro più importante dell’America Latina e nella zona s’estraggono anche argento, piombo, ferro, rame e zinco.

Forze armate messicane, neoliberalismo e riformismo presidenziale

L’esercito mantiene la sua buona fetta di potere, ingrassato economicamente e potenziato nelle sue funzioni dalla politica di narco-guerra di Calderón (2006-2012) e mantenuto da Peña Nieto, forse impantanato tra la tentazione di ridimensionarne il budget e la presenza sul territorio e l’impossibilità concreta di farlo. Più facile ordinare alle TV amiche e al corpo consolare in tutto il mondo la propagazione di campagne mediatiche e offensive diplomatiche per nascondere i problemi endemici del paese, molto più “strutturali” del pacchetto di riforme costituzionali che sono dette, appunto “strutturali” e sono state approvato in fretta e furia nel 2013 dai partiti del Patto per il Messico, le grande intese alla messicana tra PRI, PRD e PAN (Partito Acción Nazional).

68 dueOggi la “coalizione” per le riforme è fallita, ma ha lasciato una bella eredità al Messico: riforme neoliberali e frettolose in quasi tutti i settori dell’economia e del mondo del lavoro, dall’energia all’istruzione, dalle telecomunicazioni al fisco. Mentre il debito cresce quasi come ai tempi d’oro del vecchio PRI del secolo scorso, non si prevedono le coperture per rimpiazzare la rendita petrolifera generata dalla compagnia statale PEMEX che, asfissiata dai sindacati cooptati dal governo e dal fisco che si porta via a priori i 2/3 del suo fatturato, è in caduta libera. Le entrate statali per gas e crudo verranno presto ulteriormente compromesse dall’ingresso delle multinazionali energetiche straniere, assetate di idrocarburi e forza lavoro capace, disciplinata, ricattabile e iper-flessibile. L’Europa pare seguire il “modello socio-economico messicano” e il Messico lo radicalizza per dare il buon esempio e farsi bello dinnanzi agli investitori europei, cinesi, americani e giapponesi.

Di fronte alla ritirata dello stato e del welfare e all’avanzata del fondamentalismo di mercato, dell’insicurezza fisica, della disuguaglianza economica e dell’incertezza sociale, una risposta logica e spietata sembra essere l’uso delle forze armate come strumento di contenzione, offesa, controllo e stabilizzazione. Ad ogni modo non è un segreto che i militari restino il pilastro della strategia di sicurezza attuale, anche se, fino a poco tempo fa e per un paio d’anni, non se n’è parlato. Ayotzinapa rappresenta in questo senso un doloroso ma formidabile spartiacque, la rottura dei sogni di gloria del dinosauro PRI (Partido Revolucionario Institucional), tornato al potere dopo 12 anni di digiuno.

firme ayotzinapaIn genere le milizie, per continuare a essere determinanti, hanno bisogno delle emergenze e del conflitto, sia esso, nel contesto messicano, tra narco-cartelli o tra diversi livelli di governo (locale, statale e federale), ovvero tra gli apparati dello stato e i trafficanti, se non tra il proprio paese e altri stati. E hanno la necessità di mantenere alto il livello di scontro, inteso anche come guerra di bassa intensità e conflitto sociale, condotti contro i gruppi dissidenti come gli studenti e i maestri delle normali o i sindacati non cooptati dal governo e i campesinos, per proseguire nella gestione di affari e territori, di carriere interne ed equilibri politici locali e, perché no, nazionali. Occorre giustificare ad libitum la propria esistenza e l’aumento delle proprie competenze e risorse. Non tutti la pensano così negli ambienti castrensi, tant’è che nelle elezioni presidenziali del 2012 esistevano settori delle forze armate che sostenevano il candidato di centro-sinistra Andrés Manuel López Obrador perché aveva promesso il ritorno dei militari nelle caserme e la fine della narco-guerra militarizzata.

Guerrero guerrigliero e tradizioni stragiste

A parte le diverse “correnti di pensiero”, c’è anche da considerare che la situazione del Guerrero è peculiare: tra gli stati più poveri della repubblica messicana, è da decenni focolaio di insurrezioni armati e guerrigliere, polizie comunitarie e dissidenze sociali combattive e radicali che hanno nell’esercito il principale nemico, insieme ai governatori di turno e ai vari corpi di polizia. Lo stesso Angel Aguirre, nel marzo 1996, divenne governatore sostituto del cacicco del PRI, Rubén Figueroa, dopo la strage di Aguas Blancasdel 28 giugno di quell’anno, in cui 17 contadini furono ammazzati dalla polizia statale e 21 furono feriti durante un’imboscata pianificata dalle autorità e, presumibilmente, dallo stesso Figueroa. Verso la fine del suo mandato ad interim, fu a sua volta indicato come responsabile del massacro de El Charco del 13 giugno 1998, in cui un battaglione di soldati sparò e uccise 11 presunti guerriglieri disarmati. La mattanza de El Charco è stata considerata come un precedente di quanto avvenuto a Iguala due mesi fa da alcuni giornalisti.

68 centroPer capire le logiche del potere nel Guerrero, basta menzionare il fatto che a Iguala c’è un’intera zona cittadina dedicata alla moglie di Ruben Figueroa, chiamata “colonia Silvia Smutny de Figueroa”, codice postale 40010. Il padre del politico, Rubén Figueroa Figueroa, fu governatore del Guerrero tra il 1975 e il 1981, durante gli anni più duri della guerra sucia (guerra sporca) del governo contro i gruppi guerriglieri e ogni tipo di dissenso sociale. Il leggendario guerrigliero, fondatore del Partido de los Pobres, Lucio Cabañas era un maestro diplomato alla scuola normale di Ayotzinapa, ma soprattutto era un acerrimo nemico di Figueroa. Infatti, il Partido aveva rapito il politico nel maggio 1974 e poi rilasciato tre mesi dopo.

Quando Lucio venne ucciso dall’esercito il 2 dicembre di quell’anno, Figueroa, non soddisfatto, si vendicò su sua moglie Isabel. Una volta eletto governatore, fece liberare lei, sua figlia e sua suocera, che erano detenute in una caserma militare da anni. Con l’inganno indusse Isabel, solo sedicenne, ad andare nel suo ufficio e la violentò. La ragazza perse il figlio del suo aggressore, prodotto di quella violenza, in seguito a un aborto spontaneo pochi mesi dopo. Storie, antiche e odierne, di baroni, eserciti, governanti e popoli in lotta nel Messico profondo. Ne parla la giornalista Laura Castellanos,in Mexico Armado 1943-1981 (Ed. Era, Messico, 2007). Il caso Ayotzinapa ha risvegliato le cellule guerrigliere. Solo il mese scorso i quattro gruppi principali della regione – Ejército Popular Revolucionario (EPR), Ejército Revolucionario del Pueblo Insurgente (ERPI), Ejército Revolucionario del Pueblo (ERP), le Milicias Populares e le Fuerzas Armadas Revolucionarias-Liberación del Pueblo, hanno emesso 13 comunicati.

Calle 13 e Pepe Mujica

calle13 con papa ayotzinapaSabato 22 novembre, al Palacio de los deportes di Città del Messico c’è stato un concerto particolare. Siccome la costituzione messicana impedisce agli stranieri di realizzare attività politiche nel paese, il “Residente” René Pérez, cantante della band portoricana Calle 13, ha deciso di dare uno spazio ai familiari dei desaparecidos di Ayotzinapa. Il padre dello studente César Manuel González, ha parlato di fronte a 18mila spettatori: “Noi non siamo stanchi, abbiamo camminato e non vi immaginate quanto, ma siamo ancora più forti perché anche se ci dicono che ci sono tombe e fosse, vedrete che raschiando in questo Stato troverete migliaia di morti, non sono solo 43”. Negli ultimi giorni i genitori dei ragazzi hanno continuato a cercare, a esplorare, a scavare nei dintorni di Iguala e hanno trovate sette nuove fosse clandestine, con dentro altri cadaveri e resti da identificare, altri desaparecidos senza identità. “Tutte le cause sociali sono importanti, ma il caso di Ayotzianapa mi pare che vada oltre la politica: trascende il piano dei diritti umani, va oltre il Messico, è una cosa più grande, perché è una situazione molto forte, è una disgrazia”, ha concluso Pérez.

Il presidente uruguayano, José “Pepe” Mujica, in un’intervista per Foreign Affairs ha parlato del Messico come di “una specie di stato fallito, in cui i pubblici poteri sono totalmente fuori controllo, in marcimento”. La cancelleria messicana ha reagito esprimendo “sorpresa e rifiuto”. Mujica ha anche detto che “la parte migliore del Messico è obbligata, cada chi debba cadere, faccia male a chi debba far male, indipendentemente dalle conseguenze, a chiarire questa questione, perché a partire da questo episodio sono sorte cose collaterali, come la scoperta di tombe che non c’erano prima. Vuol dire che ci sono più morti che non sono nemmeno rivendicati. Allora la vita umana vale meno di quella di un cane”.

In chiusura segnalo un ottimo video realizzato dal Centro Universitario di Studi Cinematorgrafici (CUEC) della UNAM, Universidad Nacional Autonoma de México, per descrivere la IV Giornata d’Azione Globale per Ayotzinapa e la mega-marcia nella capitale messicana per protestare contro la sparizione dei 43 studenti normalisti e chiedere la renuncia del presidente Peña Nieto al grido di “¡Fue el Estado!”. 

Link Orignale Vimeo

Lettera/ Petizione per Laurence Maxwell e gli 11 detenuti politici del #20NOVMX

I reportage su Carmilla:

  1. 1. La strage degli studenti in Messico: Narco-Stato e Narco-Politica
  2. Il Messico e Ayotzinapa gridano: 43 con vida ya!
  3. Benvenuti in Messico: desaparecidos e morti di #Ayotzinapa #Fueelestado
  4. Due mesi dopo la strage: le vene aperte del Messico e #Ayotzinapa

Ultime narrazioni di Andrea Spotti su Radio Onda d’Urto:

  1. 1. Messico, un 20 novembre di lotta e repressione
  2. Ayotzinapa Somos Todos: IV giornata di Azione Globale

Due documentari di Vice:

Prima parte: The missing 43: Mexico’s disappeared students

Seconda Parte: The search continues: Mexico’s desappeared students

Altri Link Utili:

GlobalProject – Cronaca della IV Giornata Globale per Ayotzinapa e altri articoli

A cosa sono servite per ora le proteste: Infografica

Radiografia delle organizzazioni criminali nel Guerrero

Video dell’intervento della deputata Heinke Hänsel al parlamento tedesco su Ayotzinapa e i Messico.

Video Sgombero Zocalo di Eje Central

https://www.youtube.com/watch?v=2eEOJIkllb0

Video Sgombero by Subversiones

https://www.youtube.com/watch?v=rz3ygBi0qcc

Video IV Jornada de Acción Global Ayotzinapa 20 novembre 2014 di Subversiones

https://www.youtube.com/watch?v=xh96O6pMIC4

 guerrero ayotzinapa crac7

¿Adónde van los desaparecidos?
Busca en el agua y en los matorrales.
¿Y por qué es que se desaparecen?
Porque no todos somos iguales.
¿Y cuándo vuelve el desaparecido?
Cada vez que los trae el pensamiento.
¿Cómo se le habla al desaparecido?
Con la emoción apretando por dentro.”

Da “Desaparecidos” di Rubén Blades

Appello per la liberazione di Laurence Maxwell e gli altri detenuti del 20 novembre in Messico

Raccolta firme per i detenuti e per lo studente cileno Laurence Maxwell, arrestati ingiustamente dalla polizia messicana il 20 novembre

La repressione della IV Giornata Globale per Ayotzinapa

Laurence “Moro” Maxwell in questo momento si trova in stato di arresto e in isolamento nel carcere di alta sicurezza di Veracruz, Messico.

Laurence è cileno, studente di dottorato in letteratura ispanica dell’Università Nazionale Autonoma del Messico ed è stato arrestato il 20 di novembre durante una delle enormi manifestazioni convocate dai famigliari dei 43 studenti desaparecidos a Iguala.

Al momento del suo arresto sua detenzione, Laurence si trovava a bordo della sua bicicletta nel centro storico, quando è stato raggiunto da una folla di manifestanti che scappavano dalla polizia, venendo fermato, picchiato dagli agenti e portato alla Sottoprocura Specializzata in Indagini di Delinquenza Organizzata (SEIDO), nell’unità dei reati terroristici di competenza federale a Città del Messico.

La situazione è preoccupante poiché Laurence è stato accusato ingiustificatamente, nell’ambito di una politica di criminalizzazione della protesta sociale, di “terrorismo”, “tentato omicidio”, “radunata sediziosa” e “associazione a delinquere”, e ciò solamente per essersi trovato in quel posto in quel momento.

Questi delitti, imputati falsamente e di cui non esiste nessun tipo di prova, sono di estremamente gravi. Il processo di arresto è stato compiuto in maniera irregolare, senza il rispetto dei suoi diritti fondamentali.

Facciamo appello affinché questa notizia sia diffusa, e chiediamo aiuto per metterci in contatto con organizzazioni internazionali che possano appoggiare Laurence nelle prossime tappe del processo che saranno difficili e delicate.

Inoltre chiediamo di sostenere e diffondere questa petizione affinché Laurence “Moro” Maxwell non diventi vittima di una montatura giudiziaria.

Primi Firmatari Italiani:

Alberto Prunetti, traduttore

Fabrizio Lorusso, giornalista e professore

Filippo Casaccia, autore TV

Francesca Gargallo Celentani, scrittrice

Dott. Franco Pezzini, redattore giuridico e saggista

Gian Domenico Maccentelli, operatore socio-sanitario e internazionalista

Girolamo De Michele, professore

Lella Costa, attrice

Lorenza Ghinelli, scrittrice

Luca Jourdan, professore all’Alma Mater Studiorum, Universita’ di Bologna

Marilù Oliva  insegnante

Mauro Baldrati, giornalista e scrittore

Raffaele Laudani, professore all’Alma Mater Studiorum, Universita’ di Bologna

Sandro Mezzadra, professore all’Alma Mater Studiorum, Universita’ di Bologna

Sandro Moiso, giornalista e scrittore militante

Valerio Evangelisti, scrittore

Vittorio Agnoletto, medico, già parlamentare europeo, attivista di CostituizioneBeni Comuni

 Link per firmare l’appello per Laurence e gli altri prigionieri

Link ai fatti della IV Giornata Globale per Ayotzinapa

Adesioni: https://secure.avaaz.org/es/petition/Gobierno_mexicano_Procuraduria_General_de_la_Republica_de_Mexico_Liberacion_de_Laurence_Maxwell/?szwIzdb

firme ayotzinapa

Video sul #Messico canzone di Calle13 #AccionGlobalporAyotzinapa #20N

ayotzinapa fue el estadoUn video, con la canzone Multiviral del gruppo portoricano Calle 13 e altri spezzoni interessanti, per far conoscere al mondo cosa sta succedendo in Messico dopo la strage degli studenti della scuola normale “Isidro Burgos” di Ayotzinapa, stato del Guerrero, pianificata e realizzata a Iguala dal blocco narco-poliziesco la sera del 26 settembre scorso: un crimine di stato, viste le omissioni e le azioni delle forze dell’ordine federali, statali e dell’esercito che il 26-27 settembre, nella notte della mattanza, hanno mostrato chiaramente il disfacimento dello stato di diritto, il ritardo (calcolato?) del governo nel reagire e il connubbio indissolubile delle istituzioni a vari livelli coi narcos, esecutori finali di una repressione sociale incessante. Sono arrivate in Italia notizie contraddittorie e poco chiare sul destino dei 43 studenti scomparsi. Restano ufficialmente desaparecidos, nessuna prova scientifica ha potuto per ora provare la loro morte per cui i movimenti sociali organizzati e la società civile, tanto in Messico come nel resto del mondo, chiedono il loro ritrovamento “in vita”. La protesta ha raggiunto il G20 in Australia e non c’è un giorno di tregua: le azioni globali per Ayotzinapa non si fermano, i familiari hanno iniziato una carovana per il Messico (ieri l’incontro con gli zapatisti e decine di manifestazioni da Città del Messico al Chiapas) che si concluderà con la IV Giornata di #AccionGlobalAyotzinapa il 20 novembre, data in cui si ricorda l’inizio della rivoluzione messicana (1910-17) e in cui ci saranno manifestazioni in decine di città #AyotzinapaSomosTodos

Lascio i link ad alcuni articoli per capire cosa sta succedendo in Messico senza mistificazioni. In Italia i “reportage” e le opinioni si moltiplicano e questo può un bene. D’altro canto nel marasma di superficialità e riduzionismi, il rischio di perdersi è molto alto: Narco-Stato, Stato Fallito, Desaparecidos, Repressione Sociale, Interessi Multinazionali, Lotta per le Risorse, Guerriglia, Crimine di Stato sono etichette e concetti che troverete, usati coi loro pieni significati, in pochi articoli. Vale la pena segnalarne alcuni qui (Fabrizio Lorusso da Carmilla)

Radio Onda d’urto (Audio): Andrea Spotti UnoDue – Tre – Contropiano: Andrea Spotti Uno –  Pagina 99: Federico Mastrogiovanni Uno GlobalProject: Luis Hernandez Navarro Uno – Caterina Morbiato Due – Camilla Fratini Tre – Dinamo Press: Riccardo Carraro UnoDue – Carmilla: F.L. UnoDue - Tre

Benvenuti in Messico: desaparecidos e morti di #Ayotzinapa #Fueelestado

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(di Fabrizio Lorusso) Nel Messico della NarcoGuerra il numero di turisti, paradossalmente, cresce senza tregua. Nel 2013 è stata toccata la cifra record di 24 milioni di visitatori. Le meraviglie in terra azteca sono innumerevoli. A Città del Messico la colonia Roma è una zona rinomata e frequentata, un’isola felice che sta su tutte le guide di viaggio. Si trova a ridosso del centro storico e dalla mattina presto brulica di umanità. I suoi caffè si popolano di avventori autoctoni e stranieri, un flusso ininterrotto che continua fino a sera. Le truppe di spazzini comunali epepenadores, meticolosi riciclatori di spazzatura che lavorano in proprio, si lanciano per le strade. Il traffico monta. Non è un quartiere chic ma nemmeno decadente, mantiene un sapore antico e un retrogusto genuino di messicanità e una varietà di locali per tutti i gusti. Ti siedi a fare colazione in un merendero. Sul ciglio della strada, a dieci metri dalla caffetteria, c’è un pezzo di carne sanguinolento, ma non te ne accorgi. Sarà un sacco dell’immondizia.

Allucinazioni?

Sono le 10 del mattino del 6 novembre, le piogge non battono più, splenderà il sole fino a maggio. Le vie Anahuac e Quintana Roo si svegliano al ritmo di clacson e strilloni. Arrivano un piatto fumante di uova con chili e pomodori tagliuzzati accompagnato da un succo d’arancia. Guardi in giro e adesso sì, noti qualcosa di strano. Ti alzi, t’avvicini, sei a pochi metri, e ti accorgi che si tratta di un cadavere. Non è intero, è un mezzo corpo, un torso umano, abbandonato senz’anima. Non capisci se è un uomo o una donna, ma di certo è una vittima, un “effetto collaterale” del conflitto interno e della violenza. Ora è un banchetto per i reporter sensazionalisti e per i ratti che si sporgono dai tombini, intimiditi dall’arrivo delle prime pattuglie e dai periti della procura. Ti resta l’immagine impressa, nessuno nei paraggi ha visto niente. Da dove è venuto quel corpo? Oggi decidi di digiunare, paghi e rimandi la colazione a un’altra vita. Pensi alle fosse comuni del Guerrero, del Tamaulipas, di Veracruz, della frontiera statunitense, del centro, del Nord, del Sud, del Messico tutto. Pensi agli oltre 2000 corpi scoperti sottoterra in pochi mesi, alle 250 fosse clandestine ritrovate in meno di un paio d’anni, e alle migliaia di cadaveri ancora sepolti che non saranno mai identificati. Ai familiari che non avranno mai pace.

DSC_0260 (Small)III Giornata Globale per Ayotzinapa

Il 5 novembre il centro della capitale è invaso da una massa animata e sfidante. Il grido di dolore dei genitori delle vittime della strage di Iguala del 26 settembre e deidesaparecidos entra in risonanza con la rabbia di studenti, professori, collettivi, ONG, sindacati, artisti, cittadini e lavoratori. Sfonda il torpore dei mass media, s’espande in mezzo mondo, mette in dubbio il ronzio fastidioso delle menzogne governative e propaga i suoi slogan, innalza i suoi cartelli, portatori di desolanti verità: #AyotzinapaSomosTodos (“Ayotzinapa siamo tutti”) e #Fueelestado (“La colpa è dello stato”) sono hashtag, scritte sui muri e striscioni che significano solidarietà e denuncia. E in effetti, anche se a fasi alterne e con diverse intensità, le proteste e le iniziative in Messico e in tutto il mondo non smettono di far parlare del “caso Iguala” e degli studenti della scuola normale rurale “Raul Isidro Burgos” di Ayotzianapa, la peggiore mattanza di studenti dopo la notte di piazza Tlatelolco a Città del Messico quando, il 2 ottobre 1968, l’esercito sparò sui manifestanti e fece oltre 300 vittime.

Un centinaio di migliaia di manifestanti marcia per le strade della città, dalla residenza presidenziale de Los Pinos al Zocalo, l’enorme piazza centrale, passando per la Avenida Reforma, per esigere al governo il ritrovamento dei 43 studenti della scuola normale di Ayotzinapa, stato del Guerrero, sequestrati nella notte del 26 settembre dalla polizia di Iguala e del vicino paese di Cocula e poi consegnati ai narcotrafficanti del cartello locale Guerreros Unidos. I dimostranti chiedono un giusto castigo per i responsabili della mattanza di tre studenti e altre tre persone commessa quella stessa notte e il ritrovamento dei desaparecidos. La terza giornata di azione globale per Ayotzinapa ha mosso coscienze da Torino a Padova, da Zacatecas a Londra e Strasburgo.

DSC_0218 (Small)Scioperi e denunce

Il governatore dello stato del Guerrero, Angel Aguirre, ha chiesto un “permesso” di sei mesi che il parlamento locale gli ha accordato il 25 ottobre, ma non s’è formalmente dimesso. Diciamo che ha deciso di autosospendersi per un semestre prima di decadere naturalmente, dato che si terranno le elezioni del nuovo governatore nel 2015, e di lasciare l’incarico a Salvador Rogelio Ortega Martinez, segretario generale dell’ateneo Universidad Autonoma de Guerrero e indicato come vicino ai gruppi guerriglieri della regione. Gran parte delle università del paese vota per lo sciopero: gli studenti decretano la sospensione delle attività per tre giorni, da mercoledì 5 a venerdì 7 novembre, in attesa di nuove mosse.

Il movimento d’occupazione dell’IPN, Instituto Politecnico Nacional, continua. L’ateneo è ancora senza rettore. Le negoziazioni col governo per i nuovi regolamenti e la concessione dell’autonomia all’istituto traballano, si rinviano, ma proseguono. “I cittadini devono cominciare a scendere in piazza e a paralizzare il sistema economico pacificamente, obbligandoli puntualmente a cominciare la pulizia dello stato messicano”, sostiene l’accademico, esperto di narcotraffico e sicurezza internazionale, Edgardo Buscaglia. E ribadisce quanto sia necessaria un’azione di azzeramento e “pulizia totale”, l’imposizione di una nuova agenda dal basso contro la corruzione, i narcos, le istituzioni marce e i loro rappresentanti. “Il nuovo patto per la sicurezza non lo deve fare il governo ma la società ne deve dettare i termini”. Il presidente messicano Peña Nieto ha proposto un patto per la sicurezza molto vago, dopo mesi di negazione del problema.

Ogni giorno che passa senza che nulla di sicuro si sappia del destino dei 43 studenti di Ayotzinapa mette sempre più in imbarazzo le autorità che ormai stanno esaurendo tutte le scuse e i colpi mediatici ad effetto per provare a distrarre l’attenzione dal vero problema che, in fondo, è lo stato stesso, il sistema politico corrotto e la penetrazione delle mafie a tutti i livelli, tanto che è ormai legittimo parlare di “Narco-Stato”. Secondo alcune stime, divulgate da Buscaglia, il 67% dei comuni messicani è infiltrato dai narcos e la situazione, quindi, è sfuggita di mano dal livello locale a quelli statale/regionale, nazionale e federale. 6800 soldati, 900 membri della marina e 1870 poliziotti federali sono impegnati nelle ricerche.

DSC_0159 (Small)Nuovi racconti dei narcos arrestati: li abbiamo bruciati

A sorpresa, nel pomeriggio del 7 novembre, il procuratore generale della repubblica, Jesus Murillo Karam, tiene una conferenza stampa. In mattinata ha incontrato i genitori delle vittime a cui ha comunicato “notizie delicate” i una riunione definita come “tranquilla, dolorosa, molto triste”. Tre membri del cartello Guerreros Unidos hanno confessato di aver ricevuto e giustiziato gli studenti che gli erano stati portati dai poliziotti municipali di Iguala e Cocula il 26 settembre. Patricio Reyes, Jonathan Osorio e Agustín García Reyes, arrestati otto giorni fa, sono i rei confessi. Non è la prima volta che alcuni narcos e poliziotti raccontano i fatti di Iguala dalla prigione. I primi racconti del mese di ottobre sono stati smentiti dai fatti e dalle ricerche per cui anche questi vanno presi con le pinze. Nel paese dei montaggi televisivi e della fabbrica dei colpevoli è saggio aspettare.

Alcuni ragazzi, una quindicina, sarebbero arrivati nelle mani dei narcos già morti, asfissiati. Gli altri, secondo le dichiarazioni, sarebbero stati interrogati e in seguito bruciati nella discarica della spazzatura di Cocula durante 15 ore. Un rogo alimentato a turno dai delinquenti con gomme, legna, benzina e plastica per eliminare tutte le tracce della strage. “Li hanno seppelliti con tutto ciò che avevano, li han bruciati con tutti i vestiti”, riporta Karam. “I periti che hanno analizzato il luogo hanno trovato frammenti di resti umani”, specifica.

DSC_0040 (Small)Il pubblico assiste in silenzio alla conferenza, sbigottito, per l’ennesima volta. I video, le mappe della regione di Iguala, le testimonianze e gli interrogatori passano in sequenza sullo schermo controllato dal procuratore. La sua voce è seria, compunta. Uno dei narcos, noto come il “Terco”, il testardo, avrebbe ordinato di fratturare le ossa già calcinate, di raccoglierle in dei sacchi e scaraventarle giù da un burrone per farle rotolare fino al fiume San Juan. La procura conferma che “sono stati trovati dei sacchetti con resti umani all’interno” che saranno inviati in Austria per realizzare degli studi mitocondriali. Non si sa quando avremo notizie certe, gli studi possono durare giorni, anzi settimane, forse mesi, e sono complicatissimi. Insomma, ufficialmente i 43 normalisti sono ancora desaparecidos.

Queste dichiarazioni potrebbero cambiare il panorama delle indagini e gettano nello sconforto, ma anche nell’incertezza, l’intero paese. Nelle ultime settimane, dopo l’arresto di 36 narco-poliziotti dei comuni di Iguala e Cocula, di 27 narcotrafficanti e dei boss deiGuerreros Unidos, i fratelli Sidronio e Mario Casarrubias, e la rinuncia del governatore, s’è aggiunto anche un altro tassello, senza dubbio importante, ma in fin dei conto poco determinante ai fini delle indagini sugli studenti rapiti dalla polizia. Infatti, il giorno prima della manifestazione, verso le 2 e 30 del mattino del 4 novembre, la polizia federale ha arrestato José Luis Abarca, sindaco di Iguala, e sua moglie María Pineda, presunti autori intellettuali della strage degli studenti di Ayotzinapa e della scomparsa di 43 loro compagni.

L’arresto del sindaco Abarca e di sua moglie

DSC_0130 (Small)Dopo i primi interrogatori la procura generale della repubblica ha confermato l’incarcerazione all’ex primo cittadino, accusato di omicidio e della scomparsa dei 43 normalisti, mentre la sua consorte rimane agli arresti domiciliari. Ma insieme a loro è stata catturata anche una ragazza. Si chiama Noemì Berumen ed è accusata di averli nascosti e protetti nella casa di suo padre, Salvador Berumen, situata nella zona periferica e labirintica di Iztapalapa, in cui la coppia ha vissuto per alcune settimane. Il padre di Noemì è un imprenditore edile, proprietario della Berumen Gruas (“gru”, in spagnolo) e contrattista del comune di Città del Messico e del partito che lo amministra, il PRD (Partido Revolucion Democratica, centro-sinistra). Grazie a questi scandali e al fatto che il sindaco Abarca e l’ex governatore Aguirre sono proprio del PRD, il partito di governo, il PRI (Partido Revolucionario Institucional), sta cercando di portare acqua al suo mulino, in vista delle elezioni intermedie (parlamentari e di alcuni governi locali) previste a metà del prossimo anno.

Molti sono i mass media allineati che stanno provvedendo a distruggere l’immagine, già deteriorata dalle faide interne, del principale partito che, a fasi alterne, si può considerare d’opposizione. All’estero, invece, quando se ne parla, la tendenza generale sembra essere quella di emettere condanne “soft” contro il Messico per il suo scarso rispetto dei diritti umani e per il massacro di Iguala, anche se poi questo accadimento non viene contestualizzato ed è considerato alla stregua di un conflitto locale, di un episodio circoscritto e risolvibile, come se il paese non fosse immerso in una delle peggiori crisi di governabilità e sicurezza della sua storia, dopo 8 anni di narcoguerra e militarizzazione.

DSC_0050 (Small)Narco-Sindaco e Narco-(Aspirante)-Sindachessa

La loro fuga è durata un mese, una settimana e un giorno. La notte del massacro i coniugi Abarca ballavano in una festa, a Iguala, mentre la polizia bloccava i normalisti e li consegnava ai narcos. Non volevano che, durante un evento tra il mondano e il politico organizzato dalla signora Maria Pineda, si ripetesse la brutta figura che avevano fatto nel luglio 2013, quando gli studenti di Ayotzinapa erano accorsi per protestare per gli omicidi degli attivisti della Unidad Popular, organizzazione osteggiata dal sindaco Abarca. Tanto osteggiata che il narco-sindaco, secondo un testimone oculare, aveva sparato a uno di loro, Arturo Hernandez Cardona, uccidendolo a sangue freddo.

Quella sera, l’ordine di fermare gli studenti è arrivata via radio. José Luis Abarca si faceva chiamare A-5, nome in codice. Sei morti, cioè tre studenti, un autista, un giocatore di calcio e una signora che viaggiava su un taxi, non bastavano. Ci voleva una lezione per i normalisti “rivoltosi”. E la polizia esegue, i narcos eseguono, i narcos sono la polizia che è il sindaco, che è il capo degli sbirri, che poi si chiama Felipe Flores Vazquez ed è latitante, e che è lo stato. Con calma, sabato 27 settembre, mentre probabilmente i corpi degli alunni della normale stavano bruciando in un immondezzaio comunale nella vicina località di Cocula, il sindaco si degna di rispondere alla chiamata delle autorità statali e dice che non sa niente di niente.

Il 30 chiede un permesso e se ne va, fugge con la moglie finché entrambi non vengono scovati in una casa della periferia della capitale, il 4 novembre. La signora Pineda-Abarca operava per conto dei narcos dei Gurreros Unidos e gestiva i fondi comunali per lo “sviluppo sociale”. “Quest’associazione mafiosa riceveva dal sindaco 2-3 milioni di pesos regolarmente”, spiega il procuratore capo, “ogni mese, ogni due mesi, ogni semestre, e di questi soldi almeno 600mila pesos erano destinati al controllo della polizia locale e i delinquenti decidevano anche chi poteva entrare a far parte della polizia”. Maria Pineda voleva fare la sindachessa, stava già preparando la sua candidatura insieme al marito. Quante Maria Pineda ci sono in Messico?

abarca e moglie narcosDistrazione

L’arresto di Abarca e della moglie rischia di diventare un elemento di distrazione, una scusa per non andare a fondo nelle ricerche dei 43 studenti ma soprattutto nello svelamento di quelle reti di connivenza politica delinquenziale che hanno provocato questa e migliaia di altre mattanze negli ultimi anni in Messico. Le decine di cadaveri rinvenute nelle fosse comuni nei dintorni di Iguala e Cocula stanno lì a ricordarci che oltre 100mila morti e 27mila desaparecidos in 7-8 anni non possono venire cancellati dalla martellante propaganda governativa e dallo sforzo diplomatico delle ambasciate messicane nel mondo.

Il giallo della casa in cui sono stati arrestati i coniugi e i loro nessi con la famiglia Bermuden, così come la storia di questo narco-sindaco-pistolero e di sua moglie, sorella di quattro narcotrafficanti, tre assassinati e uno latitante (vedi immagine), e presumibilmente coinvolta negli affari criminosi del marito, costituiscono nuovi tasselli del puzzle, ma oramai il quadro generale è stato rivelato e i nodi vengono al pettine. Le vene aperte del Messico e del caso Iguala/Ayotzinapa non possono confluire semplicemente nello stato del Guerrero ma trasportano il loro sangue fino a tutti gli apparati del sistema della narco-politica e di un narco-stato assuefatto alla violenza come strumento di repressione, controllo e gestione del potere.

E’ stato lo Stato

Tanto le testimonianze degli studenti sfuggiti all’attacco come vari documenti ufficiali, elaborati dalla procura del Guerrero, confermano che alcuni membri dell’esercito, della polizia federale e di quella statale erano presenti quando gli studenti sono stati aggrediti e, prima che venissero rapiti e fatti sparire, non gli hanno prestato aiuto. Anzi, li hanno perquisiti, fotografati, spogliati, ignorati quando chiedevano assistenza medica e accusati di essersela cercata prima di lasciarli in balia dei narcos. Persino i tassisti avevano l’ordine di non aiutare gli studenti. Lo stato c’era, non ha agito e ha addirittura facilitato il lavoro sporco della autorità locali e della criminalità organizzata.

Il direttore per le Americhe di Human Rights Watch (HRW), José Miguel Vivanco ha segnalato in conferenza stampa che gli accadimenti di Iguala sono frutto dell’impunità che regna in Messico da tanti anni e che il presidente ha reagito tardi: “Peña Nieto ha reagito quattro giorni dopo i fatti e l’ha fatto tardi e male perché ha parlato del problema come se si trattasse del Guatemala e invece siamo in Messico. Doveva muovere in quel momento tutti i mezzi e le risorse per impedire quanto successo”. I familiari e le organizzazioni della società civile, insieme ai movimenti sociali, si sono occupate di risvegliare l’attenzione su quanto stava succedendo e di spingere alla ricerca dei desaparecidos e al chiarimento degli eventi. “I diritti umani e la sicurezza pubblica non sono temi prioritari per il governo attuale, infatti sono temi tossici che arrecano un danno all’immagine del paese”, ha spiegato Vivanco.

marcha dall'altoVolti noti, ma non si interviene

Mario Pineda, El MP, e Alberto Pineda Villa, El Borrado, fratelli di María de los Ángeles Pineda Villa da anni sono volti noti. Sono coinvolti nella operazione pulizia, la Operación Limpieza, condotta nel 2008 dal governo federale in quanto pagatori o operatori finanziari del cartello dei Beltran Leyva, incaricati di versare 450mila dollari al mese a funzionari della procura generale della repubblica, secondo quanto dichiarato dal giornalista esperto di narcotraffico José Reveles. Lo scrittore ha parlato di soldi “per le coperture, per essere avvisati di quando c’erano operazioni di polizia, per essere tenuti informati e protetti”. Anche un documento del 29 luglio 2014 li segnala come alleati de “La Barbie”, il boss Edgar Valdez Villarreal.

I due Pineda Villa avrebbero anche dato 150mila dollari al mese al responsabile della sicurezza dello stato del Morelos, Luis Angel Cabeza de Vaca, secondo quanto riportato dalle conclusioni dell’accusa e dalle testimonianze dello stesso Valdez Villareal. “Il crimine organizzato è arrivato a comprare una franchigia chiamata ‘Comune’”, spiega Reveles. Il sindaco Abarca, tra l’altro, ha sostenuto la campagna elettorale del governatore Aguirre e, insieme a sua moglie, ha costruito un piccolo impero di gioiellerie, negozi e un mini-centro commerciale sparsi tra Iguala e la frontiera con gli USA, il che fa pensare a un business funzionale al riciclaggio di denaro sporco.  

Tentativi presidenziali

Il presidente Peña ha presentato l’arresto del sindaco e della moglie come un passo che “contribuirà a chiarire il caso Iguala in modo decisivo” e ha parlato della “cattura dei responsabili”. In realtà non è così. Il caso non è chiuso e le manifestazioni di questi giorni lo dimostrano. Il tassello fondamentale sono i 43 studenti scomparsi che, nonostante le dichiarazioni dei narcos e la conferenza stampa del procuratore, continuano comunque a restare ufficialmente, secondo lo stesso Murillo Karam, “desaparecidos”. Peña ha proposto agli altri partiti e alla società un “patto per la sicurezza”. Lo fa solo ora, dopo aver sottovalutato il problema per quasi due anni, dopo aver tralasciato il tema dell’impunità, del sistema giudiziario viziato e politicizzato e dopo aver nascosto i morti del conflitto interno sotto il tappeto di casa. I familiari hanno incontrato il presidente. Peña li ha ascoltati e ha dialogato. “Gli stessi discorsi di sempre”, “Non ci sono risultati”, hanno detto i genitori deli studenti dopo l’incontro.

DSC_0158 (Small)Alla fine della manifestazione del 5 novembre, durante il comizio finale, i genitori hanno addirittura anticipato l’annuncio del procuratore, annunciando che questi avrebbe presto “risolto il caso” rivelando nuovamente la morte degli studenti e prolungando indefinitamente la raccolta di prove scientifiche che la certificano. “Vogliamo dirvi che non accetteremo che venga fuori il presidente, in una conferenza stampa che sta per annunciare, a dire che nostri figli sono morti”, afferma uno di loro. “Solo vorrei dire al signor Peña Nieto che doveva firmare un accordo per far venire dall’estero dei periti per le ricerche e non l’ha fatto”, dice un altro. E’ un coro di critiche. “In una riunione che abbiamo avuto con il procuratore ci dicono che il sindaco Abarca è innocente perché stava dormendo e non s’è accorto di nulla”, impreca un altro familiare. Una madre conclude: “Facciamo un appello a tutta la cittadinanza affinché non ci lascino soli, rivogliamo vivi i nostri figli, vogliamo giustizia”.

Domande

Di chi sono i 30 cadaveri trovati nelle fosse comuni intorno ad Iguala se, come già dimostrato, non sono quelli degli studenti? Dove sono i responsabili nelle file della polizia che nel 2011 uccisero altri due studenti della normale di Ayotzinapa? Perché, se la procura già nel 2008, nel 2009 e nel 2013 aveva avuto modo di verificare i precedenti criminali di J. L. Abarca e consorte ed era a conoscenza del patto d’impunità in vigore nel Guerrero e a Iguala, non è intervenuta? La strage di Iguala si poteva evitare, così come tante altre. Quanti altri comuni in Messico sono nelle stesse condizioni e nessuno interviene? Quanti sono amministrati dal PRI? Quanti dal PRD o dal PAN (Partido Accion Nacional, di destra)?

DSC_0192 (Small)Perché le autorità, i militari e gli altri corpi della polizia presenti il 26-27 settembre a Iguala hanno lasciato che i narcos e la polizia locale agissero indisturbati? Perché i narcos imprigionati raccontano versioni diverse ogni due settimane su come e dove avrebbero ucciso gli studenti e nascosto i loro resti? Come mai due importanti personaggi del PRD come Angel Aguirre e René Bejarano sapevano delle reti di narco-politica e non hanno impedito la degenerazione della situazione? La risoluzione di un caso didesaparicion forzata si conclude con la scoperta del luogo in cui si trova, viva o morta, la persona scomparsa, con la definizione completa delle responsabilità e il castigo di tutti i responsabili. Può lo stato messicano processare e punire se stesso? Ayotzinapa #FueElEstado. In tanti l’hanno scritto sulle pareti di decine di città messicane e sull’asfalto delle piazze. E il mondo comincia a crederci e ripete il grido: “¡Vivos se los llevaron, vivos los queremos!”.

Da Carmilla