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Mexique: l’ombre de l’armée sur Ayotzinapa

Articolo di Fabrizio Lorusso – Tradotto da  Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي Da LINK (francese) e LINK (spagnolo)

Dès début octobre, les groupes de guérilla dans l’État de Guerrero, d’abord l’Armée Populaire Révolutionnaire (EPR) puis l’Armée révolutionnaire du peuple insurgé les (ERPI), ont émis plus de 10 communiqués impliquant l’armée mexicaine dans la disparition des 43 normaliens à Iguala.

Leurs déclarations sont passées presque inaperçues, bien que de nombreuses déclarations de parents et de membres de l’Union des peuples et des organisations de l’État de Guerrero (UPOEG), dont font partie plusieurs parents des étudiants disparus, se soient orientées vers la même hypothèse, qui est plutôt une accusation.

Le message signalait que parmi les responsables de la disparition des 43 normaliens, il avait deux officiers du 27ème Bataillon d’infanterie : le lieutenant Barbosa et le capitaine Crespo, impliqués dans l’organisation.

En outre, cette semaine, les parents d’Ayotzinapa eux-mêmes ont demandé explicitement aux autorités et au Procureur général de la République, de pousser à fond l’enquête, y compris sur les militaires, ce qui signifie entrer dans les casernes et briser le mur d’inaccessibilité qui protège en quelque sorte le 27ème bataillon d’infanterie, stationné à Iguala et, plus généralement, les forces armées dans le Guerrero.

Historiquement, au moins depuis les années 1970, en pleine Guerre froide et guerre sale, le fait demeure que les militaires étaient en charge de l’attaque répressive de l’État mexicain contre la population, par la torture, l’occupation et le contrôle militaire et les disparitions forcées comme l’une des “techniques” pour “gagner la guerre”.

Phrases du Secrétaire à la Marine

Le Secrétaire à la Marine du Mexique, Vidal Francisco Soberón, a prononcé une série de phrases pour défendre le gouvernement et en même temps, détourner l’attention et viser à criminaliser la protestation sociale: “ça m’énerve encore plus qu’ils manipulent les parents, c’est-à-dire qu’ils manipulent ces gens, parce que c’est ce qu’ils font, ils les manipulent également pour qu’ils désavouent (le gouvernement) ou pour intensifier encore plus ça. Et ça m’enrage encore plus que ces gens qui manipulent les parents ne sont intéressés ni par les parents, ni par ces jeunes, la seule chose qui les intéresse, c’est d’atteindre leurs objectifs de groupe ou de parti “. les déclarations d’EPN (Enrique Peña Nieto) le mois dernier, lorsqu’il a parlé de “tentatives de déstabilisation”, allaient dans la même direction.

“Je pense que c’est parfaitement clair: oui, il y a des groupes, et les groupes et individus qui apparaissent continuellement avec eux, je pense qu’il n’est pas nécessaire de te répondre exactement qui ils sont, ils viennent à la télévision et donc ils ont des noms, et ce groupe qui apparaît partout, en bloquant les routes et tout ça, et en cherchant d’autres choses, non? … partis ? Je n’ai fait allusion à aucun parti “, a poursuivi le secrétaire, qui soutient l’idée, commune et qui n’a rien de nouveau, souvent utilisé pour discréditer les mouvements sociaux, que les manifestants le font sous le contrôle ou la manipulation de quelqu’un d’autre qui utilise leur douleur à d’autres fins. Une autre façon de détourner l’attention.

Jacobo Silva Nogales, El Charco I, huile sur toile, 2001

Seigneur de la Mort

En de nombreuses occasions, les forces armées ont été porteuses d’une tradition de contre-insurrection dans cette région et dans d’autres. Il suffit de rappeler le massacre perpétré par des soldats à El Charco en 1998, quand Ángel Aguirre était gouverneur adjoint. De même, c’est un fait que la militarisation du territoire impulsée par Calderón et maintenue par Peña Nieto a accru le rôle de premier plan, le pouvoir de fait et les ressources de la Marine et de l’Armée de terre et a aggravé la situation déjà chancelante des droits de humains dans le pays, comme les cas emblématiques de Zongolica et Tlatlaya l’ont montré. Et ce ne serait pas les seuls exemples. Le cas du dirigeant communautaire Rosendo Radilla Pacheco, arrêté le 25 août 1974 et disparu après être passé par la caserne militaire d’Atoyac, a suscité la première condamnation historique de la Cour interaméricaine des droits humains contre le gouvernement mexicain en 2009.

Le 28 novembre, dans une interviex avec Variopinto, le général José Francisco Gallardo a parlé de manœuvres de l’armée et de son implication dans la disparition de 43 normaliens, expliquant que “tout ce spectacle -attraper le maire, trouver un seul coupable -, c’est pour éviter que les regards se portent sur l’armée”. Et il a aussi dénoncé la militarisation croissante, dans leur formation et dans leurs pratiques, des police elles- mêmes, qu’elles soient locale, étatique ou fédérale.

Dans le sondage récent du Centre de la Recherche et de la Sécurité Nationale (CISEN), commenté par son ancien directeur Guillermo Valdés, un Mexicain sondé sur quatre attribue la responsabilité de l’assassinat et des disparitions d’Iguala à l’armée, entre autres acteurs, mais aussi à des personnes (Aguirre, EPN, Abarca et son épouse), à des partis politiques (PRD, d’abord, et aussi les autres), à des groupes criminels (Guerriers Unis) et aux forces de police. Cela montre que l’idée d’une collusion à des multiples niveaux et multi-institutionnelle s’est ancrée dans la population.

En 2011, Human Rights Watch (HRW) avait dénoncé la disparition de six personnes dans une boîte de nuit à Iguala, qui s’était produite à 22h30 le 1er mars 2010, en partie enregistrée et confirmée par certains témoins qui ont décrit les ravisseurs et les personnes qui les accompagnaient comme appartenant aux forces armées à en juger par leurs véhicules et leurs uniformes. Le procureur de l’État du Guerrero ouvrit une enquête, mais du renvoyer l’affaire devant la justice militaire, qui dans les 18 mois qui suivirent, n’avait prononcé aucune inculpation concernant le crime: HRW conclut qu’il existe des preuves qui suggèrent fortement l’implication de l’armée. Les six disparus le sont toujours et l’affaire n’est toujours pas éclaircie.

Contrôle social, protection de l’économie et des investissements

Voilà qu’Obama veut maintenant assister le Mexique dans l’enquête. Le business de la guerre est l’un des plus rentables, comme le montrent, ces derniers temps, le Plan Merida et l’introduction massive d’armes dans le pays, et il ne fait aucun doute que parmi les bénéficiaires d’un “état de siège” permanent ou d’une guerre de «basse intensité», se trouvent les secteurs militaires.

Ensuite, cela n’a pas beaucoup d’importance si ces opérations de répression sociale, en particulier dans les régions les plus pauvres du pays, Oaxaca, Guerrero et Chiapas, sont camouflées en protection des infrastructures et des investissements étrangers, ou sont présentées comme visant à la sécurité touristique, économique et logistique des territoires pour que ceux-ci “soient en paix”, puisqu’en fin de compte, elles se traduisent par la militarisation et des garanties offertes aux entreprises, pas pour la population en général. De fait, même la gendarmerie a été créée [avec l’assistance française, NdT] avec pour fonction de protéger les investissements et les installations. L’idée même du président de créer un «corridor» et des zones spéciales pour le “développement” du sud du Mexique est ancienne et ressemble beaucoup à une réédition minimaliste du Plan Puebla Panama de la période de Vicente Fox, mais avec un contrôle plus étroit sur les ressources, les investissements et les structures. Dans ce contexte et avec une conflictualité sociale plus élevée, les tâches militaires ont plus de raisons d’être et de prospérer.

En outre, la «guerre de basse intensité» contre les mouvements sociaux et les attaques de la propagande officielle contre les voix critiques pourront se transformer facilement en répression explicite et déterminée lorsque le feu des projecteurs de la presse internationale et nationale sur Ayotzinapa et le Mexique se sera éteint. Nous avons déjà pu l’expérimenter dans une certaine mesure dans le District fédéral, avec des tentatives de disparitions, des arrestations arbitraires, des infiltrés (dans les manifestations) et des agressions policières, et à plus fortes «doses» à Chilpancingo et dans le Guerrero, avec des affrontements violents et l’écrasement de protestations, mais l’envoi de 2000 policiers fédéraux dans le capitale de l’État, et de presque autant à Acapulco, indique une réponse musclée, non au crime organisé, mais au mécontentement social et à l’exigence de justice et de refondation des institutions pourries.

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Ombres

Ce ne sont pas là des certitudes, mais des hypothèses et des indices. Mais, à ce jour, les affirmations du procureur Murillo Karam sont aussi des hypothèses : avec «fatigue» et mu par le désir de clore le dossier et de le présenter comme un événement local et non un crime d’État, le 7 novembre il a rendue publique la version donnée par trois détenus du groupe “Guerriers Unis”, censés avoir brûlé les corps des normaliens sur la décharge de Cocula et jeté leurs corps dans des sacs en plastique dans une rivière.

Il y a beaucoup d’éléments qui font douter de cette histoire: les pluies qui sont tombées dans la matinée du 27 sur  Cocula; des rapports sur des incendies dans d’autres lieux proches mais pas sur la décharge; le comportement hostile de l’armée, rapportée les étudiants survivants, dans la nuit du 26; la non-intervention des forces armées face à ce qui se passait et leur justification  les jours suivants; et enfin la déclaration de l’équipe de légistes argentins qui, s’ils ont bien identifié, à Innsbruck, les os calcinés du normalien Alexander Mora, n’ont pas  pu certifier comment ces restes sont arrivés dans la zone où ils ont été collectés dans des sacs en plastique.

Enfin, le 11 décembre, des scientifiques de l’Université nationale autonome de Mexico (UNAM) ont réfuté l’hypothèse du bureau du Procureur général (PGR): “Il est impossible qu’ils aient été brûlés à Cocula, et les autorités ont un grave problème, parce que s’ils n’ont pas été brûlés à Cocula, qui les a brûlés et où ont-ils été brûlés ? », demande Jorge Montemayor, chercheur à l’Institut de Physique de l’UNAM. Selon le chercheur, pour incinérer 43 cadavres, on a besoin de 33 tonnes de grumes de quatre pouces de diamètre, l’équivalent de deux camions de bois de chauffage et 53 litres d’essence par corps sont nécessaires. Si, comme le soutient également la PGR, sur la base des aveux des trafiquants de drogue, le bûcher a été alimenté avec des pneus, selon les scientifiques de l’UNAM, 995 pneus de voitures auraient été nécessaires pour mener à bien l’opération, de sorte qu’ils considèrent que l’hypothèse officielle ne reposerait sur “aucun fondement dans les faits physiques et chimiques naturels”.

Tout cela ouvre la port à des interprétations différentes, y compris celles pouvant impliquer dans la tuerie d’autres acteurs, dont l’armée et, surtout, le 27ème bataillon qui a opéré “comme si de rien n’était” dans une zone pleine de fosses communes pendant des années. “Rappelez-vous que dans la guerre sale, si quelqu’un était expert dans les disparitions forcées, c’était précisément l’armée”, a déclaré Omar Garcia, l’un des normaliens survivants. Même une narcomanta* présumée, signée par le caporal Gil, lieutenant du chef des Guerriers Unis Sindronio Casarrubias, accrochée le 31 octobre, indiquait l’armée, mentionnant les noms du lieutenant Barbosa et du capitaine Crespo comme responsables de la disparition des 43.

En dépit d’indices pour le moins “suggestifs”, aucune enquête n’a été officiellement ouverte sur

l’implication de l’armée. Francisco Javier García, maire de Chilapa, Guerrero a dit il ya environ 10 jours que, malgré la forte présence des forces fédérales dans la ville, le crime organisé continue d’agir, essentiellement à l’ombre de l’armée. Ce n’est qu’un autre exemple, de toute évidence pas le seul. De même, Abarca est un exemple parmi tant d’autres, couverts par les autorités pendant des années.  Le “couple impérial,” les Abarca,  avait des relations étroites non seulement avec les narcos du Guerrero bras armé et complices de la police municipale et du maire, mais aussi avec les commandants militaires de haut rang à Iguala, bien que ceux-ci aient déclaré que leurs relations n’étaient qu’institutionnelles.

En juillet 2013, le portail internet de l’État de Guerrero a signalé la disparition de 17 autres étudiants à Cocula et, selon certains témoignages, avec l’implication de la police municipale. Est-ce que l’armée n’était pas sur place pour assurer la sécurité des citoyens et combattre les narcos dans le cadre de la «guerre contre la drogue»? Si la police et les narcos sont devenus des associés agissant en collusion, la Marine et l’Armée de terre ne vont-elles pas intervenir pour freiner cette dérive? Pourquoi sont-elles là? Il semble bien que les forces de sécurité, et pas seulement l’armée, s’installent plus pour garantir une protection minimale aux entreprises minières, aux infrastructures et aux multinationales et pour le contrôle social que pour «pacifier». D’ailleurs la notion même de “faire la paix” avec des armes est un oxymore en soi.

* Les narcomantas sont des messages publics sous formes de banderoles, laissés par des groupes criminels, appartenant à un cartel de la drogue, pour revendique et justifier leurs assassinats ou adresser des mises en garde à des groupes rivaux, des politiciens ou des entrepreneurs, ou même offrir des récompenses pour la capture de membres de groupes rivaux. Ci-dessous la narcomanta évoquée par l’auteur [NdT]

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Per concessione di Tlaxcala
Fonte: http://www.revistavariopinto.com/variopintoaldia/nota.php?id=4531
Data dell’articolo originale: 11/12/2014
URL dell’articolo: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=14156

La sombra del ejército sobre Ayotzinapa

ejercito ayotzi
(Fabrizio Lorusso – Revista VariopintoDesde principios de octubre los grupos guerrilleros del estado de Guerrero, en primer lugar el Ejército Popular Revolucionario (EPR) y el Ejército Revolucionario del Pueblo Insurgente (ERPI), han estado emitiendo más de 10 comunicados implicando al Ejército Mexicano en la desaparición de los 43 normalistas en Iguala.

Sus llamados pasaron casi desapercibidos, aunque también numerosas declaraciones de los padres de familia y de integrantes de la Unión de Pueblos y Organizaciones del Estado de Guerrero (UPOEG), de la cual asimismo forman parte varios familiares de los estudiantes, se han orientado hacia la misma hipótesis que, mejor dicho, es una acusación.

El mensaje señalaba que, entre los responsables de la desaparición de los 43 normalistas,había dos oficiales del 27 batallón de infantería: el teniente Barbosa y el capitán Crespo, involucrados con la organización.

Además, justo esta semana, los propios padres de Ayotzinapa pidieron explícitamente a las autoridades y a la PGR que se vaya a fondo en la investigación, incluyendo asimismo a los militares, lo cual significa meterse en los cuarteles y romper el cerco de inaccesibilidad y distancia que, de alguna manera, protege al 27 batallón de infantería, operativo en los alrededores de Iguala y, más en general, a las fuerzas armadas en Guerrero.

Históricamente, al menos desde la década de 1970, en plena Guerra Fría y Guerra Sucia, queda el hecho de que los militares estuvieron al frente del embate represivo del estado mexicano contra la población por medio de la tortura, la ocupación y el control militar y la desaparición forzada como unas de las “técnicas” para “ganar la guerra”.

Frases del Secretario de Marina

El Secretario de la Marina Armada de México, Vidal Francisco Soberón, pronunció una serie de frases que defienden el gobierno y, al mismo tiempo, desvían el foco de atención y apuntan a criminalizar la protesta social: “Me enoja más todavía que manipulen a los padres de familia, es decir, manipulen a esta gente, porque eso es lo que están haciendo, la están manipulando igualmente para no reconocer (al gobierno) o para seguir incrementando esto. Y más coraje me da de que esta gente que está manipulando a los padres de familia no les interesa ni los padres ni estos muchachos, no les interesa, les interesa únicamente alcanzar sus objetivos de grupo o de partido”. Las declaraciones del mes pasado de EPN en las que hablaba de “intentos de desestabilización” iban en la misma dirección.

“Creo que está perfectamente claro: sí hay grupos, y lo especifico, grupos y personas que son las que aparecen continuamente con ellos, creo que no hay necesidad de contestarte exactamente quiénes son, salen en televisión y tienen ahí su nombre, y este grupo que aparece en todos lados, cerrando caminos, y demás, y buscando otro tipo de cosas, ¿no?.. de partidos, no me referí a ningún partido”, siguió el Secretario quien apoya la idea, común y nada nueva, a menudo utilizada para desacreditar los movimientos sociales, de que quienes protestan lo hacen bajo el mando o la manipulación de alguien más que utiliza su dolor para otros fines. Parece otra manera de desviar la atención.

Señor Matanza

En muchas ocasiones, las fuerzas armadas se hicieron portadoras una tradición contrainsurgente en esa y otras regiones. Baste con recordar la matanza perpetrada por militares en El Charco en 1998, cuando Ángel Aguirre era gobernador sustituto. Igualmente, es un hecho que la militarización del territorio propulsada por Calderón y mantenida por Peña Nieto ha acrecido el protagonismo, el poder de facto y los recursos de Marina y Ejército y ha empeorado la de por sí ya tambaleante situación de los derechos humanos en el país, como los casos emblemáticos de Zongolica y Tlatlaya han mostrado. Y no serían los únicos ejemplos. El caso del líder social Rosendo Radilla Pacheco, detenido el 25 de agosto de 1974 y desaparecido después de su paso por el cuartel militar de Atoyac, provocó la primera histórica condena de la Corte Interamericana de los Derechos Humanos contra el Estado mexicano en 2009.

El 28 de noviembre, en entrevista con Variopinto (Link), el General José Francisco Gallardo habló de maniobras del ejército y de su involucramiento en la desaparición de los 43 normalistas, ya que “Todo este show —agarrar al presidente municipal, encontrar a un único culpable— es para que no se concentre la mirada en el Ejército”, explicó. Y denunció también la creciente militarización, en su formación y en sus prácticas, de las mismas policías, tanto locales como estatales y federales.

En la encuesta levantada y comentada recientemente por el ex director del Cisen, Guillermo Valdés, uno de cuatro mexicanos entrevistados le atribuyen la responsabilidad de la matanza y las desapariciones de Iguala al ejército, entre otros actores, pero también a individuos (Aguirre, EPN, Abarca y su esposa), a partidos políticos (PRD, primeo, y también los demás), a grupos delincuenciales (Guerreros Unidos) y los cuerpos policiacos. Eso muestra que la idea de una colusión multinivel y multinstitucional cundió en la población.

En 2011, 2011 HRW (Human Rights Watch) denunció la desaparición de 6 personas en un club nocturno de Iguala, acaecida a las 22:30 del 1 de marzo de 2010, en parte grabada y confirmada por algunos testigos que describieron a los secuestradores y las personas que los acompañaban como pertenecientes a las fuerzas armadas por sus vehículos y uniformes. La procura estatal investigó, pero tuvieron que remitir el caso al foro militar que, en los 18 meses siguientes, no había formulado acusaciones relativas a ese crimen: HRW concluye que hay pruebas que sugieren decididamente el involucramiento del Ejército. Los seis desaparecidos siguen en esta condición y el caso no se esclarece.

Control social, protección de la economía y la inversión

Ahora Obama desea apoyar a México en la investigación. El negocio de la guerra es uno de los más rentables, como lo muestran, en épocas recientes, el Plan Mérida y la introducción masiva de armas al país, y no cabe duda de que, entre los beneficiarios de un “estado de sitio” permanente o de una guerra de “baja intensidad”, están los sectores castrenses.

Luego, no importa mucho si estas operaciones de represión social, sobre todo en las entidades más pobres del país como Oaxaca, Guerrero y Chiapas, se disfrazan de protección de la infraestructura y de la inversión foránea, o bien, si se presentan como operativos para la seguridad turística, económica y logística de los territorios para que “estén en paz”, pues finalmente se traducen en militarización y garantía para los negocios, no para la población en general. De hecho, la misma gendarmería nació con la función de proteger inversiones e instalaciones. La misma idea del presidente de crear un “corredor” y áreas especiales para el “desarrollo” del Sur de México es vieja y se asemeja mucho a una reedición minimalista del Plan Puebla Panamá del periodo de Vicente Fox, pero con un control más férreo sobre recursos, inversiones y estructuras. En este contexto y con mayor conflictividad social, las tareas militares tienen más razones de ser y prosperar.

Además, la “guerra de baja intensidad” contra los movimientos sociales y la embestida de la propaganda oficial hacia las voces críticas se podrá transformar fácilmente en represión explícita y decidida cuando se apaguen los reflectores de la prensa internacional y nacional sobre Ayotzinapa y México. Ya lo hemos podido experimentar en cierta medida en el Distrito Federal, con intentos de desaparición, arrestos arbitrarios, infiltrados y agresiones policiacas, y en “dosis” mayores en Chilpancingo y en Guerrero, con choques violentos y aplastamiento de la protesta, pero el envío de 2000 policías federales en la capital de la entidad, junto a casi otros tantos en Acapulco, habla de una respuesta con mano dura, no frente al crimen organizado, sino frente al descontento social y a la exigencia de justicia y refundación de instituciones podridas.

Sombras

No son certezas, son hipótesis e indicios. Pero también, hasta la fecha, son hipótesis las declaraciones del procurador Murillo Karam quien, con “cansancio” y movido por el afán de cerrar el caso y presentarlo como un episodio local y no como un crimen de estado, el 7 de noviembre difundió la versión de tres detenidos del grupo Guerreros Unidos que presuntamente habrían quemado a los normalistas en el basurero de Cocula y arrojado sus restos en bolsas de plástico en un río.

Hay muchas dudas acerca de esta narración: las lluvias que habrían caído en la madrugada del día 27 en Cocula; los reportes de incendios en otros parajes cercanos pero no en aquel basurero; el comportamiento hostil de los militares, relatado por los estudiantes sobrevivientes, en la noche del 26; la no intervención de las fuerzas armadas ante lo que estaba ocurriendo y sus justificativas los días siguientes; y finalmente la declaración de los forenses argentinos quienes, si bien han confirmado la identificación de los huesos calcinados del normalista Alexander Mora realizada en Innsbruck, no han podido certificar cómo es que llegaron los restos en la zona en donde fueron recogidos en bolsas de plástico.

Finalmente, el día 11 de diciembre, científicos de la Universidad Nacional Autónoma de México (UNAM) desmintieron la hipótesis de la Procuraduría General de la República (PGR): “Es imposible que hayan sido quemados en Cocula, y la autoridad está en un serio problema porque si no se quemaron en Cocula, ¿quién los quemó y en dónde se quemaron?”, afirma Jorge Montemayor, investigador titular del Instituto de Física de la UNAM. Según el investigador, para cremar 43 cadáveres se requieren 33 toneladas de troncos de cuatro pulgadas de diámetro, equivalentes a dos trailers de leña y 53 kilos de gas por cada cuerpo. Si, como también sostiene la PGR y los narcos confesos, el rogo se hizo con llantas, según los científicos de la UNAM, se hubieran necesitado unas 995 llantas de autos para llevarlo a cabo, por lo cual estiman que la hipótesis oficial no tendría “ningún sustento en hechos físicos o químicos naturales”.

Todo esto abre el espacio a interpretaciones distintas que, inclusive, podrían involucrar en la matanza a otros actores y, entre ellos, el ejército y, en especial, al 27 batallón que ha estado operando “como si nada” en una zona repleta de fosas clandestinas durante años. “Acuérdense que en la guerra sucia, si alguien era experto en desaparecer personas, era precisamente el Ejército”, dijo Omar García, uno de los normalistas sobrevivientes. Hasta una presunta narcomanta, firmada por el cabo Gil, lugarteniente del capo de Guerreros Unidos, Sindronio Casarrubias, colgada el 31 de octubre, apuntaba hacia el Ejército, pues mencionaba los nombres del teniente Barbosa y del capitán Crespo como responsables de la desaparición de los 43.

En efecto, no se han abierto oficialmente líneas de investigación que involucren al sector castrense, pese a indicios cuando menos “sugerentes”. Francisco Javier García, alcalde de Chilapa, Guerrero, declaró hace unos 10 días que pese a la fuerte presencia de las fuerzas federales en el municipio el crimen sigue actuando, básicamente a la sombra del ejército. Es otro ejemplo, evidentemente no el único. De la misma manera, Abarca no es que un ejemplo entre muchos, solapados por las autoridades durante años, pues también trascendieron las relaciones cercanas de la “pareja imperial”, los Abarca, no sólo con el narco guerrerense, brazo y cómplice dela policía municipal y del alcalde, sino también con los altos mandos militares en Iguala, aunque estos han declarado que se trataba sólo de relaciones institucionales.

En julio 2013, el portal del estado de Guerrero reportó la desaparición de otros 17 estudiantes en Cocula y, según algunos testimonios, hubo el involucramiento de la policía municipal. ¿Acaso no estaba allí el Ejército para brindar algún tipo de seguridad a la ciudadanía y combatir a los narcos en el marco de la llamada “guerra al narcotráfico”? Si la policía y los narcos ya se tornaron una corporación asociada y están coludidos, ¿no intervienen la Marina y el Ejército para frenar esa deriva? ¿Para qué están allí? Parece que las fuerzas de seguridad, no sólo las militares, se instalen más para garantizar la salvaguarda mínima de las compañías mineras, de las infraestructuras, de las multinacionales y para el control social que para “pacificar”, además de que el concepto de “hacer la paz” con las armas es un oxímoron de por sí.

Colombia: Silencio en el Paraíso, il film sui falsi positivi e le favelas di Bogotà

Una storia d’amore adolescenziale è la scusa per raccontare al grande pubblico, per la prima volta in un film, il dramma dei “falsi positivi” in Colombia, cioè le esecuzioni illegali di cittadini da parte dell’esercito e le forze di polizia usate per poter presentare le vittime come guerriglieri caduti in combattimento e aspirare a premi e carriera. Leggi: Cosa sono i falsi positivi? e Cine Colombia: una historia de falsos guerrilleros.

La película colombiana cuenta la historia de la pobreza y la guerra que se presenta en un barrio de Bogotá, donde unos jóvenes son son sus protagonistas. Ronald un muchacho de 20 años que posee una bicicleta con la cual trabaja está enamorado de Lady, una chica del barrio, pero esta historia de amor se verá interrumpida por las pretensiones de un general.
Fuente:
http://www.citytv.com.co/videos/714106/silencio-en-el-paraiso-trailer-de-la-p…

 

Il Nuovo Presidente del Guatemala (Forse)

Il soldato guatemalteco si rivolge ai due giornalisti: “Li abbiamo solo portati qua e li abbiamo mostrati al Maggiore, poi lui li ha interrogati affinché dicessero qualcosa ma anche così no, non han detto niente. Né con le buone né con le cattive hanno parlato”.

Interviene quindi il trentenne Maggiore Otto Pérez Molina (favorito alle presidenziali del 2011 in Guatemala) che procede alla lettura di una lettera o volantino: “L’artigiano povero lotta affianco all’operaio, il contadino povero lotta affianco all’operaio, la ricchezza è prodotta da noi poveri, l’esercito viene a prendere i contadini poveri, uniti abbiamo più forza e siamo invincibili, tutta la famiglia sta dentro la guerriglia”.
Continua Pérez: “Ecco c’è un’altra cosa importante. L’Esercito Guerrigliero dei Poveri (EGP), hasta la victoria, siempre”.

Il giornalista: “Allora qui stanno dicendo che l’esercito, insomma, ha ucciso della gente”.
Pérez Molina: “Esatto”.

Siamo nel cosiddetto “triangolo Ixil”, nel territorio maya della regione del Quiché, nel Nord-Ovest del Guatemala. Anno 1982: nel pieno della guerra civile, proprio nella sua fase più cruenta con stragi e rastrellamenti continui contro la popolazione. Più tardi, negli anni novanta, la Commissione per la Verità promossa dall’ONU col nome di “Memoria de silencio” avrebbe classificato queste operazioni come un vero e proprio genocidio contro le etnie di origine maya.

L’EGP, l’esercito del popolo, è stato fondato in questa zona ed è particolarmente attivo grazie anche al sostegno di buona parte degli abitanti. A livello nazionale le guerriglie d’ispirazione marxista si stanno associando per resistere alla dura controffensiva militare del dittatore in carica Ríos Montt e fondano l’esercito Unidad Revolucionaria Nacional Guatemalteca – URNG.

Nel paese centroamericano tra il 1960 e il 1996, anno in cui si firmarono gli accordi di pace, la guerra causò oltre 200mila morti, 40mila desaparecidos e 450mila rifugiati costretti ad abbandonare le loro case. L’esercito aveva il supporto logistico e militare statunitense e si serviva altresì di armi israeliane. Il Guatemala vive in un regime “tendenzialmente” democratico dal 1985-86, anno in cui terminò l’ultimo periodo della dittatura militare.
Nel 1982 la giunta era presieduta dal Generale Efraín Ríos Montt il quale s’è addirittura candidato per la presidenza ed è stato sconfitto nel 1999.

Il video presentato sopra mostra “al lavoro” il (probabile) prossimo presidente del Guatemala, vincitore al primo turno delle elezioni di domenica 11 settembre e favorito per il ballottaggio del 6 novembre contro il già noto “Berlusconi del Petén”, il quarantenne avvocato Manuel Baldizón. Pérez spiega la situazione ai giornalisi e legge una lettera o un volantino sottratto ai prigionieri appena giustiziati. http://www.carmillaonline.com/

PER FINIRE ALCUNI LINK DI APPROFONDIMENTO

questo link trovate il seguito dell’intervista all’allora Maggiore dell’esercito guatemalteco Otto Pérez Molina e ad altri militari che spiegano l’uso delle armi di provenienza israeliana che hanno in dotazione. Descrivono anche alcune loro azioni di rastrellamento della popolazione civile durante il conflitto armato.

L’organizzazione per la difesa dei diritti dell’uomo RightsAction segnala a questo Link il video del 1982 del Generale specificando (originale in inglese) che:

In data 6 luglio 2011, tre attivisti per i diritti umani hanno formalmente presentato un rapporto con rispettiva lettera sulla tortura al professor Juan Mendez, il Delegato Speciale sulla Tortura delle Nazioni Unite.
La lettera sostiene che il Generale Otto Pérez Molina è stato coinvolto direttamente nell’uso sistematico Della tortura e in atti di genocidio durante la lunga guerra civile del Guatemala. Era al comando specificamente nel Triangolo Ixil nel 1982 durante le campagne di massacro condotte villaggio per villaggio ed è stato direttamente responsabile per la lunga detenzione e tortura e la sparizione del prigioniero di guerra Efrain Bámaca Velasquez. Gruppi di manifestanti a Washington hanno chiesto recentemente l’annullamento del visto di Pérez Molina per gli Stati Uniti che oggi si presenta come un riformista moderato sostenitore della pace.
Leggi tutto qui: LINK

Il sito guatemalteco di controinformazione e giornalismo PLAZA PUBLICA ha una serie di articoli in spagnolo molto interessanti 1. QUI e 2. QUI e un’intervista completa con Pérez Molina 3. QUI.

1. Il primo link s’intitola “Per le sue azioni lo conoscerai” ed è un reportage dettagliato della carriera militare e politica del Generale.

2. Il secondo “Otto Pérez: finanziatori, alleanze, Nebaj e i Mendoza”. Sui nessi col mondo del narcotraffico, i finanziamenti della campagna elettorale 2007 (riflessi in parte anche su quella “vittoriosa” di quest’anno”) e le accuse legate al periodo della guerra civile.

3. L’intervista infine s’intitola “Voglio proprio vedere qualcuno che mi dimostra che c’è stato un genocidio” e il titolo parla da sé.

La polemica sull’uso del termine genocidio è QUI.

Infine un blog con molti contenuti critici sulla situazione del Guatemala QUI.

Nota final. El periodista que entrevista a OPM es Allain Nair, a quien se observa tomando fotografías es; Jean-Marie Simon. El clip es parte del documental Titular de Hoy: Guatemala, el cual fue filmado en 1982. El documental esta disponible en su totalidad en el mismo usuario de Youtube, allí también está la información para adquirirlo en versión DVD

Haití Militarizado

En Puerto Príncipe, la capital de Haití asolada por el terremoto del 12 de enero de 2010 que cobró 250 mil víctimas, Estados Unidos tiene su cuarta embajada más grande del mundo. Dos días después del temblor, miles de marinos armados salieron hacia la isla a una “misión humanitaria” sin la autorización del gobierno local. La embajada de EU no había señalado la presencia de peligros para la seguridad, así que las críticas hacia la “militarización de la ayuda” fueron muchas y justificadas. Asimismo, las Naciones Unidas en Haití habían declarado que los cascos azules allí desplegados – que pasaron de 9 mil a 12 mil unidades en el mismo enero– serían más que suficientes. Sin embargo, Hillary Clinton liquidó las críticas tachándolas de “periodismo irresponsable”.

Mientras tanto, la administración de Obama seguía sosteniendo la necesidad de una intervención armada y, una semana después de la invasión de facto, “aconsejó” al presidente haitiano, René Préval, la emisión a posteriori de un comunicado para pedir a Estados Unidos una “asistencia en el aumento de la seguridad”, según revelan los cables de Wikileaks en manos del semanario Haití Liberté. Muchos analistas consideraron estas maniobras como un disfraz para la tercera invasión estadunidense de Haití, bajo algún tipo de amparo internacional, en menos de veinte años. La primera fue en 1994 para apoyar el regreso del primer presidente electo democráticamente, Jean-Bertrand Aristide, tras un golpe que le impidió gobernar en los tres años anteriores. La segunda fue en febrero de 2004, básicamente para sacar al mismo Aristide del país e instalar un presidente más complaciente.

Inmediatamente después del sismo, los militares establecieron su base de operaciones en el aeropuerto Toussaint-Louverture, pero dentro de las primeras dos semanas la mayoría de las tropas ya se había asentado en los campos de refugiados que surgieron por toda la ciudad y sus alrededores. Más de un millón y medio de haitianos se fueron a los mil 354 campamentos de la capital, pero sólo los más afortunados pudieron encontrar asistencia, comida, tiendas de campaña y lonas mínimamente adecuadas. Debajo de cada una de ellas, en las noches, podían encontrar amparo hasta veinte personas que también compartían la ración semanal de arroz y frijoles. Ésta era asignada por las ONG a una mujer “jefa de hogar” quien se encargaba de su preparación y repartición. Así funcionaba dentro del campamento principal del barrio Delmas-Petion Ville, una enorme aglomeración de 60 mil desplazados en lo que anteriormente fue un campo de golf. Paradójicamente, este centro deportivo de la elite capitalina había sido construido por los mismos marinos estadunidenses durante su primera ocupación militar en Haití de 1915 a 1934.

Para finales de enero ya había 22 mil soldados en los puntos estratégicos del área metropolitana. Las ayudas llegaban de manera muy selecta e insuficiente, sobre todo en los campos más pequeños que, posiblemente, no llamaban la atención de las multinacionales de la solidaridad y de las estrellas de Hollywood. El campamento Delmas había pasado bajo la égida de los militares y de la ONG Catolic Relief Service, patrocinada por el actor Sean Penn. Ahora ya no hay distribución general de comida y el recién electo presidente Michel Martelly planea el desmantelamiento de los seis campamentos más grades, pese a la falta casi total de viviendas alternativas para los damnificados. El cuarenta por ciento de los campos no cuenta con acceso a agua potable y el treinta por ciento ni siquiera tiene servicios higiénicos.

Asimismo, los 700 mil sin techo que quedan padecen el hostigamiento de las brigadas Bricor, entrenadas en el uso de la fuerza por Risk Inc, una compañía de seguridad privada estadunidense. La Risk es también conocida en México por sus presuntos adiestramientos en técnicas de tortura. Las Bricor desalojan a la población de terrenos públicos y privados, actúan con violencia y amenazas destruyendo las carpas y los pocos bienes de la gente indefensa bajo la total indiferencia gubernamental. Además, el presidente Martelly afirmó que hay delincuentes y armas en esos campamentos, así que ya constituirían un problema de seguridad. En cambio, los verdaderos problemas son el mal manejo de las ayudas –codiciadas por las transnacionales de los países donantes y perdidas en la burocracia– y la falta de alternativas y planes compartidos de desarrollo, así como la proliferación de la seguridad privada al margen de las reglas.

Por otro lado, la Minustah, la misión para la estabilización de Haití, es la tercera en importancia en el mundo entre todas las que mantienen las Naciones Unidas y tiene dos ramas, la militar y la policíaca, desde hace siete años. Es decir, desde el año en que el ex presidente Aristide, quien acaba de volver a Haití tras un exilio en la República Sudafricana, sufrió el mencionado golpe de Estado, el 28 de febrero de 2004. Los marinos estadunidenses tomaron el control del país y se hicieron responsables de una violenta represión contra la población civil. Aristide fue obligado a dejar su cargo y fue deportado como consecuencia de las “rebeliones populares” que, durante años, habían sido fomentadas por opositores políticos, paramilitares, agencias estadunidenses (como el IRI, International Republican Institute, la CIA y la USAID) y grupos como el G184, financiado incluso por Francia y la Unión Europea y dedicado a tareas de desestabilización política, aunque su misión era la defensa de los derechos humanos.

Desde el octubre pasado, Haití, el país más pobre del hemisferio occidental, ha sido golpeado también por una epidemia de cólera que, en los medios, parece algo lejano y olvidado, mas, en realidad, sigue cobrando víctimas: ha matado a casi 6 mil personas en ocho meses, contagiando a más de 350 mil. La Cruz Roja y la ONG Médicos sin Fronteras, la cual ha tratado más del cuarenta por ciento de los casos hasta la fecha, volvieron a lanzar una alarma por el aumento de los contagios en Puerto Príncipe, más de 20 mil, en mayo y junio. La enfermedad alcanzó en noviembre de 2010 a la vecina República Dominicana y se calculan allí entre setenta y 170 víctimas. Aún está vivo el recuerdo de los 10 mil muertos que cobró el cólera en América Latina entre 1991 y 2005, a partir de un brote en Perú. Sin embargo, en la isla no se había detectado la bacteria en el último siglo, por lo que se acusó a los extranjeros de su difusión. Pese a las desmentidas de la ONU, cada vez más estudios científicos han demostrado que la cepa del cólera en Haití llegó de Nepal, donde la enfermedad es endémica, y los portadores fueron precisamente los cascos azules de ese país, ubicados en la norteña provincia de Artibonite. En junio llegó también la validación de estos estudios por parte del gubernamental CDC (Center for Disease Control de EU) y, por cierto, no mejoró la imagen de las fuerzas internacionales en el país.

Además de las enfermedades y las catástrofes naturales, amplificadas por la pobreza extrema y la falta de infraestructura, también están la embajada estadunidense y los intereses económicos de las petroleras Exxon y Chevron para complicar las cosas: los Petro Caribe Files de Wikileaks, o sea los cables sobre las presiones de EU en contra del acuerdo energético de Venezuela con Haití, revelaron que incluso la embajada de ese país había admitido que el acuerdo sería muy benéfico para el pueblo haitiano. Claro, no lo sería para las petroleras estadunidenses y la oposición fue constante. Kim Ives, coautor de un reportaje sobre el tema, habla de un “embajador quien manipula a un presidente y sus funcionarios, diciéndoles qué hacer, que ellos no entienden esto y lo otro, tratando de decirles cuáles son los intereses de Haití. Es la cumbre de la arrogancia”.

Frente a todo ello, por mucho tiempo los haitianos se preguntaron legítimamente por qué las ayudas internacionales de muchos países venían acompañadas de las milicias estadunidenses y hasta por “folclóricos” gendarmes y carabineros de Francia e Italia. Los temas de la soberanía, la militarización y la “democracia armada” estuvieron a debate en la campaña para las elecciones presidenciales de marzo pasado y, tanto el ex mandatario Prèval como la candidata derrotada, Mirlande Manigat, habían prometido el progresivo retiro de los cascos azules. No parece desear lo mismo el presidente Martelly. En efecto, el 15 de octubre pasado los quince miembros del Consejo de Seguridad decidieron renovar por un año el mandato de la Minustah que cuenta hoy con 8 mil 940 soldados y 4 mil 391 policías bajo el mando, respectivamente, del general brasileño Luiz Guilherme Paul Cruz y del argentino Geraldo Chaumont. El contingente brasileño, con sus 2 mil 600 efectivos, es el más importante y el costo total anual de la misión está estimado en 600 millones de dólares.

Aunque se le concedió a Brasil el mando militar por motivos de imagen y para mantener un aparente equilibrio entre potencias, la financiación de la misión depende del Consejo y la coordinación estratégica de la misma está a cargo del guatemalteco Edmond Mulet, el estadunidense Kevin Kennedy y el canadiense Nigel Fisher. La participación de las Naciones Unidas en Haití comenzó en febrero de 1993 y continuó, luego, con numerosas misiones hasta 2001. Tras el golpe de 2004 y seis meses de ocupación de tropas de eu, Francia, Canadá y Chile, se autorizó finalmente la creación de la Minustah que ha ido adquiriendo cada vez más funciones, desde la seguridad interna al tema electoral y a la reforma de la policía haitiana. Si bien una de sus tareas sería la defensa de los derechos humanos, la misión ha tenido un papel controvertido a partir de 2006, es decir, desde que Prèval le atribuyó la facultad para las actividades de inteligencia y represión en los barrios slum de la capital, como Citè Soleil, uno de los bastiones políticos de Aristide y su partido Fanmi Lavalas. Se trataba de un territorio difícil, casi fuera del control estatal, que había sido señalado como un foco rojo para el combate a la delincuencia. Sin embargo, la Minustah actuó con base en listas de presuntos culpables en las que figuraban, más bien, ciudadanos comunes y militantes políticos.

A menudo, esta represión indiscriminada confundió a las bandas de delincuentes con los grupos civiles organizados del barrio y, por tanto, hubo víctimas inocentes en las operaciones de guerra conducidas con cañonazos de tanques en contra de las casas. Algunos miembros de la asociación de abogados para la defensa de los derechos humanos aumohd, activa en Puerto Príncipe desde 2005, y su presidente Evel Fanfan, pudieron comprobar, en ese entonces, los errores contenidos en las listas que guiaban las acciones armadas de la Minustah y del gobierno haitiano. Finalmente, las violaciones y matanzas fueron reconocidas por el comandante brasileño, Augusto Heleno Ribeiro Pereira, quien dimitió en 2005 y declaró que la Minustah recibía presiones de Francia, Estados Unidos y Canadá para hacer un mayor uso de la violencia contra las presuntas bandas de criminales que, según la información oficial, dominaban completamente las periferias metropolitanas.

El mito internacional, construido con matices racistas y estereotipos, que nos quiere presentar al pueblo haitiano como violento y descontrolado, como incapaz de armar su propio destino, sigue difamando a la gente de Haití sin explicarnos su sociedad, sus lastres y sus problemas reales. La ocupación y la militarización son parte de éstos. Este mito y la militarización consecuente deberían desmontarse a partir de los hechos, algunos de los cuales están en este artículo. En cambio, la versión edulcorada de los acontecimientos ha servido, a menudo, para justificar su constante escalada.

di Fabrizio Lorusso da: Kaos   o La Jornada

Denunciano l’insuccesso delle elezioni in Honduras e la repressione alla resistenza

 

 

Segundo Golpe de Estado en Honduras- Fabricio EstradaII colpo di Stato in Honduras – del poeta Fabricio EstradaTestimonianze della giornata elettorale di domenica 29 novembre in Honduras: astensionismo, resistenza, repressione

Domingo, Noviembre 29, 2009 – 18:47

El domingo amanece al mismo ritmo del 28 de junio. Los helicópteros baten la luz tranparentemente engañosa. Por la madrugada, los golpistas de la Alcaldía Municipal han lanzado una quema de pólvora para “iniciar la fiesta”.

Se comienzan a recibir las transmisiones y los periodistas del golpe visten sus frases con trajes de satre bien cortados y florecitas elegantes en el pecho. Rodrigo Won Arévalo, el siniestro personaje de Abriendo Brecha y Canal 10 es de los primeros en aparecer dando sus votos de fidelidad al Golpe de Estado. Sin césar, los reporteros repiten que esto es histórico y que la afluencia es masiva, sin embargo, las tomas dicen otra cosa: la gente que llega a los centros de votación que se muestran, son los típicos “blanquitos” que enajenan a la opinión pública, y es por eso que las transmisiones se dan desde lugares de clase media alta.

La población del voto duro eterno se dirige a cuenta gotas hacia las escuelas e institutos dispuestos y a pesar de ello no parecen ser suficientes como para saciar las necesidades básicas de los golpistas, seres extrañamente lejanos que siguen gritando a viva voz una alegría desproporcionada para lo que realmente sucede.

Desde el  interior de la República siguen llegando las noticias de la masiva militarización y de la intimidación galopante a medida que transcurren las horas. Hay aldeas y pueblos que han sido cercados con la intención inversa de impedir que la Resistencia salga a las calles.

A pesar de ello, en San Pedro Sula no se amilanan y lograr organizar una marcha que es precedida por 34 cruces simbólicas rematadas por los nombres de la víctimas de esta dicatdura. Salen del Campo Dandy y se dirigen valientemente hacia la Plaza Central donde se encuentran compañeros en huelga de hambre desde hace dos días. Marchan las consignas, marcha esa Resistencia declarada muerta por los medios golpistas.

Al acercarse a la Plaza Central comienza la represión y de nuevo la brutalidad sin tregua. Vuelven las nubes cargadas de la tormenta lacrimógena, los golpes de tolete a las mujeres y la saña indiscriminada contra todo lo que se mueva, incluidos periodistas extranjeros.

Concluida esta tarea, los gorilas se dirigen a la ciudad de Choloma, al norte de San Pedro Sula y persiguen a los mlitantes de la Resistencia lanzando gases dentro de las casas. Las imágenes se alternan con tomas de señoronas riendo y caciques políticos felicitando al pueblo hondureño libre y democrático. El día de ayer, la libertad y la democracia hondureña ha desarrollado sus mecanismos preventivos y ha apresado a cientos de compañeros en todo el territorio nacional. Ha secuestrado, ha cateado. Las amenzas de los gorilas ponen en vilo a los y las jueces de ejecución que intentan liberar a los prisioneros sin justificantes legales.

En Tegucigalpa, anoche la cacería ha sido selectiva en muchos puntos y la policía apalea a quien encuentre con afiches llamando a no votar. Esto sucede en todo el país.

En una muestra de fraude en marcha, el TSE anuncia que se ha acabado la tinta para marcar el dedo después del voto pero alientan a continuar el teatro “se reconocerá el voto sin marca en el dedo y se prorroga por dos horas más el cierre de los centros de votación”. . .

El segundo Golpe de Estado para Honduras ha sucedido.


IL FALLIMENTO DELLE ELEZIONI SECONDO IL FRONTE NAZIONALE CONTRO IL COLPO DI STATO IN HONDURAS

Con plena satisfacción anunciamos al Pueblo hondureño y a la comunidad internacional que la farsa electoral montada por la dictadura ha sido contundentemente derrotada debido a la raquítica afluencia de votantes a las urnas, a tal grado que el Tribunal Electoral golpista tuvo que prorrogar una hora más la votación hasta las 5 p.m.
Lo que está a la vista no quiere anteojos. El monitoreo que nuestra organización hizo a nivel nacional, nos arroja que el nivel de abstencionismo es como mínimo del 65 al 70%, el más alto en la historia nacional, lo que implica que apenas votó un máximo del 30 al 35% del electorado. En esta forma el pueblo hondureño ha castigado a los candidatos golpistas y a la dictadura, quienes ahora están en el aprieto de cómo mostrar ante la opinión pública internacional un volumen de votantes que no existió. Denunciamos que para eso han recurrido a maniobras fraudulentas como el ingreso de salvadoreños, afines del Partido ARENA, traídos para votar a nuestro país, tal como fue denunciado por los campesinos en el municipio de Magdalena,Intibucá. Y debemos esperar que intenten incrementar el volumen electoral mediante la manipulación electrónica.
La desesperación del régimen de facto es tal que ha reprimido brutalmente la manifestación pacífica que se realizó en la ciudad de San Pedro Sula, en la cual resultaron varios compañeros heridos, golpeados y detenidos; y se reporta un desaparecido. Entre los heridos se informa de un reportero de REUTER y se reporta la detención de dos religiosos del Consejo Latinoamericano de Iglesias que hacían labor de observación en derechos humanos.
Considerando que este resultado representa una gran victoria delpueblo hondureño, el Frente nacional de Resistencia invita a todo el pueblo hondureño en resistencia a celebrar el día de mañana la derrota de la dictadura. Se convoca en Tegucigalpa a una Gran Asamblea el día de mañana lunes 30 de noviembre a partir de las 12 del medio en la sede del STYBIS y a la gran Caravana de la Victoria contra la Farsa Electoral a partir de las 3 p.m. saliendo de Planeta Cipango.

QUI L’INFORMAZIONE IN TEMPO REALE:
– Il giorno della farsa elettorale e dei golpisti

Il giorno delle elezioni farsa è arrivato, a 5 mesi dal Golpe, in un clima di intimidazione e minaccia. Nei giorni scorsi i militari si sono presentati casa per casa, hanno presidiato ed attaccato alcune sedi sindacali e associative, nel tentativo di fiaccare la Resistenza, che quotidianamente rifiuta i golpisti e che aveva lanciato per la giornata delle elezioni un “toque de queda popular” per l’astensionismo di massa…
In questo articolo, una raccolta di numerosi audio, video, foto e comunicati:

– Leggi i comunicati del Frente Nacional Contra el Golpe de Estado

– Vince la popolazione, Vince la resistenza di Giorgio Trucchi
Nonostante le percentuali molto probabilmente falsate che diffonderà tra poche ore il Tse, durante l’intera giornata è stata più che evidente la poca affluenze alle urne, l’asfissiante presenza dell’esercito e della polizia in tutto il paese e i numerosi episodi di repressione e violazione ai diritti umani degli honduregni…
Come sempre continueremo ad aggiornare sulla situazione e su ciò che accadrà nelle prossime ore.

Resiste Honduras
Visita il blog:
http://resistehondurasita.blogspot.com/

La farsa elettorale in Honduras

Domani 4 milioni di honduregni sono chiamati a votare per il rinnovo del parlamento e del presidente, eletto direttamente dal popolo, e finora solamente 5 paesi hanno preannunciato che riconosceranno le elezioni come legittime indipendentemente dal risultato: gli Stati Uniti, Panama, il Perù, la Colombia e il Costa Rica, il cui presidente Oscar Arias era stato incaricato di mediare nel conflitto che dal 28 giugno ha alterato le regole civili e democratiche nel paese con l’espulsione illegale del presidente Manuel Zelaya manu militari e l’instaurazione di un regime de facto capeggiato da Roberto Micheletti. Circa un milione di votanti risiedono negli Stati Uniti e quindi la posizione adottata così come l’informazione diffusa negli USA potrebbe risultare un fattore chiave per orientare l’opinione pubblica di questi emigranti.

Il Fronte di resistenza contro il colpo di stato in Honduras ha chiesto alla gente di non andare a votare dato che la speranza del governo de facto è che vi sia un’affluenza di massa che possa in qualche modo legittimare le elezioni di fronte alla scettica comunità internazione. Ci sarà quindi una scommessa con relativa partita anche sui numeri.

I partiti che hanno deciso di prendere parte alla sfida elettorale sono il Partido Nacional con il favorito Porfirio Lobo (arrivato secondo dietro Zelaya nel 2005), il Partido Liberal di Elvin Santo (cui appartengono anche Micheletti e Zelaya), il Partido Democrata Cristiano di Felicito Avila, il Partido Union Democratica, più “a sinistra” col candidato Cesar Ham e infine il Partido Innovacion y Unidad Social Democrata con Bernard Martines, detto “l’Obama dell’Honduras”. Ad ogni modo bisogna chiedersi soprattutto che rilevanza abbia parlare di candidati e proposte elettorali nel contesto attuale in Honduras. Maggiori dettagli sui candidati:

http://www.bbc.co.uk/mundo/america_latina/2009/11/091125_honduras_candidatos.shtml

Per un riassunto della crisi da giugno a ottobre e alcuni aggiornamenti in seguito al non adempimento degli accordi per la restituzione di Zelaya:

https://lamericalatina.net/2009/10/14/per-capire-il-golpe-in-honduras-tutta-la-storia-della-crisi/

https://lamericalatina.net/2009/11/14/appello-del-presidente-legittimo-dellhonduras-alla-comunita-internazionale-dopo-il-fallimento-dellaccordi-con-i-golpisti/

Altri paesi latino americani come il Brasile, il Venezuela, l’Argentina, il Paraguay, il Cile, la Bolivia, l’Equador, la Guayana, il Suriname, invece, configurano un altro blocco che non esita a rinnegare il risultato della “farsa elettorale” orchestrata in Honduras quale che sia il risultato finale. Sul quotidiano inglese The Guardian è uscita una lettera firmata da 76 personalità britanniche che esortano i governi del mondo a non riconoscere le elezioni programmate per domenica 29 novembre.

A questo link potete leggerla integralmente:

http://selvasorg.blogspot.com/2009/11/honduras-inminente-fracaso-electoral.html

Segnalo inoltre il bell’articolo di Martin Iglesias che considera il trattamento e le “verità”” che la stampa italiana ha gestito riguardo l’Honduras, il golpe e le elezioni, fatto che mi sembra emblematico di una realtà più ampia ed esemplifica la portata e le interpretazioni che più o meno coscientemente vengono date sui temi latino americani.

http://redinfoamerica.ning.com/profiles/blogs/sventato-golpe-in-honduras-la

Cito alcune conclusioni dell’autore:

“Non è vero, insomma, che l’Honduras “non merita attenzione” sui media italiani, anzi come dimostrano le inchieste esclusive e le occasioni d’interviste i riflettori sono accesi sulla piccola nazione centroamericana. Ma è la qualità e non la quantità d’informazione che merita una discussione, aperta, leale e franca sulle capacità di offrire informazioni che tengano conto di fonti, documenti e testimonianze a supporto del fruitore di notizie e della capacità di analisi e critica individuale di ogni singolo lettore. Forse in Italia, nel nostro mondo di giornalismo e informatori, crediamo ancora poco alla maturità della pubblica opinione, che deve essere “istruita alla verità” dei fatti, piuttosto che dare loro gli elementi della notizia e gli strumenti affinché si crei un opinione il più personale possibile. Ma è un discorso complesso e che va oltre le minute ed esili notizie di diritti umani e diritti democratici calpestati nel piccolo Paese dell’Honduras”.

Infine riporto qui l’appello in italiano che riassume i fatti delle ultime settimane e avanza alcune richieste che mi sembrano legittime e giustificate alla luce del chiaro fallimento degli accordi tra Zelaya, MIcheletti e i rispettivi gruppi di sostegno che avrebbero dovuto portare a un governo di unità nazionale vero in honduras per poi traghettare il paese a delle elezioni libere e competitive. Mi sembra un appello condivisibile. A voi i commenti.

Le organizzazioni sociali, politiche e solidali e le persone che firmano a titolo personale dichiarano:

1. Il colpo di Stato in Honduras, con la partecipazione complice degli Stati Uniti d’America, materializzato da Micheletti e dal suo regime di fatto, ha portato l’assassinio di 21 persone, 4.234 denuncie per violazioni delle libertà fondamentali, 7 attentati, 95 minacce di morte, 133 casi di tortura, 394 persone con lesioni e 211 ferite a causa della repressione, 1.987 arresti illegali, 2 tentativi di sequestro e 114 prigionieri politici accusati di sedizione. E ogni giorno questi numeri continuano ad aumentare.

2. I golpisti si mantengono al potere dimostrando con questo gesto il loro profondo disprezzo per la democrazia e di non riconoscere il diritto sovrano dei popoli di esprimere la propria volontà attraverso del voto. Il tempo ha dimostrato che le manovre del governo statunitense e quelle dell’Organizzazione degli Stati americani, sottomessa agli interessi del primo,
non pretendevano di difendere la democrazia, bensì semplicemente dilatare, istruire ed infine appoggiare coloro che pretendono di portare a termine una farsa elettorale.

3. Dopo il 30 ottobre, gli Stati Uniti d’America hanno manovrato e reso possibile l’accordo tra il governo presidiato da Manuel Zelaya Rosales e i golpisti, il cosiddetto Accordo Tegucigalpa/San José, che legittimerebbe le elezioni del 29 novembre evitando che il movimento popolare arrivi a partecipare a queste con i propri candidati.

I golpisti non hanno rispettato l’accordo. Il presidente costituzionale è ancora inchiuso nell’ambasciata di Brasile, la repressione continua. In un gesto di cinismo senza limiti, gli Stati Uniti si sono affrettati a dichiarare il loro irconoscimento delle elezioni. Il presidente Manuel Zelaya Rosales ha denunciato il clima di totale impunità all’interno del quale si realizzeranno le elezioni del 29 novembre. Allo stesso tempo il Fronte nazionale di resistenza assieme ad altre forze democratiche ha annunciato che non andrà alle urne e che boicotterà la farsa elettorale.

4. La maggioranza dei mezzi di comunicazione, al servizio dell’oligarchia, degli imperialismi e delle imprese trans-nazionali, ha già dato per terminata a crisi e vogliono legittimare le elezioni del 29 de novembre del 2009.


Nonostante questo sforzo coordinato e mediatico di annunciare la fine della crisi, la lotta del popolo honduregno continua e reitera le sue petizioni:

1) Il ritorno incondizionato del presidente Manuel Zelaya Rosales alla residenza della Repubblica dell’Honduras, ripristinando la situazione esistente prima del 28 giugno 2009.

2) Disconoscimento del processo elettorale del 29 novembre 2009.

3) La convocazione di un’Assemblea costituente, ancora di più dopo la rottura el ordine costituzionale da parte della casta politica oligarca.

4) La condanna e punizione per i golpisti ed i loro complici.

Inoltre, sommandoci a queste petizioni legittime del popolo honduregno, chiediamo ai governi e alle istituzioni internazionali di non riconoscere le lezioni del 29 novembre, di non inviare nessun tipo di commissione o missione di osservatori internazionali e di mantenere la pressione politica, economica e finanziaria contro la dittatura civica-militare imposta dall’oligarchia e dall’imperialismo, di disconoscere le autorità false che pretendono di presentarsi come rappresentanti del popolo honduregno.

Libertà per il popolo honduregno

Barcellona, novembre del 2009

Firmanti:

Assemblea de Solidaritat amb el Poble Hondureny de Catalunya
Collettivo Italia-Centro America

Associazione Italia Nicaragua

Per aderire: asp.hondureny@gmail.com

http://redinfoamerica.ning.com/profiles/blogs/appello-internazionale-per

Appello del Presidente legittimo dell’Honduras alla comunità internazionale dopo il fallimento dell’accordo con i golpisti

Comunicado del Presidente Jose Manuel Zelaya Rosales

Centroamerica, 9 de Noviembre 2009

LLAMADO URGENTE A LA COMUNIDAD INTERNACIONAL

El Gobierno Constitucional de la República de Honduras, ante la flagrante violación por parte del régimen de facto de los compromisos pactados en elAcuerdo Tegucigalpa/San José del pasado 30 de octubre, condena la pretensión de instalar unilateralmente un «Gobierno de Unidad yReconciliación Nacional», presidido por el propio jefe de facto RobertoMicheletti, burlando así la buena fe de la actuación del Presidente Zelaya y de la Comunidad internacional.

El régimen golpista, en una clara estrategia de sistemáticas dilatorias y subterfugios, en connivencia con la Junta Directiva del Congreso Nacional se han negado a convocar al pleno del Congreso Nacional, que debía reunirse con el fin de emitir un decreto legislativo retrotrayendo la titularidad del Poder Ejecutivo a su estado previo al 28 de junio de 2009, que da comoresultado el restablecimiento del orden democrático y la restitución inmediata del Presidente José Manuel Zelaya (Numeral 5 del Acuerdo), y así allanar el camino para la organización de un Gobierno de Unidad y Reconciliación Nacional (numeral 1) que, en el marco de lo que dispone nuestra Constitución y las leyes de Honduras, corresponde instalarlo y presidirlo al Presidente Constitucional Electo por el Pueblo.

El incumplimiento del régimen de facto, es la expresión manifiesta del desconocimiento de las resoluciones previas de las Naciones Unidas, laOrganización de Estados Americanos y de otros organismos multilateralesde la región, y amenaza con profundizar aún más la crisis política y derepresión contra el pueblo hondureño que continúa en forma pacífica exigiendo el respeto a su democracia.

En tales circunstancias, el proceso electoral se vuelve inviable e ilegítimo,ya que no existen las condiciones mínimas que aseguren a los ciudadanos el ejercicio del derecho universal al sufragio en forma directa,secreta y libre de coacción o amenaza alguna. De igual manera no existen garantías para la participación de las diversas fuerzas políticas en igualdad de oportunidades, debido a la ausencia de libertades públicas y de garantías democráticas; el clima de violencia e inseguridad; la violación constante y sistemática de los derechos humanos y la represión ejercida por militares,policías y demás miembros del régimen golpista.

El Presidente Zelaya aceptó de buena fe firmar el Acuerdo deTgucigalpa/San José para que, en el espíritu de los puntos de la propuestadel Acuerdo de San José, se restablezca la convivencia ciudadana y seasegure un clima apropiado para la gobernabilidad y sostenimiento del sistema democrático en nuestro país.

En consecuencia, el Gobierno Constitucional de la República de Honduras hace un llamado urgente a la Comunidad Internacional, para que mediante los diversos espacios regionales y subregionales, nos apoye en:

1. Condenar esta nueva acción arbitraria emprendida por el régimen defacto en contra de la restitución del Presidente Constitucional deHonduras, José Manuel Zelaya, el restablecimiento de la democracia, de la unidad y reconciliación entre hondureños, y la reincorporación deHonduras al lugar que le pertenece en el concierto de la comunidad internacional.

2. Desconocer bajo estas circunstancias el proceso electoral y sus resultados, y suspender todo apoyo técnico y financiero a dicho proceso,mediante el cual el régimen de facto pretende legitimar el golpe deEstado, la violación masiva de los Derechos Humanos del pueblo hondureño y de los instrumentos de derecho internacional que hemos ratificado.

3. Ampliar las medidas de presión y sanciones diplomáticas, migratorias, económicas, comerciales y militares, según corresponda, contra el régimen de facto y los responsables del Golpe de Estado Militar enHonduras.

4. Implementar los instrumentos que el Derecho Internacional dispone, con el fin de garantizar el respeto de los Derechos Humanos, el restablecimiento de las garantías constitucionales y de las libertades públicas, el cese de los actos de violencia contra el personal diplomáticode la Embajada de Brasil en Tegucigalpa, así como también el respeto a la seguridad e integridad del Presidente Constitucional de Honduras, José Manuel Zelaya Rosales, su esposa Doña Xiomara Castro de Zelaya y todas las personas que le acompañan en la sede diplomáticade la hermana República de Brasil.

5. Dar seguimiento a la grave crisis en Honduras, y respaldar las propuestas e iniciativas planteadas por el Presidente Constitucional deHonduras, José Manuel Zelaya Rosales, para lograr por medios pacíficos y democráticos la restauración del orden constitucional y el Estado de Derecho en Honduras. El Gobierno Constitucional de Honduras, reconoce y reitera su profundo agradecimiento a la Comunidad Internacional por la firmeza y dignidad de sus esfuerzos a favor de la paz y la democracia en nuestro país, y por las manifestaciones de solidaridad que quedarán inscritas en la noble historia de nuestro Pueblo.

Foto: http://www.haisentito.it/wp-galleryo/manuel-zelaya/manuel-zelaya-colpo-di-stato.jpg