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Guatemala, da vent’anni i figli e le figlie dei desaparecidos esigono memoria e giustizia nella “Giornata dell’Esercito”

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di Simone Scaffidi (da Repubblica.it) Cittá del Guatemala – Per 36 anni, dal 1960 al 1996, le popolazioni che abitano il territorio dello stato guatemalteco hanno dovuto subire l’arroganza e la violenza dei militari. L’esercito si è reso protagonista della … Continua a leggere

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Petizione dalla Francia: NO alla presenza del presidente messicano Peña Nieto alle celebrazioni del 14 luglio

(Lettera della comunità messicana in Francia e dei firmatari di questa petizione indirizzata a François Hollande, Presidente francese, e a Laurent Fabius, Ministro degli Affari Esteri) – français: https://goo.gl/CgIWFY / español: http://urlz.fr/22fD / català

AyotzinapaFrancia_460x290_pub-uploads-columnistas-imagenes variasNO alla presenza del presidente Enrique Peña Nieto alla commemorazione del 14 luglio 2015

Petizione su Change.Org – Puoi firmare qui link

Signor Presidente,

Negli ultimi mesi, il Messico ha vissuto una serie di eventi drammatici che hanno sconvolto l’opinione pubblica. Ci riferiamo ai crimini di Stato commessi dall’Esercito messicano a Tlatlaya (nello stato di México) nel giugno 2014, dalla Polizia Municipale a Iguala (nello stato di Guerrero) nel settembre 2014 e, più recentemente, dalla Polizia Federale a Apatzingán (nello stato di Michoacán), nel gennaio 2015.

Il presidente Enrique Peña Nieto si è mostrato insensibile alle critiche e rifiuta di riconoscere l’aggravemento della situazione dei diritti umani in Messico. Non esigendo che la giustizia messicana compia pienamente la sua missione e screditando i giornalisti e gli organismi internazionali che criticano il suo governo, Enrique Peña Nieto si rende complice dei mandanti di tutti questi crimini. In un tale contesto di impunità, repressione e censura, alla società civile messicana non resta che rivolgersi alla comunità internazionale, per ottenere giustizia e per esigere garanzie di non repetizione di queste gravi violazioni dei diritti umani.

È giunta l’ora di prendere sul serio la violenza sistemica che vive il popolo messicano e di cui lo Stato, attraverso le sue forze dell’ordine, è direttamente responsabile. La situazione è troppo grave perché i legami diplomatici tra Francia e Messico si basino esclusivamente su considerazioni di tipo economico. Il Messico sta attraversando una crisi umanitaria che non viene riconosciuta come tale e, al tempo stesso, una crisi di rappresentatività senza precedenti, a causa dell’immoralità dei suoi governanti.

Per queste ragioni, rifiutiamo la presenza del presidente Enrique Peña Nieto alle commemorazioni del 14 luglio 2015, così come tuttti gli onori che gli sono stati conferiti e Le chiediamo di riconsiderare il Suo invito.

Signor Presidente, La preghiamo di prestare attenzione alle preoccupazioni e alle richieste della società civile messicana. La vocazione della Francia, che Lei incarna, non è di onorare un dirigente implicato in atti repressivi e sospettato di corruzione, in cambio di succulenti contratti di armamento. Ancor meno, di pemettere che sugli Champs Elysées sfilino forze armate segnalate per molteplici e documentate aggressioni contro la popolazione civile. Al contrario, La invitiamo ad approfittare di questa occasione per rinnovare il Suo impegno nella difesa dei diritti umani e per condannare pubblicamente le sparizioni forzate, la tortura generalizzata e le esecuzioni extragiudiziali perpetrare quotidianamente in Messico in tutta impunità.

Leggere il testo integrale

Peña Hollande

Mexique: l’ombre de l’armée sur Ayotzinapa

Articolo di Fabrizio Lorusso – Tradotto da  Fausto Giudice Фаусто Джудиче فاوستو جيوديشي Da LINK (francese) e LINK (spagnolo)

Dès début octobre, les groupes de guérilla dans l’État de Guerrero, d’abord l’Armée Populaire Révolutionnaire (EPR) puis l’Armée révolutionnaire du peuple insurgé les (ERPI), ont émis plus de 10 communiqués impliquant l’armée mexicaine dans la disparition des 43 normaliens à Iguala.

Leurs déclarations sont passées presque inaperçues, bien que de nombreuses déclarations de parents et de membres de l’Union des peuples et des organisations de l’État de Guerrero (UPOEG), dont font partie plusieurs parents des étudiants disparus, se soient orientées vers la même hypothèse, qui est plutôt une accusation.

Le message signalait que parmi les responsables de la disparition des 43 normaliens, il avait deux officiers du 27ème Bataillon d’infanterie : le lieutenant Barbosa et le capitaine Crespo, impliqués dans l’organisation.

En outre, cette semaine, les parents d’Ayotzinapa eux-mêmes ont demandé explicitement aux autorités et au Procureur général de la République, de pousser à fond l’enquête, y compris sur les militaires, ce qui signifie entrer dans les casernes et briser le mur d’inaccessibilité qui protège en quelque sorte le 27ème bataillon d’infanterie, stationné à Iguala et, plus généralement, les forces armées dans le Guerrero.

Historiquement, au moins depuis les années 1970, en pleine Guerre froide et guerre sale, le fait demeure que les militaires étaient en charge de l’attaque répressive de l’État mexicain contre la population, par la torture, l’occupation et le contrôle militaire et les disparitions forcées comme l’une des “techniques” pour “gagner la guerre”.

Phrases du Secrétaire à la Marine

Le Secrétaire à la Marine du Mexique, Vidal Francisco Soberón, a prononcé une série de phrases pour défendre le gouvernement et en même temps, détourner l’attention et viser à criminaliser la protestation sociale: “ça m’énerve encore plus qu’ils manipulent les parents, c’est-à-dire qu’ils manipulent ces gens, parce que c’est ce qu’ils font, ils les manipulent également pour qu’ils désavouent (le gouvernement) ou pour intensifier encore plus ça. Et ça m’enrage encore plus que ces gens qui manipulent les parents ne sont intéressés ni par les parents, ni par ces jeunes, la seule chose qui les intéresse, c’est d’atteindre leurs objectifs de groupe ou de parti “. les déclarations d’EPN (Enrique Peña Nieto) le mois dernier, lorsqu’il a parlé de “tentatives de déstabilisation”, allaient dans la même direction.

“Je pense que c’est parfaitement clair: oui, il y a des groupes, et les groupes et individus qui apparaissent continuellement avec eux, je pense qu’il n’est pas nécessaire de te répondre exactement qui ils sont, ils viennent à la télévision et donc ils ont des noms, et ce groupe qui apparaît partout, en bloquant les routes et tout ça, et en cherchant d’autres choses, non? … partis ? Je n’ai fait allusion à aucun parti “, a poursuivi le secrétaire, qui soutient l’idée, commune et qui n’a rien de nouveau, souvent utilisé pour discréditer les mouvements sociaux, que les manifestants le font sous le contrôle ou la manipulation de quelqu’un d’autre qui utilise leur douleur à d’autres fins. Une autre façon de détourner l’attention.

Jacobo Silva Nogales, El Charco I, huile sur toile, 2001

Seigneur de la Mort

En de nombreuses occasions, les forces armées ont été porteuses d’une tradition de contre-insurrection dans cette région et dans d’autres. Il suffit de rappeler le massacre perpétré par des soldats à El Charco en 1998, quand Ángel Aguirre était gouverneur adjoint. De même, c’est un fait que la militarisation du territoire impulsée par Calderón et maintenue par Peña Nieto a accru le rôle de premier plan, le pouvoir de fait et les ressources de la Marine et de l’Armée de terre et a aggravé la situation déjà chancelante des droits de humains dans le pays, comme les cas emblématiques de Zongolica et Tlatlaya l’ont montré. Et ce ne serait pas les seuls exemples. Le cas du dirigeant communautaire Rosendo Radilla Pacheco, arrêté le 25 août 1974 et disparu après être passé par la caserne militaire d’Atoyac, a suscité la première condamnation historique de la Cour interaméricaine des droits humains contre le gouvernement mexicain en 2009.

Le 28 novembre, dans une interviex avec Variopinto, le général José Francisco Gallardo a parlé de manœuvres de l’armée et de son implication dans la disparition de 43 normaliens, expliquant que “tout ce spectacle -attraper le maire, trouver un seul coupable -, c’est pour éviter que les regards se portent sur l’armée”. Et il a aussi dénoncé la militarisation croissante, dans leur formation et dans leurs pratiques, des police elles- mêmes, qu’elles soient locale, étatique ou fédérale.

Dans le sondage récent du Centre de la Recherche et de la Sécurité Nationale (CISEN), commenté par son ancien directeur Guillermo Valdés, un Mexicain sondé sur quatre attribue la responsabilité de l’assassinat et des disparitions d’Iguala à l’armée, entre autres acteurs, mais aussi à des personnes (Aguirre, EPN, Abarca et son épouse), à des partis politiques (PRD, d’abord, et aussi les autres), à des groupes criminels (Guerriers Unis) et aux forces de police. Cela montre que l’idée d’une collusion à des multiples niveaux et multi-institutionnelle s’est ancrée dans la population.

En 2011, Human Rights Watch (HRW) avait dénoncé la disparition de six personnes dans une boîte de nuit à Iguala, qui s’était produite à 22h30 le 1er mars 2010, en partie enregistrée et confirmée par certains témoins qui ont décrit les ravisseurs et les personnes qui les accompagnaient comme appartenant aux forces armées à en juger par leurs véhicules et leurs uniformes. Le procureur de l’État du Guerrero ouvrit une enquête, mais du renvoyer l’affaire devant la justice militaire, qui dans les 18 mois qui suivirent, n’avait prononcé aucune inculpation concernant le crime: HRW conclut qu’il existe des preuves qui suggèrent fortement l’implication de l’armée. Les six disparus le sont toujours et l’affaire n’est toujours pas éclaircie.

Contrôle social, protection de l’économie et des investissements

Voilà qu’Obama veut maintenant assister le Mexique dans l’enquête. Le business de la guerre est l’un des plus rentables, comme le montrent, ces derniers temps, le Plan Merida et l’introduction massive d’armes dans le pays, et il ne fait aucun doute que parmi les bénéficiaires d’un “état de siège” permanent ou d’une guerre de «basse intensité», se trouvent les secteurs militaires.

Ensuite, cela n’a pas beaucoup d’importance si ces opérations de répression sociale, en particulier dans les régions les plus pauvres du pays, Oaxaca, Guerrero et Chiapas, sont camouflées en protection des infrastructures et des investissements étrangers, ou sont présentées comme visant à la sécurité touristique, économique et logistique des territoires pour que ceux-ci “soient en paix”, puisqu’en fin de compte, elles se traduisent par la militarisation et des garanties offertes aux entreprises, pas pour la population en général. De fait, même la gendarmerie a été créée [avec l’assistance française, NdT] avec pour fonction de protéger les investissements et les installations. L’idée même du président de créer un «corridor» et des zones spéciales pour le “développement” du sud du Mexique est ancienne et ressemble beaucoup à une réédition minimaliste du Plan Puebla Panama de la période de Vicente Fox, mais avec un contrôle plus étroit sur les ressources, les investissements et les structures. Dans ce contexte et avec une conflictualité sociale plus élevée, les tâches militaires ont plus de raisons d’être et de prospérer.

En outre, la «guerre de basse intensité» contre les mouvements sociaux et les attaques de la propagande officielle contre les voix critiques pourront se transformer facilement en répression explicite et déterminée lorsque le feu des projecteurs de la presse internationale et nationale sur Ayotzinapa et le Mexique se sera éteint. Nous avons déjà pu l’expérimenter dans une certaine mesure dans le District fédéral, avec des tentatives de disparitions, des arrestations arbitraires, des infiltrés (dans les manifestations) et des agressions policières, et à plus fortes «doses» à Chilpancingo et dans le Guerrero, avec des affrontements violents et l’écrasement de protestations, mais l’envoi de 2000 policiers fédéraux dans le capitale de l’État, et de presque autant à Acapulco, indique une réponse musclée, non au crime organisé, mais au mécontentement social et à l’exigence de justice et de refondation des institutions pourries.

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Ombres

Ce ne sont pas là des certitudes, mais des hypothèses et des indices. Mais, à ce jour, les affirmations du procureur Murillo Karam sont aussi des hypothèses : avec «fatigue» et mu par le désir de clore le dossier et de le présenter comme un événement local et non un crime d’État, le 7 novembre il a rendue publique la version donnée par trois détenus du groupe “Guerriers Unis”, censés avoir brûlé les corps des normaliens sur la décharge de Cocula et jeté leurs corps dans des sacs en plastique dans une rivière.

Il y a beaucoup d’éléments qui font douter de cette histoire: les pluies qui sont tombées dans la matinée du 27 sur  Cocula; des rapports sur des incendies dans d’autres lieux proches mais pas sur la décharge; le comportement hostile de l’armée, rapportée les étudiants survivants, dans la nuit du 26; la non-intervention des forces armées face à ce qui se passait et leur justification  les jours suivants; et enfin la déclaration de l’équipe de légistes argentins qui, s’ils ont bien identifié, à Innsbruck, les os calcinés du normalien Alexander Mora, n’ont pas  pu certifier comment ces restes sont arrivés dans la zone où ils ont été collectés dans des sacs en plastique.

Enfin, le 11 décembre, des scientifiques de l’Université nationale autonome de Mexico (UNAM) ont réfuté l’hypothèse du bureau du Procureur général (PGR): “Il est impossible qu’ils aient été brûlés à Cocula, et les autorités ont un grave problème, parce que s’ils n’ont pas été brûlés à Cocula, qui les a brûlés et où ont-ils été brûlés ? », demande Jorge Montemayor, chercheur à l’Institut de Physique de l’UNAM. Selon le chercheur, pour incinérer 43 cadavres, on a besoin de 33 tonnes de grumes de quatre pouces de diamètre, l’équivalent de deux camions de bois de chauffage et 53 litres d’essence par corps sont nécessaires. Si, comme le soutient également la PGR, sur la base des aveux des trafiquants de drogue, le bûcher a été alimenté avec des pneus, selon les scientifiques de l’UNAM, 995 pneus de voitures auraient été nécessaires pour mener à bien l’opération, de sorte qu’ils considèrent que l’hypothèse officielle ne reposerait sur “aucun fondement dans les faits physiques et chimiques naturels”.

Tout cela ouvre la port à des interprétations différentes, y compris celles pouvant impliquer dans la tuerie d’autres acteurs, dont l’armée et, surtout, le 27ème bataillon qui a opéré “comme si de rien n’était” dans une zone pleine de fosses communes pendant des années. “Rappelez-vous que dans la guerre sale, si quelqu’un était expert dans les disparitions forcées, c’était précisément l’armée”, a déclaré Omar Garcia, l’un des normaliens survivants. Même une narcomanta* présumée, signée par le caporal Gil, lieutenant du chef des Guerriers Unis Sindronio Casarrubias, accrochée le 31 octobre, indiquait l’armée, mentionnant les noms du lieutenant Barbosa et du capitaine Crespo comme responsables de la disparition des 43.

En dépit d’indices pour le moins “suggestifs”, aucune enquête n’a été officiellement ouverte sur

l’implication de l’armée. Francisco Javier García, maire de Chilapa, Guerrero a dit il ya environ 10 jours que, malgré la forte présence des forces fédérales dans la ville, le crime organisé continue d’agir, essentiellement à l’ombre de l’armée. Ce n’est qu’un autre exemple, de toute évidence pas le seul. De même, Abarca est un exemple parmi tant d’autres, couverts par les autorités pendant des années.  Le “couple impérial,” les Abarca,  avait des relations étroites non seulement avec les narcos du Guerrero bras armé et complices de la police municipale et du maire, mais aussi avec les commandants militaires de haut rang à Iguala, bien que ceux-ci aient déclaré que leurs relations n’étaient qu’institutionnelles.

En juillet 2013, le portail internet de l’État de Guerrero a signalé la disparition de 17 autres étudiants à Cocula et, selon certains témoignages, avec l’implication de la police municipale. Est-ce que l’armée n’était pas sur place pour assurer la sécurité des citoyens et combattre les narcos dans le cadre de la «guerre contre la drogue»? Si la police et les narcos sont devenus des associés agissant en collusion, la Marine et l’Armée de terre ne vont-elles pas intervenir pour freiner cette dérive? Pourquoi sont-elles là? Il semble bien que les forces de sécurité, et pas seulement l’armée, s’installent plus pour garantir une protection minimale aux entreprises minières, aux infrastructures et aux multinationales et pour le contrôle social que pour «pacifier». D’ailleurs la notion même de “faire la paix” avec des armes est un oxymore en soi.

* Les narcomantas sont des messages publics sous formes de banderoles, laissés par des groupes criminels, appartenant à un cartel de la drogue, pour revendique et justifier leurs assassinats ou adresser des mises en garde à des groupes rivaux, des politiciens ou des entrepreneurs, ou même offrir des récompenses pour la capture de membres de groupes rivaux. Ci-dessous la narcomanta évoquée par l’auteur [NdT]

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Per concessione di Tlaxcala
Fonte: http://www.revistavariopinto.com/variopintoaldia/nota.php?id=4531
Data dell’articolo originale: 11/12/2014
URL dell’articolo: http://www.tlaxcala-int.org/article.asp?reference=14156

Due mesi dopo la strage: le vene aperte del Messico e #Ayotzinapa


Dove vanno i desaparecidos?

Cerca nell’acqua e nella boscaglia.
E perché spariscono?
Perché non tutti siamo uguali.
E quando torna il desaparecido?
Ogni volta che lo porta il pensiero.
Come gli si parla al desaparecido?
Con l’emozione stringendo il nodo dentro.
Dalla canzone “Desaparecidos” di Rubén Blades

Llamas Peña Nieto

“Sembra esistere l’intenzione di destabilizzare il paese e attentare contro il progetto di nazione”, Enrique Peña Nieto, 18 novembre 2014.

“Forze oscure desiderano destabilizzare la nazione”, Gustavo Diaz Ordaz, agosto 1968.

(Di Fabrizio Lorusso – CarmillaOnLine) Il presidente messicano Díaz Ordaz pronunciò queste parole a poche settimane dal massacro della Plaza de las Tres Culturas, Tlatelolco, del 2 ottobre in cui oltre 300 studenti furono assassinati dall’esercito dopo un comizio. Era un messaggio chiaro, minaccioso, contro i manifestanti, le proteste e ogni forma di critica al governo e allo stato. Proprio come succede oggi.

Due mesi dopo

68 mon a la revolucion26 settembre, 26 novembre 2014. Sono passati due mesi dalla strage degli studenti della scuola normale di Ayotzinapa a Iguala, nello stato messicano del Guerrero. Responsabili ufficialmente non ce ne sono. Quest’anno in Messico le tradizionali cerimonie del 20 novembre per ricordare l’inizio della Revolucion del 1910 si sono svolte in un campo militare mentre decine di migliaia di manifestanti scendevano nelle strade per chiedere giustizia e il ritrovamento “in vita” degli studenti della scuola normale di Ayotzinapa, scomparsi lo scorso 26 di settembre. Ma in questa IV Giornata di Azione Globale per Ayotzinapa non solo “Giustizia!”, non solo “Vivi li han portati via, vivi li vogliamo!” hanno gridato le piazze, ma anche “¡Fuera Peña!” e “Governo assassino”. E il Messico s’infiamma, brucia un enorme pupazzo del presidente nel mezzo dell’enorme piazza centrale, lo zocalo, ed è una pira sacrificale con le fattezze di Peña. L’allegria per l’oceanica manifestazione, la partecipazione, la nuova gran comunità che si sta creando in Messico, si fonde con la rabbia e la tristezza. I familiari dei 43 studenti chiamano a mantenere vivi il movimento e la protesta.

I fatti secondo il procuratore che dice “#YaMeCanse” (mi son stancato) e l’ombra dell’esercito

La notte del 26 settembre tre studenti sono stati uccisi dalla polizia locale. Quel giorno gli alunni normalisti si trovavano a Iguala per raccogliere fondi e poter partecipare al corteo del 2 ottobre a Città del Messico, che si tiene ogni anno per ricordare la strage di studenti di piazza Tlatelolco nel ’68. Un filo rosso di repressione e sangue lega quindi le due stragi. “Crimine di stato”, si legge su striscioni e manifesti per le strade del Messico. Altre tre persone che si trovavano per caso nel luogo della sparatoria sono state ammazzate. Infine altri 43 studenti sono stati sequestrati dagli agenti di Iguala, aiutati da quelli della vicina città di Colula, e poi, secondo le testimonianze dei detenuti per il caso, sono stati consegnati ai membri del cartello della droga dei Guerreros Unidos, collusi con le forze dell’ordine e agli ordini del sindaco di Iguala, José Luis Abarca. I narcos li avrebbero bruciati per 15 ore, disperdendone poi i resti in un fiumiciattolo e nella discarica della spazzatura di Cocula.

ayotzinapa marchaIl 7 novembre il procuratore della Repubblica, Jesús Murillo, ha riferito questa versione, cercando di chiudere il caso, ma, in mancanza di prove scientifiche per sostenerla, non ha potuto dichiarare “morti” gli studenti che restano, quindi,desaparecidos. I resti trovati nel luogo del rogo indicato dai narcos sono in Austria per uno studio del DNA che dovrà confermare o smentire il procuratore. Alla fine della conferenza stampa, irritato dall’insistenza dei giornalisti, il procuratore ha pronunciato la frase “Ya me cansé” (“ormai sono stanco”) che è diventata virale su Twitter ed è ora il tormentone nelle proteste. La società è stanca di menzogne e giustificazioni. Le dimissioni del governatore, l’arresto di Abarca, della moglie e di una sessantina tra narcos e poliziotti e la recente cattura del capo della polizia di Cocula, César Nava, accusato anche lui della sparizione degli studenti, non bastano e non possono di certo emendare una situazione di marciume strutturale.

Le versioni ufficiali e i polveroni sollevati alla fine di ogni conferenza stampa o dopo ogni rivelazione fatta da qualche detenuto o da presunti testimoni oculari e persone della zona potrebbero costituire un enorme specchio per le allodole che aiuterebbe a nascondere altre piste possibili, per esempio quella che punta verso il 27esimo battaglione d’infanteria dell’esercito a Iguala come possibile responsabile. Non è un’ipotesi scellerata. Nel 2011 HRW (Human Rights Watch) aveva denunciato la sparizione di 6 persone in un club notturno di Iguala, avvenuta alle 22:30 del 1 marzo 2010, filmata da una videocamera e infine confermata da alcuni testimoni che descrivono i sequestratori, e le persone al loro seguito, come appartenenti alle forze armate per i loro veicoli e le uniformi. I PM indagarono, ma rimisero il caso alla giurisdizione militare che nei 18 mesi successivi non accusò nessuno del crimine. HRW conclude che ci sono prove che suggeriscono decisamente il coinvolgimento dell’esercito. I sei desaparecidos non sono più tornati a casa.

La IV Giornata di Azione Globale per Ayotzinapa e gli arresti arbitrari

“E’ stato lo Stato”, “Vivi li han portati via, vivi li vogliamo” sono gli slogan che da due mesi rimbalzano sui social e in tutte le manifestazioni. Il pomeriggio del 20 novembre migliaia di persone in 150 città hanno espresso la loro solidarietà ai familiari dei ragazzi e al Messico intero, immerso in una spirale di violenza che ha fatto oltre 100mila morti e 27mila desaparecidos in 8 anni. Nella capitale messicana oltre 150mila persone hanno sfilato nel centro per cinque ore. I genitori dei 43 desaparecidos sono arrivati nella capitale dopo aver percorso in tre carovane diversi stati del Messico durante una settimana. E tre erano anche i cortei previsti: uno di professori e studenti, in partenza da Tlatelolco, una marcia dei sindacati, con concentrazione al Monumento a la Revolucion, e infine il più grande, quello della società civile e i collettivi che partiva dall’Angel de la Independencia. “Non abbiamo paura, protestiamo anche per l’impunità, la corruzione, i femminicidi, non solo per Ayotzinapa, è ora di muovere il Messico, ma non come dice il presidente”, spiega Mario, padre di famiglia che marcia con suo figlio in braccio.

68 unaDopo il passaggio dei cortei, pacifici e variopinti, e il comizio dei genitori di Ayotzinapa, la polizia ha sgomberato violentemente la piazza, piena di famiglie e dimostranti che si stavano ritirando. L’operazione è arrivata in risposta a un gruppo di circa 50 manifestanti dal volto coperto, che cercavano di forzare le transenne intorno al Palazzo Nazionale e lanciavano molotov e petardi, però s’è diretta disordinatamente contro la folla, facendo un saldo di decine di feriti e 15 arresti, tra cui alcuni giornalisti e studenti. “L’azione della polizia ha mostrato che non hanno dati d’intelligence, né preparazione per definire che azione realizzeranno”, ha spiegato in un’intervista Maria Idalia Gómez, una giornalista ferita negli scontri.

Quattro detenuti sono stati rilasciati nelle prime 24 ore. Invece a 11 prigionieri non solo è stato confermato il fermo, ma sono stati anche attribuiti capi d’accusa gravissimi e surreali – associazione a delinquere, tentato omicidio e sommossa – per cui sono stati rinchiusi in prigioni di massima sicurezza come fossero pericolosi boss. Le tre ragazze accusate dal pubblico ministero sono state mandate a Veracruz, gli otto ragazzi nel settentrionale stato di Nayarit.

Tra di loro anche un cileno, Laurence Maxwell, studente del dottorato in lettere dellaUniversidad Nacional Autonoma de México, che, arrivato in sella alla sua bici per presenziare alla manifestazione, è stato catturato senza motivo in una piazza invasa da fumogeni e celerini. Il ministro degli esteri cileno ha espresso la sua preoccupazione immediatamente e sta circolando un appello per la sua liberazione (in italiano qui). Il ministro degli esteri messicano, José Antonio Meade, in visita in Cile per un convegno sull’Alleanza del Pacifico e il Mercosur, ha avuto una conversazione col padre di Laurence, Alberto Maxwell che, insieme al resto della famiglia, ha denunciato le irregolarità negli arresti del 20 novembre, le interferenze col dovuto processo e la mala fede da parte dell’avvocato d’ufficio, Rafael Omalaya, e, infine, ha chiesto la liberazione anche degli altri detenuti.

famiglia represion zocalo“La polizia è stata gagliarda”

Nonostante i comprovati eccessi delle forze dell’ordine e la violazione di protocolli e diritti umani a profusione, c’è ancora chi, come il responsabile della sicurezza pubblica della capitale, Jesús Rodríguez Almeida, fa i complimenti ai suoi per come hanno agito il 20. “Mi complimento con il mio personale per il lavoro svolto, per il gran coraggio, la gagliardezza, la responsabilità e soprattutto perché hanno ristabilito l’ordine pubblico, che piaccia o no”, ha dichiarato. Malmenare famiglie e innocenti è un atto da valorosi a detta del capo della polizia. Inoltre già dalla mattinata del 20 giravano fotografie di presunti infiltrati della polizia o delle forze armate (esercito? marina?), seduti all’interno di una camionetta. Questi soggetti, più tardi, sono stati immortalati mentre compievano alcuni degli “atti vandalici” che le autorità hanno condannato.

Dal canto suo anche la Commissione dei Diritti Umani di Città del Messico s’era complimentata con la polizia per come ha operato nella riapertura delle strade bloccate dai manifestanti. Questo è l’ambiente in cui si sviluppano le proteste, impuzzolito e falsificato da buona parte dei mass media (vedi quotidiano Milenio) che aspettano la repressione per accaparrarsi fette maggiori di share, elogiare forze dell’ordine allo sbando o aprire con titoli celebrativi e tendenziosi. E intanto i poliziotti possono picchiare impunemente le donne in manifestazione gridando loro: “Fottute puttane perché siete venute a manifestare!”. Ecco i diritti umani in Messico, la costante e volontaria violazione della fosca frontiera tra delinquenza e legalità che annichila lo stato di diritto e la dignità umana.

Forse per spegnere un po’ l’incendio e la crisi politica, il ministro degli Interni, Miguel Ángel Osorio Chong, ha anticipato le prossime mosse del presidente, che annuncerà “misure importanti” in tema di giustizia e stato di diritto che coinvolgeranno la società civile e i tre poteri dello stato per “modificare completamente questo scenario in cui c’è una debolezza dello stato messicano”. Il ministro non ha fornito ulteriori dettagli al riguardo.

tlatelolcoIl presidente del Senato, Miguel Barbosa (del PRD, Partido Revolucion Democratica), ha precisato qualcosa, parlando di una Commissione di Stato per elaborare proposte di riforma e affrontare i problemi della violenza e la sicurezza di cui dovrebbero far parte varie personalità della società civile dalla traiettoria e “qualità morali” riconosciute. L’idea è quella di “creare centri di comando unificati affinché i corpi di polizia locale siano controllati da quelli della polizia statale e questa, a sua volta, da quella federale”. Centralizzare per provare a evitare le infiltrazioni della criminalità organizzata. Per ora ci sono soltanto un po’ di suspense e molta incertezza, come in una telenovela a basso costo che serve a sviare l’attenzione.

Il movimento in crescita

Rispetto alle precedenti mobilitazioni è cresciuta la partecipazione non solo dei sindacati, dei lavoratori e degli studenti, uniti nell’Assemblea Interuniversitaria con 114 atenei, ma anche di collettivi di artisti e di tantissime famiglie, cittadini e associazioni che di solito non manifestano. L’asse delle proteste s’è spostato: non si chiede solo il ritrovamento degli studenti, ma anche le dimissioni del presidente e dell’Esecutivo. Prende piede anche l’idea di un movimento costituente o di rinnovamento radicale del paese. Nel breve e medio periodo, almeno, non sembra che le mobilitazioni possano fermarsi. La società civile chiede il conto a tutti i partiti e al governo, non solo alle forze dell’ordine e ai politici locali. Gli sforzi della procura e della diplomazia per far passare, tanto in Messico come all’estero, la mattanza di Iguala come un fatto isolato, locale, provocato da narcos e sindaci corrotti, quindi simile a tanti altri, sono stati vani.

ayotzinapa fue el estadoLa pressione internazionale aumenta ed è senza dubbio un fattore determinante per il successo e la legittimità di un movimento senza leader e in crescita, che coinvolge diversi strati della società e si struttura piano piano su obiettivi più ambiziosi, malgrado debba affrontare inevitabilmente seri problemi di coordinamento e di consolidamento di una massa critica.

Ayotzinapa è la punta di un iceberg che sta mettendo a nudo le menzogne delle riforme strutturali, promosse dal presidente Peña per “muovere il Messico tra i paesi che contano”, e del progetto di governo. “Non ci fermeremo, pare che alcune voci della protesta non vogliano che il paese cresca e non condividono questo progetto nazionale”, ha sostenuto Peña nei giorni precedenti alla protesta globale, parlando altresì di “movimenti di violenza che si nascondono dietro al dolore per protestare”. Una minaccia che s’è puntualmente realizzata. “Il presidente ha definito cortei e critiche come tentativi di destabilizzazione, minacciando l’uso della forza e ignorando la grave crisi dei diritti umani del Messico”, ha replicato il direttore Amnesty International-Messico, Perseo Quiroz. “La strage di Iguala non è un fatto isolato e il governo mostra poca serietà in questa situazione”, ha concluso.

Minacce, come nel ‘68

Il presidente Peña Nieto denuncia complotti e tentativi di destabilizzazione, includendo anche lo scandalo mediatico che è scoppiato sull’acquisto della sua residenza, detta “Casa Bianca”, che è probabilmente il più grave conflitto d’interessi della storia messicana recente. L’argomento del complotto e della destabilizzazione per giustificare la repressione è lo stesso del ’68, già usato da Díaz Ordaz, col sostegno dell’intera classe politica dell’epoca, dopo la gran manifestazione del 27 agosto di quell’anno. Oggi, per fortuna, non è più la maggior parte dei politici a seguire il discorso del presidente e la società civile ha altri strumenti per informarsi e ribellarsi. Il consenso sull’uso della violenza per contrastare le proteste cittadine all’interno delle élite politiche non è unitario, ma ciò non è sufficiente a evitare che la tenaglia, piano piano, si stringa sul dissenso, una volta che il caso Ayotzinapa abbia smesso di far parlare di sé, magari dopo che il governo e la procura avranno offerto un’altra “versione verosimile” dei fatti.

tlatelolco treNon lo possiamo sapere, ma Ayotzinapa e Iguala, senza dubbio, sono momenti di svolta e, affinché questa diventi irreversibile e favorisca un vero cambiamento, non esistono strade tracciate e soluzioni preconfezionate. Ilmovimento per la pace (MPJD) del 2011, preceduto dalle mobilitazioni contro la violenza verso i giornalisti scandite dallo slogan Basta Sangre!, e lo studentesco YoSoy132 del 2012 non sono del tutto spenti e sostengono #AyotzinapaSomosTodos. La loro esperienza e i loro insegnamenti sono preziosi, soprattutto perché sono nati anch’essi in modo spontaneo, grazie alle reti sociali, moltiplicate da una parte dei mediamainstream, e all’associazione di collettivi, individui, gruppi sociali e movimenti preesistenti, e si sono organizzati in modo orizzontale, coinvolgendo ampi strati della società civile che erano inerti.

Le pressioni su Peña Nieto e sua moglie Angelica Rivera arrivano anche dal presunto conflitto d’interessi rivelato da un’inchiesta del portale Aristegui Noticias la quale rivela che sua moglie possiede una villa lussuosissima, la “Casa Blanca”, in un quartiere esclusivo della capitale, in cui vive anche il presidente, e che questa è stata costruita da un’impresa del gruppo Higa, una compagnia che ha vinto decine di appalti milionari quando Peña era governatore del Estado de México, regione limitrofa di Città del Messico, e anche ora che è a capo dell’esecutivo e decide sulle “grandi opere”. Nelle ultime due settimane le relazioni tra business e politica, soprattutto per quanto riguardo il cosiddetto “gruppo della città di Atlacomulco”, legato da anni all’amministrazione del Estado de Mexico e alle correnti del PRI e del mondo imprenditoriale che sostengono Peña, sono state messe a nudo, il che ha generato aspre critiche e perdita di fiducia nei confronti della coppia presidenziale.

enrique y angelicaOsorio Chong, ministro degli interni, ha detto il 22 novembre che la “violenza non sarà mai la strada per ottenere giustizia”. Non si capisce se stia parlando della violenza della polizia messicana o di altri apparati dello stato, sinceramente. Ma ancora più paradossali sono state le dichiarazioni del 21 del presidente: “Ci sono persone interessate a guastare la libertà e questo non lo permetteremo”. Starà parlando di se stesso o del medesimo governo? Pare proprio di sì. Per essere precisi la frase è questa: “Non lo permetteremo perché è un obbligo dello Stato messicano nel suo insieme assicurare che le manifestazioni cittadine non siano sequestrate da coloro che agiscono con la violenza e il vandalismo”, in riferimento al gruppo di una cinquantina di incappucciati che hanno lanciato petardi e molotov contro i poliziotti.

La repressione del #20NovMx

Verso le ore 21 del 20 novembre la piazza è effervescente, il corteo è stato un successo. Alla fine dei comizi iniziano a partire molotov e petardi da un gruppo circoscritto di persone, relativamente inoffensivo e minoritario rispetto alla massa ancora presente nellozocalo, sicuramente controllabile dai 500 celerini che erano schierati e che avrebbero potuto incapsularli e fermarli. Invece no, si decide di attaccare alla rinfusa tutti, di torturare, invadere e fermare i dimostranti a casaccio, come sempre più spesso accade dal primo dicembre 2012, data dell’insediamento di Peña e del “nuovo” PRI che fu segnata dalla militarizzazione della capitale e da decine di arresti. Il copione è sempre quello: manifestazione pacifica, piccolo gruppo, spesso non identificabile e fuggevole, di infiltrati,incappucciati, black bloc, anarchici (secondo le cambianti e fumose definizioni della stampa e dei portavoce ufficiali) e poi repressione violenta con aggressioni contro fotografi, reporter e difensori dei diritti umani, con decine di arresti indiscriminati che, spesso, non possono nemmeno essere confermati per mancanza di prove da parte degli inquirenti. All’arresto, inoltre, segue sempre una lunga serie di abusi e umiliazioni.

zocalo 68Sempre il 20 novembre, durante le manifestazioni e i blocchi stradali realizzati da circa 5-600 dimostranti la mattina, finiti con 16 arresti, sono stati aggrediti ben 18 giornalisti, secondo l’organizzazione per la difesa della libertà d’espressione Article19, mentre nel pomeriggio, nello zocalo, il corrispondente e fotografo cileno dell’agenzia AP, è stato arrestato, e quasi subito rilasciato non prima di vedersi rubare le attrezzature, ed è stato ferito Eduardo Molina, fotografo del settimanale Proceso e autore della foto che apre quest’articolo, diventata il simbolo della IV Giornata d’Azione Globale per Ayotzinapa. Molina è stato colpito da un agente che gli ha scagliato addosso un pezzo di una transenna metallica, per cui ha dovuto farsi ricoverare. Brucia il pupazzo raffigurante il presidente e brucia il Messico, di rabbia e protesta per l’inettitudine e gli inganni delle autorità. E poi arriva la vendetta, la “coreografia infernale”, come l’ha definita lo scrittore Tryno Maldonado in una terrificante e veritiera cronaca dei fatti.

“Nelle azioni della polizia, che conosco bene per aver coperto molte situazioni come questa, si nota che non hanno informazioni d’intelligence, si nota che non hanno una preparazione previa per definire qual è l’azione o operazione che realizzeranno, basta vedere come hanno agito la sera del 20 novembre”, spiegava, ancora scioccata, in un’intervista radiofonica, Maria Idalia Gómez, giornalista di Eje Central, portale informativo di stampo conservatore.

Violenza e negazione

Stava provando a raccontare cosa è successo alla fine di un’enorme e pacifica manifestazione a Città del Messico, quando una cinquantina di incappucciati e indignati hanno cominciato a muovere le transenne protettive e a lanciare petardi e molotov in direzione dei poliziotti che presidiavano il portone del Palacio Nacional, sede del potere presidenziale. C’erano ancora migliaia di persone in piazza e per le strade del centro, una parte dell’ultimo corteo, quello che arrivava dall’Angel de la Independencia, doveva ancora fare il suo ingresso nella piattaforma dello zocalo. Il piazzale era stipato di famiglie, bambini, dimostranti, cittadini, persino turisti e passanti, ma la vendetta poliziesca, perché di vendetta è giusto parlare, è arrivata comunque.

Comincia l’attacco, la farsa del mantenimento dell’ordine dove l’ordine c’era già. Azioni indiscriminate, ripetute, anche contro chi non aveva partecipato al corteo o comunque non era nel gruppo che aveva provocato i primi scontri. Un’ora di repressione pura della polizia federale e dei granaderos (corpi antisommossa di Città del Messico), attaccando le famiglie alla rinfusa, cercando di catturare gli aggressori che, però, sfuggono, strisciano via. Reati di stato, violazioni ai diritti umani, e nessuno che lo possa negare. Ciononostante c’è chi ci prova, comunque.

infiltrados22Come Juan José Gómez Camacho, ambasciatore del Messico in Belgio e presso l’Unione Europea, che il 25 novembre s’è visto costretto a dare udienza a un centinaio di messicani, belgi e cileni, accompagnati da Amnesty International e altre organizzazioni. I presenti l’hanno messo alle corde criticandolo per la sua posizione estremamente “diplomatica” di fronte all’emergenza che vive il paese (video). “Il Messico non ha fatti isolati, in 20 mesi col signor presidente ci sono più di 50mila morti…”, lo increpa una donna.

“No”, la interrompe l’ambasciatore. E lei continua: “Io so che il governo attuale sta lavorando, ma stanno ammazzando molta gente e stanno sparendo in tanti. Mi scusi, ma molti di noi sono qui perché non possiamo stare in Messico, quale sarà la posizione di un Ambasciatore che è indignato e che deve dire ‘stop’ perché in Messico ci sono atti di lesa umanità, crimini di lesa umanità?”. “Non lo condivido”, risponde secco il funzionario mentre i presenti alzano la voce stizziti. Gomez Camacho nega persino le violenze e aggressioni del 20 novembre sostenendo che la polizia ha agito per controllare la violenza. “Io non ho visto nessun incappucciato in arresto”, grida un giovane. “Non so cosa ha visto lei”, risponde il diplomatico. E il giovane ribatte: “Non ho bisogno ormai delle sue parole, ho bisogno delle sue dichiarazioni sul giornale, in cui dice che il Messico non va bene”. Clamando “Rinuncia, rinuncia”, la gente si ritira e il dialogo finisce.

Lo stato vittimizza ripetutamente e il mondo reagisce

“Dai, così vi viene voglia di ritornare”, gridavano i poliziotti mentre picchiavano uomini e donne, anziani e passanti. Scudi contro corpi, sfollagente su ossa e teste. Random. Hanno addirittura tirato sedie addosso ai commensali di alcuni ristoranti coi tavolini all’aperto. ¡Bienvenidos! Tra gas lacrimogeni, inseguimenti perversi, urla e manganellate, arresti arbitrari di cittadini e giornalisti, insulti e torture, le “forze dell’ordine” hanno mostrato la loro impotenza e hanno violentato, ancora una volta, la società e il diritto d’espressione e libera manifestazione, mostrando il vero volto del nuovo autoritarismo messicano, mascherato da riformismo paternalista e modernismo straccione. Il video dell’arresto dello studente Atzín Andrade (Video Link 20 sec) parla da solo.

MOV2 DE OCTUBRE DE 1968 INFORMACION MOVIMIENTO  ESTUDIANTIL EN TLATELOCOPaura, sorpresa, incertezza, violenza e, come è successo a tutti i 31 arrestati del 20 novembre e ai 23 di loro che sono stati trattenuti, la negazione della scelta dell’avvocato difensore e l’impossibilità di comunicare col mondo esterno per molte ore, tra le varie violazioni ai diritti umani subite. Le responsabilità di quanto accaduto deve partire dai corpi di polizia che hanno partecipato allo sgombero ma soprattutto deve arrivare fino ai loro capi.

L’importante, quindi, non è prendere gli eventuali responsabili delle violenze o i colpevoli dei reati, sempre che ne siano stati commessi per davvero, ma instillare la paura, diffondere un messaggio chiaro: se manifesti, può succedere anche te, e non ci interessa che cosa stavi facendo, il manganello colpisce tutti solo per il fatto di essere lì in quel momento. Proprio come la narco violenza che non massacra solamente i trafficanti e i sicari della criminalità organizzata, come cercano di farci credere da 8 anni a questa parte, ma può colpire tutto e tutti, in qualunque momento, su un autobus di linea o in un campeggio, fuori da un bar o in un parco, dentro alla metro o in una festa in piazza.

Ovunque, sempre, anche se non ce ne accorgiamo e se ci ripetono che i “mafiosi” si sparano solo tra di loro. Sì, e i poliziotti invece picchiano e trattengono, torturano e sequestrano solo i delinquenti, non i cittadini “decenti”. Per un po’ volevano farci credere questa favoletta anche nel caso della mattanza degli studenti Iguala. “Le vittime erano dei guerriglieri”, dicevano alcuni. “Ordine è stato fatto”, “Erano legati ai narcos rivali deiGuerreros Unidos, ai Los Rojos”, facevano eco altri, tra giornalisti venduti, pessimi rappresentanti della “legge” e politici in mala fede.

Sprad the news presos 20NLa parola “decente”, contrario di indecente o sconcio, è stata utilizzata anche nella riforma educativa, proprio nella legislazione, per descrivere il tipo di lavoro che “finalmente” potranno ottenere i maestri messicani, come se fino ad oggi fossero stati sconvenienti, immorali, e la riforma, approvata l’anno scorso dal parlamento su proposta presidenziale e contestata duramente dai sindacati dissidenti degli insegnanti, venisse a salvarli dalle loro bassezze. Perversioni del linguaggio e d’una certa classe politica. Il presidente ha sottolineato come ci sia stato un “coordinamento tra le forze federali e quelle della capitale per far rispettare la legge durante le mobilitazioni di giovedì”. Ci vuole davvero del cinismo.

Il discorso ufficiale dice una cosa, però la realtà, ritratta da migliaia di foto e video lo smentisce. Ma la TV ha un potere ancora maggiore delle reti sociali ed ecco che la repressione dello zocalo del 20 novembre deve iniziare e finire prima del telegiornale più seguito, quello delle 22.30. Così si potrà raccontare come la polizia federale e quella della capitale hanno agito per salvare la patria da alcuni facinorosi, 100 o 200mila facinorosi che, tornando a casa, non possono far altro che gridare “Governo assassino!” e “Fuori Peña!” e darsi appuntamento per il prossimo corteo o la prossima assemblea. Il foro globale per Ayotzinapa, formato all’estero da oltre 60 istituzioni e organizzazioni per aumentare la pressione internazionale, per denunciare la situazione e creare iniziative, raccolte dal blog https://ayotzinapasomostodos.wordpress.com/, sta promuovendo un appello Contro la repressione e la criminalizzazione della protesta civile in Messico. La lettera si può firmare a questo LINK.

Che cosa raccoglie un paese che semina corpi?

unam 68Il compositore di salse e ballate panamense Ruben Blades canta e si chiede: “Dove vanno i desaparecidos?”. Alcuni hanno il privilegio di finire nella memoria collettiva, pochi ricompaiono, altri restano con le loro famiglie, come ombre e ricordi della vita che avevano e che lo stato gli ha portato via. Alcuni finiscono sulle foto appese ai muri nelle stazioni della metropolitana e la maggior parte confluisce in una statistica incerta, traballante, come quelle che da un lustro rimbalzano sui media e sui siti governativi del Messico. Paese di fosse comuni, paese di bellezze naturali, deserti, oceani a est, a ovest, e coste infinite, come le piantagioni di papavero da oppio e marijuana. Territorio ricco di tradizioni, tragedie e arti senza eguali, tra i primi esportatori di auto straniere e metanfetamine. Paese di desaparecidos, 22mila, 27mila, 30 mila, nessuno lo sa. Ma si sa che sono tanti.

Come tanti sono i 43 studenti della scuola normale “Isidro Burgos” di Ayotzinapa, sequestrati dai poliziotti di Iguala e Cocula, nello stato del Guerrero, la notte del 26 settembre e consegnati, per ordine del sindaco di Iguala, José Luis Abarca, a una banda di narcotrafficanti dal nome ridicolo e terribile: i Guerreros Unidos. Lo stato c’era, ma non ha agito. La polizia statale e quella federale non sono intervenute. Il 27esimo battaglione dell’esercito, di stanza nella zona, non solo non ha impedito l’uccisione di tre studenti e di altre tre persone, non solo “non ha avvertito” sparatorie e inseguimenti durati ore nella sua zona di competenza, lavandosene le mani, ma i soldati hanno addirittura vessato e maltrattato gli studenti che s’erano rifugiati in un ospedale per chiedere aiuto e soccorso. Li ha chiamati dottore dell’ospedale. Perché?

Sapeva che questi l’avrebbero fatta pagare cara ai “rivoltosi” alunni della normale? Pare proprio di sì. Li ha chiamati perché chi comanda realmente là sono loro? Forse sì. Non il sindaco, corrotto fino all’osso e colluso coi narcos al punto da utilizzarli come braccio armato per tutti i suoi lavoretti, in alleanza con la polizia locale controllata dal suocompadre Felipe Flores. Non sua moglie, sorella di quattro narcotrafficanti e connessione logica tra gli affari sporchi del marito e quelli della sua famiglia d’origine. Non l’ex governatore Aguirre, ora dimissionario ma sempre in attesa di tornare sulla scena politica grazie al sostegno indefesso dei suoi compagni di partito del PRD. O almeno non solo loro.

pri diaz ordaz peña nietoOltre alle zoppicanti versioni della procura stanno circolando altre ipotesi che attribuiscono la responsabilità dei fatti di Iguala all’esercito, come sostengono l’ex Generale Francisco Gallardo, intervistato da Federico Mastrogiovanni per la rivista Variopinto, e un comunicato del gruppo guerrigliero EPR (Esercito Popolare Rivoluzionario). Entrambi denunciano come fino ad oggi l’esercito abbia condotto nella regione una sorta di guerra permanente di bassa intensità contro studenti e contadini, gruppi insorti e sindacati, che, oltre a rappresentare le voci più critiche a livello politico, s’oppongono allo sfruttamento delle risorse da parte delle multinazionali del settore minerario. A un’ora da Iguala, infatti, c’è la miniera d’oro più importante dell’America Latina e nella zona s’estraggono anche argento, piombo, ferro, rame e zinco.

Forze armate messicane, neoliberalismo e riformismo presidenziale

L’esercito mantiene la sua buona fetta di potere, ingrassato economicamente e potenziato nelle sue funzioni dalla politica di narco-guerra di Calderón (2006-2012) e mantenuto da Peña Nieto, forse impantanato tra la tentazione di ridimensionarne il budget e la presenza sul territorio e l’impossibilità concreta di farlo. Più facile ordinare alle TV amiche e al corpo consolare in tutto il mondo la propagazione di campagne mediatiche e offensive diplomatiche per nascondere i problemi endemici del paese, molto più “strutturali” del pacchetto di riforme costituzionali che sono dette, appunto “strutturali” e sono state approvato in fretta e furia nel 2013 dai partiti del Patto per il Messico, le grande intese alla messicana tra PRI, PRD e PAN (Partito Acción Nazional).

68 dueOggi la “coalizione” per le riforme è fallita, ma ha lasciato una bella eredità al Messico: riforme neoliberali e frettolose in quasi tutti i settori dell’economia e del mondo del lavoro, dall’energia all’istruzione, dalle telecomunicazioni al fisco. Mentre il debito cresce quasi come ai tempi d’oro del vecchio PRI del secolo scorso, non si prevedono le coperture per rimpiazzare la rendita petrolifera generata dalla compagnia statale PEMEX che, asfissiata dai sindacati cooptati dal governo e dal fisco che si porta via a priori i 2/3 del suo fatturato, è in caduta libera. Le entrate statali per gas e crudo verranno presto ulteriormente compromesse dall’ingresso delle multinazionali energetiche straniere, assetate di idrocarburi e forza lavoro capace, disciplinata, ricattabile e iper-flessibile. L’Europa pare seguire il “modello socio-economico messicano” e il Messico lo radicalizza per dare il buon esempio e farsi bello dinnanzi agli investitori europei, cinesi, americani e giapponesi.

Di fronte alla ritirata dello stato e del welfare e all’avanzata del fondamentalismo di mercato, dell’insicurezza fisica, della disuguaglianza economica e dell’incertezza sociale, una risposta logica e spietata sembra essere l’uso delle forze armate come strumento di contenzione, offesa, controllo e stabilizzazione. Ad ogni modo non è un segreto che i militari restino il pilastro della strategia di sicurezza attuale, anche se, fino a poco tempo fa e per un paio d’anni, non se n’è parlato. Ayotzinapa rappresenta in questo senso un doloroso ma formidabile spartiacque, la rottura dei sogni di gloria del dinosauro PRI (Partido Revolucionario Institucional), tornato al potere dopo 12 anni di digiuno.

firme ayotzinapaIn genere le milizie, per continuare a essere determinanti, hanno bisogno delle emergenze e del conflitto, sia esso, nel contesto messicano, tra narco-cartelli o tra diversi livelli di governo (locale, statale e federale), ovvero tra gli apparati dello stato e i trafficanti, se non tra il proprio paese e altri stati. E hanno la necessità di mantenere alto il livello di scontro, inteso anche come guerra di bassa intensità e conflitto sociale, condotti contro i gruppi dissidenti come gli studenti e i maestri delle normali o i sindacati non cooptati dal governo e i campesinos, per proseguire nella gestione di affari e territori, di carriere interne ed equilibri politici locali e, perché no, nazionali. Occorre giustificare ad libitum la propria esistenza e l’aumento delle proprie competenze e risorse. Non tutti la pensano così negli ambienti castrensi, tant’è che nelle elezioni presidenziali del 2012 esistevano settori delle forze armate che sostenevano il candidato di centro-sinistra Andrés Manuel López Obrador perché aveva promesso il ritorno dei militari nelle caserme e la fine della narco-guerra militarizzata.

Guerrero guerrigliero e tradizioni stragiste

A parte le diverse “correnti di pensiero”, c’è anche da considerare che la situazione del Guerrero è peculiare: tra gli stati più poveri della repubblica messicana, è da decenni focolaio di insurrezioni armati e guerrigliere, polizie comunitarie e dissidenze sociali combattive e radicali che hanno nell’esercito il principale nemico, insieme ai governatori di turno e ai vari corpi di polizia. Lo stesso Angel Aguirre, nel marzo 1996, divenne governatore sostituto del cacicco del PRI, Rubén Figueroa, dopo la strage di Aguas Blancasdel 28 giugno di quell’anno, in cui 17 contadini furono ammazzati dalla polizia statale e 21 furono feriti durante un’imboscata pianificata dalle autorità e, presumibilmente, dallo stesso Figueroa. Verso la fine del suo mandato ad interim, fu a sua volta indicato come responsabile del massacro de El Charco del 13 giugno 1998, in cui un battaglione di soldati sparò e uccise 11 presunti guerriglieri disarmati. La mattanza de El Charco è stata considerata come un precedente di quanto avvenuto a Iguala due mesi fa da alcuni giornalisti.

68 centroPer capire le logiche del potere nel Guerrero, basta menzionare il fatto che a Iguala c’è un’intera zona cittadina dedicata alla moglie di Ruben Figueroa, chiamata “colonia Silvia Smutny de Figueroa”, codice postale 40010. Il padre del politico, Rubén Figueroa Figueroa, fu governatore del Guerrero tra il 1975 e il 1981, durante gli anni più duri della guerra sucia (guerra sporca) del governo contro i gruppi guerriglieri e ogni tipo di dissenso sociale. Il leggendario guerrigliero, fondatore del Partido de los Pobres, Lucio Cabañas era un maestro diplomato alla scuola normale di Ayotzinapa, ma soprattutto era un acerrimo nemico di Figueroa. Infatti, il Partido aveva rapito il politico nel maggio 1974 e poi rilasciato tre mesi dopo.

Quando Lucio venne ucciso dall’esercito il 2 dicembre di quell’anno, Figueroa, non soddisfatto, si vendicò su sua moglie Isabel. Una volta eletto governatore, fece liberare lei, sua figlia e sua suocera, che erano detenute in una caserma militare da anni. Con l’inganno indusse Isabel, solo sedicenne, ad andare nel suo ufficio e la violentò. La ragazza perse il figlio del suo aggressore, prodotto di quella violenza, in seguito a un aborto spontaneo pochi mesi dopo. Storie, antiche e odierne, di baroni, eserciti, governanti e popoli in lotta nel Messico profondo. Ne parla la giornalista Laura Castellanos,in Mexico Armado 1943-1981 (Ed. Era, Messico, 2007). Il caso Ayotzinapa ha risvegliato le cellule guerrigliere. Solo il mese scorso i quattro gruppi principali della regione – Ejército Popular Revolucionario (EPR), Ejército Revolucionario del Pueblo Insurgente (ERPI), Ejército Revolucionario del Pueblo (ERP), le Milicias Populares e le Fuerzas Armadas Revolucionarias-Liberación del Pueblo, hanno emesso 13 comunicati.

Calle 13 e Pepe Mujica

calle13 con papa ayotzinapaSabato 22 novembre, al Palacio de los deportes di Città del Messico c’è stato un concerto particolare. Siccome la costituzione messicana impedisce agli stranieri di realizzare attività politiche nel paese, il “Residente” René Pérez, cantante della band portoricana Calle 13, ha deciso di dare uno spazio ai familiari dei desaparecidos di Ayotzinapa. Il padre dello studente César Manuel González, ha parlato di fronte a 18mila spettatori: “Noi non siamo stanchi, abbiamo camminato e non vi immaginate quanto, ma siamo ancora più forti perché anche se ci dicono che ci sono tombe e fosse, vedrete che raschiando in questo Stato troverete migliaia di morti, non sono solo 43”. Negli ultimi giorni i genitori dei ragazzi hanno continuato a cercare, a esplorare, a scavare nei dintorni di Iguala e hanno trovate sette nuove fosse clandestine, con dentro altri cadaveri e resti da identificare, altri desaparecidos senza identità. “Tutte le cause sociali sono importanti, ma il caso di Ayotzianapa mi pare che vada oltre la politica: trascende il piano dei diritti umani, va oltre il Messico, è una cosa più grande, perché è una situazione molto forte, è una disgrazia”, ha concluso Pérez.

Il presidente uruguayano, José “Pepe” Mujica, in un’intervista per Foreign Affairs ha parlato del Messico come di “una specie di stato fallito, in cui i pubblici poteri sono totalmente fuori controllo, in marcimento”. La cancelleria messicana ha reagito esprimendo “sorpresa e rifiuto”. Mujica ha anche detto che “la parte migliore del Messico è obbligata, cada chi debba cadere, faccia male a chi debba far male, indipendentemente dalle conseguenze, a chiarire questa questione, perché a partire da questo episodio sono sorte cose collaterali, come la scoperta di tombe che non c’erano prima. Vuol dire che ci sono più morti che non sono nemmeno rivendicati. Allora la vita umana vale meno di quella di un cane”.

In chiusura segnalo un ottimo video realizzato dal Centro Universitario di Studi Cinematorgrafici (CUEC) della UNAM, Universidad Nacional Autonoma de México, per descrivere la IV Giornata d’Azione Globale per Ayotzinapa e la mega-marcia nella capitale messicana per protestare contro la sparizione dei 43 studenti normalisti e chiedere la renuncia del presidente Peña Nieto al grido di “¡Fue el Estado!”. 

Link Orignale Vimeo

Lettera/ Petizione per Laurence Maxwell e gli 11 detenuti politici del #20NOVMX

I reportage su Carmilla:

  1. 1. La strage degli studenti in Messico: Narco-Stato e Narco-Politica
  2. Il Messico e Ayotzinapa gridano: 43 con vida ya!
  3. Benvenuti in Messico: desaparecidos e morti di #Ayotzinapa #Fueelestado
  4. Due mesi dopo la strage: le vene aperte del Messico e #Ayotzinapa

Ultime narrazioni di Andrea Spotti su Radio Onda d’Urto:

  1. 1. Messico, un 20 novembre di lotta e repressione
  2. Ayotzinapa Somos Todos: IV giornata di Azione Globale

Due documentari di Vice:

Prima parte: The missing 43: Mexico’s disappeared students

Seconda Parte: The search continues: Mexico’s desappeared students

Altri Link Utili:

GlobalProject – Cronaca della IV Giornata Globale per Ayotzinapa e altri articoli

A cosa sono servite per ora le proteste: Infografica

Radiografia delle organizzazioni criminali nel Guerrero

Video dell’intervento della deputata Heinke Hänsel al parlamento tedesco su Ayotzinapa e i Messico.

Video Sgombero Zocalo di Eje Central

https://www.youtube.com/watch?v=2eEOJIkllb0

Video Sgombero by Subversiones

https://www.youtube.com/watch?v=rz3ygBi0qcc

Video IV Jornada de Acción Global Ayotzinapa 20 novembre 2014 di Subversiones

https://www.youtube.com/watch?v=xh96O6pMIC4

 guerrero ayotzinapa crac7

¿Adónde van los desaparecidos?
Busca en el agua y en los matorrales.
¿Y por qué es que se desaparecen?
Porque no todos somos iguales.
¿Y cuándo vuelve el desaparecido?
Cada vez que los trae el pensamiento.
¿Cómo se le habla al desaparecido?
Con la emoción apretando por dentro.”

Da “Desaparecidos” di Rubén Blades

Esercito fa strage di indigeni in Guatemala

totofuneral.jpegIl Guatemala dell’ex generale e attuale presidenteOtto Pérez Molina rivive l’incubo della violenza e della repressione. Come ai tempi della guerra civile, iniziata nel 1960 e conclusasi nel 1996 con gli accordi di pace tra la guerriglia e il governo, il 4 ottobre scorso membri dell’esercito, che coadiuvavano la polizia nel controllo di una manifestazione popolare pacifica, hanno sparato sulla folla. I manifestanti appartenevano alla comunità centromeridionale di Totonicapan, situata 170 km a nord-ovest dalla capitale Ciudad de Guatemala e formata in prevalenza da indigeni di etnia Maya-Quiché. La notizia è preoccupante e gravissima, ma è passata quasi inosservata in Italia (segnalo un buon pezzo, forse l’unico, suPeaceLink), soprattutto tra i mass media tradizionali. 8 morti e 35 feriti da arma da fuoco: questo il saldo della strage che è avvenuta in una zona trafficatissima e molto conosciuta, l’incrocio di “4 caminos” tra le località turistiche di Hehuetenango, Chichicastenango, il Lago Atitlán e Quetzaltenenago.

Che cosa stavano mai facendo i “sediziosi” manifestanti? Incendiavano e occupavano prigioni, caserme o palazzi del governo? Improvvisavano un colpo di stato con milizie popolari inferocite e sanguinare al seguito? Gridavano alla rivoluzione armata e alla decapitazione dei caudillos o dei loro governanti? No. Stavano manifestando pacificamente contro l’aumento delle tariffe elettriche, una vera piaga sociale in un paese semi-colonizzato da compagnie straniere in particolare nel settore energetico e in quello minerario, e contro alcune politiche governative. Alle mobilitazioni avevano aderito anche altri settori della popolazione, oltre a indigeni e contadini: c’erano commercianti, impiegati e docenti, tra gli altri. Come succede in qualunque altra società, una comunità di abitanti della regione mostrava il proprio dissenso mentre alcuni loro delegati, rappresentanti dei 48 cantoni in cui si divide il Comune, si trovavano proprio seduti a un tavolo di negoziazione con il governo, rappresentato dal delegato Miguel Ángel Balcárcel, nella capitale.

Dall’anno 2000 l’esercito del paese centroamericano è autorizzato ad affiancare la Polizia Nazionale nelle operazioni di sicurezza interna, una misura che oggi più che mai dovrebbe essere messa in discussione. E’ un approccio seguito anche dal vicino Messico in cui negli ultimi 6 anni la guerra o “offensiva militare” dichiarata dal presidente Felipe Calderón ai cartelli del narcotraffico ha provocato oltre 60mila morti e la dissoluzione del tessuto sociale in numerose regioni del paese. Il numero totale di morti nel sessennio è di 103mila per diversi motivi, tra cui la perdita di controllo in intere macrozone, soprattutto nel Nord-Est, nel Golfo del Messico e lungo la frontiera con gli USA.

Il 14 ottobre migliaia di manifestanti, in solidarietà con la comunità di Totonicapán e con le famiglie delle vittime, sono scesi in piazza e hanno marciato verso la Corte di Giustizia e del Palazzo Nazionale, sede della presidenza della Repubblica, per chiedere “giustizia” e dire “no all’impunità”. Hanno anche protestato per chiedere la fine della violenza contro i popoli originari e dei progetti minerari e idroelettrici imposti sui loro territori.

Il Guatemala ha uno dei tassi di violenza, misurato dal numero di morti violente ogni centomila abitanti più alti del pianeta: siamo su cifre di 40-50 omicidi ogni 100mila abitanti (a seconda delle fonti), il doppio del Messico e del Brasile, circa cinque volte la media mondiale, per capirci. Il dipartimento di Chiquimula, a est, ed Escuintla, a sud, sono i più violenti con 97 e 96 assassinii ogni 100mila abitanti. Sono tassi simili a quelli del vicino Honduras, il paese più mortifero del mondo.

Inizialmente il presidente Pérez aveva dichiarato che i soldati non avevano utilizzato le armi, ma poi è passato alla versione secondo cui s’è trattato di “spari in aria e legittima difesa” per poi infine capitolare, ammettere la responsabilità dei militari e promettere il rispetto delle decisioni della magistratura e le sue scuse ufficiali ai familiari delle vittime.

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Il 12 ottobre, infatti, un colonnello dell’esercito e otto soldati sono finiti sotto processo e resteranno nella prigione della brigata Mariscal Zavala a Guatemala City finché il giudice non si sarà espresso sul prolungamento della reclusione preventiva. HRW (la ONG Human Rights Watch) ha apprezzato l’intervento rapido della giustizia “come il modo più efficace di evitare la ripetizione di gravi crimini di questo tipo” e i magistrati stanno investigando su questo caso che è il più grave dalla fine del conflitto armato sedici anni fa. Sarà anche la prima volta dal 1996 che si apre un processo simile. L’opposizione parlamentare aveva chiesto la sospensione dell’immunità per il presidente e il ministro della difesa, Ulises Anzueto, ma il 18 ottobre la Corte Suprema s’è espressa in senso contrario.

C’è chi sostiene (vedi link a PlazaPublica), a ragione, che il movente razzista e classista dell’attacco e della mattanza di Totonicapán possa far pensare a un ritorno delle pratiche genocide della dittatura: si esclude ogni responsabilità governativa, si crea il mito dei “due bandi” in lotta (indigeni e guerriglieri contro lo Stato o le “forze del bene), si difende la militarizzazione della società e della sicurezza, si promuove uno Stato razzista, in balia di pochi gruppi d’interesse (i vecchi “latifondisti” del Guatemala contadino e le multinazionali), e infine si continua sulla linea repressiva di altri casi, meno noti, come quello del Valle del Polochic contro le popolazioni q’eqchi’; quello di Barillas, Huehuetenango e le persecuzioni che tacciano di terroriste le genti kaqchikeles di San Juan Sacatepéquez.

Il rappresentante della Commissione ONU contro l’Impunità in Guatemala, Francisco Dall’Anese, ha raccomandato formalmente e pubblicamente al presidente di allontanare l’esercito dalle strade, impedendogli di ricoprire funzioni di polizia. Otto Pérez ha annunciato una riforma legale in tal senso, ma senza precisare. Inoltre, come segnala la pagina Facebook del Consejo de Juventudes Indígenas (una fonte d’informazione importante sul caso Totonicapán) riportando una notizia delquotidiano La Hora, pare abbia di nuovo cambiato idea. “L’esercito del Guatemala continuerà con i compiti di sicurezza interna. Dobbiamo prendere misure di fatto per risolvere i nostri problemi, se andiamo avanti sulla linea del confronto, entriamo in un circolo vizioso da cui sarà impossibile uscire”, ha dichiarato il presidente.

David Lifodi su PeaceLink denuncia giustamente che “in realtà, i militari spesso sono inviati fino alle più remote comunità maya per stroncare qualsiasi forma di ribellione contro la costruzione delle centrali idroelettriche e l’estrazione mineraria a cielo aperto”. Infatti, continua l’articolo “l’ennesimo aumento delle tariffe per compiacere la multinazionale dell’energia Energuate (a capitale inglese), si somma alle nefandezze della spagnola Unión Fenosa che, tramite le sue partecipate locali, tra cui Deocsa, da anni ha messo in atto un durissimo braccio di ferro con le comunità indigene, spesso lasciate senza luce negli anni scorsi durante le feste natalizie”. Questo è il video più completo con le testimonianze delle vittime della repressione a Totonicapán:

Anche la “nostra” Enel, impresa italiana a partecipazione pubblica, opera in territori, in comunità e con progetti non esenti da una serie di conflitti in Guatemala, nella regione del Quiché, come segnalava Matteo Dean sul Manifesto in questi termini: “si tratta del progetto idroelettrico Palo Viejo, nella regione del Quichè, Guatemala settentrionale, un investimento da 185 milioni di dollari co-finanziato dalla banca Mondiale. I protagonisti sono i soliti: un’importante impresa multinazionale italiana, l’Enel Green Power (Egp); il governo guatemalteco, che ha approvato il progetto e lo sostiene con forza; le comunità indigene di origine maya della zona interessata. Ma nel quadro entrano altri due elementi, non da poco conto: la presenza delle forze armate nel territorio e il ruolo controverso dell’ambasciata d’Italia”. E continua, “la presenza delle truppe dell’esercito guatemalteco in quella zona del Quichè è stata ampliamente documentata dalle comunità indigene e dalle organizzazioni della società civile solidali. È dal febbraio scorso che i militari guatemaltechi fanno il bello e cattivo tempo presso le comunità del municipio di San Juan Cotzal, dove è forte l’opposizione al progetto idroelettrico: centinaia di uomini in passamontagna che terrorizzano, irrompono, invadono, occupano (vedi terraterra del 29 marzo scorso)”. @FabrizioLorusso http://www.carmillaonline.com/archives/2012/10/004494.html#004494

Infine riproduco dal sito di A SUD(che lo ha tradotto in italiano) l’appello di numerose organizzazioni sociali e invito alla sua diffusione:

Diffondiamo qui si seguito l’appello inviatoci da numerose organizzazioni sociali e indigene del Guatemala che denunciano la brutale repressione sofferta nei giorni scorsi da organizzazioni indigene guatemalteche. Ci uniamo alla denuncia e alla richiesta di rispettare il diritto all’autodeterminazione delle comunità e dei popoli tradizionali e di indagare sull’accaduto garantendo giustizia alle vittime.

APPELLO
Di fronte ai fatti violenti accaduti giovedí 4 ottobre, le organizzazioni social dei diritti umani sotto firmanti, denunciamo:

1. Nel pomeriggio del 4 ottobre, il Comitato dei 48 Cantoni di Totonicapan, struttura ancestrale di rappresentazione indígena del suo popolo, è stato violentemente represso da parte di forze dell’Esercito presenti nel kilometro 170 della strada Interamericana, in risposta alla manifestazione organizzata per dimostrare la loro contrarietà alle riforme alla costituzione, alla riforma del piano di studi delle magistrali e all’alto costo dell’energia elettrica. Come risultato dell’intervento armato da parte del governo, quattro persone sono morte, circa diciotto sono i feriti e varie le persone intossicate.
2. L’azione violenta delle autoritá é avvenuta proprio mentre i rappresentanti dei 48 cantoni stavano partecipando a una riunione con il responsabile del Sistema Nazionale di Dialogo, Miguel Angel Balcárcel, dato che il presidente della Repubblica, Otto Perez Molina, non ha assistito all’incontro. I lider dei 48 Cantones sono stati nella casa Presidenziale aspettando il presidente, mentre l’Esercito agiva contro la popolazione nel kilometro 170 della strada Interamericana.
3. L’utilizzo di forze combinate con la presenza di militari muniti di armi da fuoco, per controllare un’azione civica di protesta e di rivendicazione realizzata nel pieno esercizio dei diritti universalmente riconosciuti e garantiti dalle leggi nazionali, è una dimostrazione di violenza da parte dello Stato, che si dimostra incapace di agire in maniera coerente con la cultura democratica e nel rispetto dello stato di diritto.
4. L’utilizzo di personale militare e di armi da fuoco in azioni di sgombro o di intervento in manifestazioni o riunioni pubbliche, in base alle deliberazioni del Comitato delle Nazioni Unite Contro la Tortura, costituisce tortura, situazione per la quale lo stato del Guatemala è stato sanzionato in varie occasioni da parte della Commissione Interamericana dei Diritti Umani.
5. L’azione autoritaria e il fatto di negarsi a sostenere un dialogo efficace finalizzato a risolvere i problemi reali della popolazione, l’abbandono storico e il discorso demagogico, violentano i diritti fondamentali che hanno come obiettivo riconoscere la dignità della popolazione e delle persone.

Di fronte a questa situazione, domandiamo:

1. Alla Procura dei Diritti Umani (PDH), l’investigazione profonda dei fatti e il rilascio immediato di una risoluzione che permetta identificare i responsabili delle violazioni.
2. Al Pubblico Ministero (MP), di iniziare un processo penale contro i funzionari che risultino responsabili di questi fatti sanguinosi, e delle violazioni ai diritti dei diritti umani da parte di membri delle forze di sicurezza, civili e militari.
3. Al Governo del guate,ala, di consegnare alle autoritá della Procura dei diritti Umani e al Pubblico Ministero tutta l’informazione relativa ai nomi dei funzionari che comandano le unitá coinvolte, il piano d’azione, il dettaglio elle istruzioni trasmesse dalla citta Capitale da parte del Ministero dell’Interno e della difesa, verso i l posto in cui accadevano questi fatti. Inoltre, ritirare temporaneamente dalle loro posizioni i funzionari coinvolti i quali, per azione o per omissione, risultano coinvolti nei fatti che sono accaduti.
4. Al presidente della Repubblica Otto Perez Molina, l’immediata smilitarizzazione delle forze di sicurezza, cosí come di non utilizzare unitá militari.
5. Al Parlamento del Guatemala, di derogare il decreto 40-2000 che permette la realizzazione in meaniera congiunta (Polizia ed Esercito) e che si prenda atto del carattere di Legge che hanno gli Accordi di Pace e in particolare l’Accordo sul Rafforzamento del potere civile e la funzione dell’-esercito in una società democratica.
6. Chiediamo alle autorità politiche, legislative e al settore privato che vengano abbandonati questi modi di agire autoritari e che si assumano norme di convivenza democratica reale e non demagogica.
7. Alle comunità e ai dirigenti dei 48 cantoni di Totonicapan, alle famiglie delle persone uccise, ferite e vittime di questi fatti, manifestiamo la nostra solidarietà profonda e il nostro impegno ad accompagnarli nella ricerca di giustizia per questi fatti dolorosi.

Guatemala, 4 de octubre de 2012

Firmatari:

Convergencia por los Derechos Humanos
Centro para la Acción Legal en Derechos Humanos -CALDH-
Centro Internacional para Investigaciones en Derechos Humanos -CIIDH-
Fundación Sobrevivientes
Instituto de Estudios Comparados en Ciencias Penales de Guatemala -ICCPG-
Oficina de Derechos Humanos del Arzobispado de Guatemala -ODHAG-
Seguridad en Democracia -SEDEM-
Unidad de Protección a Defensoras y Defensores de Derechos Humanos-Guatemala -UDEFEGUA-
Asociación Familiares de Desaparecidos de Guatemala -FAMDEGUA-
Centro de Estudios de Guatemala -CEG-
Equipo Comunitario de Apoyo Psicosocial -ECAP-
Educa Guatemala
Sector Mujeres de Sociedad Civil
Unión Nacional de Mujeres de Guatemala -UNAMG-

Denunciano nuova repressione in Chiapas, Messico

[Nonostante il Chiapas e il suo conflitto siano quasi spariti dai mass media europei, l’EZLN (Esercito Zapatista di Liberazione Nazionale) e l’esperimento di autogestione politica, ormai consolidato nei “caracoles”, dell’autonomia neozapatista continuano a vivere e lavorare. Sono anche un esempio e un modello economico e sociale per altre comunità indigene sparse per il Messico. Allo stesso tempo, però, continuano l’ostilità e la repressione violenta, in genere di tipo paramilitare, dei gruppi politici dei partiti ostili, del governo locale e di quello centrale o delle comunità e dei municipi vicini nella regione. Il Chiapas continua ad essere lo stato più povero del Messico e il nuovo governo regionale di Manuel Velasco (del Partito Verde, alleato del PRI e del suo neoeletto presidente Enrique Peña Nieto) non promette tempi di distensione e collaborazione. Vale la pena aggiornarsi sulla situazione e segnalare quel che succede, quindi inserisco volentieri questo articolo, preoccupante e dettagliato, sulla situazione dell’estremo Sud messicano e delle sue comunità indigene in resistenza, Fabrizio Lorusso].

La controinsurrezione in Chiapas, decine di famiglie zapatiste sfollate. (da nota di YaBastaMilano e GlobalProject).

Noi che abbiamo combattuto sappiamo riconoscere il passo di ciò che si sta preparando e avvicinando. I segnali di guerra all’orizzonte sono chiari: la guerra, come la paura, ha odore. E già ora si comincia a respirare il suo fetido odore nelle nostre terre. (Subcomandante Insurgente Marcos, dicembre 2007)

Nell’anno in corso, il 2012, si continua a respirare giorno per giorno l’odore della guerra, che lo stato messicano ha scatenato contro le comunità zapatiste.

La politica di controinsurrezione elaborata, con l’aiuto del governo USA, dopo l’insurrezione armata dell’EZLN nel 1994 (precisata nel documento denominato “Piano per la Campagna Chiapas 94”), ha fornito la struttura per una nuova forma di guerra contro le popolazioni indigene ribelli.

Negli ultimi mesi, le Giunte del Buon Governo di Morelia e La Realidad hanno denunciato le aggresioni subite dalle Basi di Appoggio del EZLN da parte della ORCAO (Organización Regional Cafeticultores Altamirano Ocosingo) nell’ejido1 Moisés Gandhi e da parte di gruppi affiliati al PRI, al PRD e al PVEM (Partido Verde Ecologista Mexicano). Queste provocazioni si aggiungono a quelle ben note in tutto il territorio zapatista, come nel caso di San Marcos Avilés, assediata dai paramilitari e per questo al centro di una campagna di solidarietà internazionale.

Lo stato messicano è in guerra contro un nemico interno: l’EZLN, contro le comunità zapatiste in resistenza e soprattutto contro l’autonomia, la cultura e la vita dei popoli indigeni che non accettano di essere assimilati al modello di sviluppo capitalista. Il messaggio che le Giunte del Buon Governo hanno lasciato nelle varie denunce è chiaro: il governo, attraverso menzogne, promesse di terra e finanziamenti, sta rianimando i gruppi paramilitari e armando altre organizzazioni, affinché questi alimentino l’ostilità e le aggressioni contro coloro che si oppongono all’omologazione neoliberista. La strategia del governo contro la resistenza si sviluppa su due fronti: da una parte la “guerra di bassa intensità” impiegando le formazioni paramilitari così da evitare le ripercussioni internazionali che si avrebbero con l’impiego diretto dell’esercito e dall’altra, la cosiddetta linea morbida, con l’impiego massiccio di progetti assistenzialisti per calmare la fame, creare dipendenza e logorare la resistenza, concentrando i progetti nelle zone dove è più forte la lotta contro il governo.

L’8 settembre la Giunta del Buon Governo “Nueva Semilla Que Va a Producir” del Caracol V di Roberto Barrios ha denunciato la nuova invasione paramilitare nelle terre del nuovo villaggio Comandante Abel, del Municipio Autonomo La Dignidad, Municipio ufficiale di Sabanilla. Il 12 settembre una nuova denuncia della stessa Giunta sottolineava la gravità della situazione: 70 donne e bambini sfollati dal nuovo Villaggio Comandante Abel e 14 persone scomparse nella vicina comunità di Unión Hidalgo.

Gli antefatti

Il nuovo villaggio Comandante Abel si trova in zona indigena di lingua ch’ol, nelle terre recuperate dall’EZLN nel 1994.

Fino a maggio di quest’anno la popolazione si trovava nella comunità di San Patricio che fin dagli anni ’90 ha vissuto resistendo ai persistenti attacchi paramilitari.

Esattamente un anno fa, il 6 settembre 2011, quelle terre furono invase dai paramilitari provenienti dalla vicina comunità di Ostilucum, causando lo sfollamento della popolazione, fame e malattie. La comunità riuscì a tornare, ma ormai si trovava derubata dei raccolti che i paramilitari si erano portati via; per questo dovette dipendere dagli aiuti alimentari organizzati dalla Giunta del Buon Governo della Zona Nord. Nel frattempo sono continuate le minacce di una nuova invasione e di un massacro, così che, nel mese di maggio, le famiglie base di appoggio del EZLN hanno preso la decisione di ricostruire la comunità nel vicino presidio “La Lampara”, mostrando nei fatti la volontà degli zapatisti di cercare forme pacifiche di risolvere conflitti, con coloro che essi definiscono fratelli ingannati dal malgoverno. Nonostante questa, ovviamente sofferta, decisione, le minacce sono continuate e il 6 di settembre i paramilitari della località di Unión Hidalgo hanno invaso le terre del nuovo villaggio Comandante Abel, sparando contro gli zapatisti e provocando la fuga forzata, verso la montagna, dei bambini e della maggioranza delle donne che non riuscivano a sopportare la situazione, mentre gli uomini e alcune donne rimanevano sul luogo, per difendere la comunità.

Una carovana di Solidarietà e Documentazione

Per rompere l’accerchiamento, mostrare solidarietà e documentare le violazioni ai diritti umani si è organizzata una carovana di Solidarietà e Documentazione a Comandante Abel. La carovana, organizzata da Organismi dei Diritti Umani, osservatori internazionali, da compagni impegnati nel movimento e nella comunicazione indipendente, è partita da San Cristobal de Las Casas, Chiapas il 18 settembre del 2012. Ha visitato tre comunità: quella assediata – Comandante Abel -, la comunità autonoma di San Marcos e la comunità Zaquitel Ojo de Agua. Nelle ultime due comunità i partecipanti alla carovana hanno potuto intervistare le donne sfollate di Comandante Abel e gli sfollati di Unión Hidalgo.

Testimonianza delle donne sfollate nella Comunità San Marcos

Alla fine della lunga valle che da Sabanilla si estende verso lo stato di Tabasco, si trova la comunità di San Marcos. La comunità si trova in posizione gradevole, a fianco del fiume Sabanilla che si attraversa passando per un ponte sospeso. La comunità ha dimostrato la sua solidarietà nei confronti degli sfollati di Comandante Abel, ospitandoli nella scuola del villaggio e condividendo il loro scarso mais e il cibo.

Le donne e le autorità della comunità hanno ricevuto i carovanieri e quattro donne e due membri della Giunta del Buon Governo hanno dato la loro testimonianza. Lucia ed Elvira hanno raccontato di quell’8 settembre quando, per la paura e la percezione di non essere in grado di proteggere la vita dei propri bambini, sono fuggite per la montagna, passando per precipizi, dormendo sotto le liane, correndo verso San Marcos, l’unico luogo che sentivano sicuro, in una zona percorsa dai paramilitari di Paz y Justicia già dagli anni ’90, da soldati e da elementi corrotti della Pubblica Sicurezza.

Nello stato di timore e confusione in cui si trovavano, alcune si sono perdute. “Arrivate qui eravamo intorpidite dalla paura e non sentivamo i nostri corpi, sentivo che una tigre mi seguiva. Ci siamo perdute, eravamo spaventate, mi sembrava di non essere più in questo mondo” racconta Lucia.

Un compagno della Giunta spiega: “Le compagne non sopportavano più le sofferenze. Ma gli zapatisti non piangono. Torneremo a lavorare per resistere e vivere”.

Quando le donne sono arrivate a San Marcos ne mancavano due con i loro bambini. Subito si sono organizzate le ricerche con il timore che fossero state sequestrate dai paramilitari. Il giorno 11, quattro giorni dopo la fuga dal villaggio, i compagni e le compagne che cercavano gli scomparsi, hanno sentito il pianto di un bambino scoprendo così il loro nascondiglio. Erano tremanti di freddo e allo stremo per la fame e la stanchezza. “Abbiamo dato loro pozòl2, ci siamo caricati sulle spalle i bambini e siamo ritornati tutti a San Marcos”.

Carmen e Jessica sono i nomi delle due donne che si erano perdute: “Avevamo molta paura quando siamo fuggite. Abbiamo faticato ad attraversare il fiume, siamo rimaste indietro e non siamo state in grado di seguire il percorso delle altre. Abbiamo proseguito ma per la paura di incontrare i paramilitari, ci siamo nascoste sotto una pietra, una specie di caverna. Lì ci siamo nascoste la prima notte. I giorni seguenti ci siamo fatte largo nel monte cercando di orientarci ma ci siamo perdute. Abbiamo mangiato erba momo e arance per calmare la fame. Per la paura di essere individuate dai paramilitari scendevamo al fiume per gettare le bucce”. Jessica guarda intensamente il suo piccolo che piange perché respinge il seno della mamma. “La paura mi ha asciugato il seno” – dice – “Mia figlia ha la febbre e non le passa”.

Gli sfollati di Unión Hidalgo

Il giorno seguente la carovana ha visitato la Comunità Zaquitel Ojo de Agua, accessibile solo camminando per 3 ore verso la cima del monte che abbraccia la valle Sabanilla. Si trova in una bella posizione tra monti, grandi alberi chiamati “ceibas” e torrenti. Come a San Marcos, tra le famiglie di Zaquitel Ojo de Agua, c’è una grande solidarietà. Da Unión Hidalgo si sapeva che c’erano 10 scomparsi e si temeva per la loro vita e, come a San Marcos, gli scomparsi sono stati ritrovati dopo 3 notti, dopo aver affrontato le forti piogge stagionali d’alta montagna.

Jaime e Auxiliadora raccontano delle minacce subite dai paramilitari di Unión Hidalgo. “Giorno e notte, con altoparlanti ci gridavano che avrebbero mangiato le nostre carni. Dicevano che siamo fuori dalla legge e che non abbiamo diritti e non possiamo ricorrere alla giustizia. Ci trattano come animali”. Il racconto è la dimostrazione della strategia psicologica del governo, ancora in vigore in Chiapas, di disumanizzare gli oppositori e legittimare gli attacchi nei loro confronti.

Narrano che le minacce sono cominciate nell’anno 2000, quando le famiglie zapatiste rifiutavano, come tuttora, i programmi assistenzialistici. Le minacce venivano dai dirigenti del PRI (Partito Rivoluzionario Istituzionale) della comunità, collegato con il gruppo paramilitare Paz y Justicia. Nel 2003 saccheggiarono il negozietto collettivo delle donne zapatiste. Armati di bastoni, machete e pietre colpirono una nostra compagna alla testa con una pietra. Quella volta ci rubarono tutta la merce, le tavole e la lamina del negozietto e anche 1800 chili di mais”. Lo sguardo di Auxiliadora mostra indignazione e fermezza. “Un anno fa le minacce sono peggiorate” racconta. “Con gli altoparlanti ci dicevano che, se non fossero riusciti a impossessarsi delle terre di Comandante Abel, avremmo subìto noi le conseguenze e ci avrebbero massacrato”. Jaime e Auxiliadora raccontano che hanno temuto per la loro vita e, insieme ad altre, hanno lasciato il villaggio, lasciando 10 compagni nella comunità, a difendere semenze, animali e casa che sono garanzia di sopravvivenza. “Ci siamo incamminate per la montagna senza una meta precisa – spiegano – finché al terzo giorno abbiamo incontrato le famiglie di Zaquitel Ojo de Agua. Non sapevamo dove andare. Abbiamo raccontato loro delle minacce e ci hanno accolto”. Ora sono alloggiati nella scuola della comunità ma alcuni bambini si sono ammalati per la pioggia e il freddo.

La resistenza nel Nuovo Villaggio Comandante Abel

Nel nuovo villaggio Comandante Abel, 22 compagni e 5 compagne, rimasti a difendere il villaggio, ricevono la carovana in una casa che mostra i segni delle pallottole. I fori dei proiettili sono la testimonianza della furiosa sparatoria dell’8 settembre, quando 150 aggressori, guidati da leader paramilitari, hanno tentato di fare un strage tra le famiglie zapatiste del villaggio. I paramilitari hanno occupato la terra recuperata che si trova dall’altra parte del fiume, prendendosi quella già seminata. Stanno costruendo case e, nella notte, si avvertono i loro movimenti con armi. A neanche 400 metri dal villaggio, alcuni elementi della Pubblica Sicurezza, dal 16 settembre, hanno occupato quella che era la scuola autonoma zapatista. Raccontano che il 18 settembre, da quella postazione di polizia, sono partiti due spari in direzione degli zapatisti.

I viveri stanno per esaurirsi e non è possibile né seminare, né raccogliere legna per il forte rischio di essere attaccati.

Gli aggressori sono ben conosciuti dai compagni. Sono dirigenti politici del malgoverno di Unión Hidalgo. Questi ultimi non agiscono autonomamente. I compagni zapatisti raccontano: “Il 4 settembre sono venuti qui il segretario del governo del Chiapas Noé Castañon accompagnato da due alti funzionari del malgoverno e da membri della pubblica sicurezza statale. Si sono riuniti con i paramilitari per dir loro che quelle terre erano loro”. Due giorni dopo si è scatenato l’attacco contro le basi di appoggio dell’EZLN.

Le Basi di Appoggio Zapatiste non si arrendono

Nonostante le sofferenze provocate da questo attacco del malgoverno nella regione, le donne e gli uomini zapatisti che parlano ai partecipanti alla carovana, danno mostra di essere più convinti che mai nella loro lotta e resistenza. La richiesta è l’immediato ritiro dei paramilitari.

Non ci sono dubbi sul far ricadere tutta la responsabilità sul governo messicano. “Non vogliamo scontrarci con coloro che appartengono alla nostra stessa razza indigena anche se appartengono ad altri partiti e si sono venduti al mal governo” spiegano i compagni che resistono nel nuovo villaggio Comandante Abel.

Le donne sfollate a San Marcos dicono a voce alta: “Non ci arrendiamo, non ci lasceremo convincere da progetti come Oportunidades o Procampo3 con i quali il malgoverno cerca di tappare i nostri occhi e comprare le nostre coscienze”. “Il denaro lo produciamo con il niostro sudore e anche se dobbiamo curare i nostri bambini piccoli sappiamo allevare polli e oche, sappiamo lavorare il mais come gli uomini. Per quanto non mangiamo come mangiano quelli del governo, chiediamo di poter vivere nelle nostre case e che il governo ritiri i suoi paramilitari”. Un’altra compagna dichiara ”Resisteremo finché dio ci conserva in vita. Vogliamo insegnare ai nostri figli come si deve vivere”.

 1 L’ejido è una forma di proprietà comunitaria della terra, tuttora riconosciuta dalla Costrituzione messicana, dai tempi della rivoluzione di Zapata e Villa, nei primi anni del secolo scorso. La terra viene anche lavorata collettivamente.

2 Pozòl: bevanda, a base di mais spesso fermentata, in uso in tutto il Messico.

3 Oportunidades, Procampo fanno parte della strategia del governo per ridurre l’appoggio indigeno all’EZLN. Il governo offre appoggi in denaro e prestiti ai campesinos indigeni a condizione che non appoggino l’EZLN ed entrino nelle organizzazioni politiche governative

Israele sequestra imbarcazione francese Dignité della Freedom Flotilla

La marina israeliana ha intercettato e dirottato l’imbarcazione francese Dignité – Al Karama della IIa Freedom Flotilla che navigava verso le coste della Striscia di Gaza per cercare di rompere l’embargo che il governo di Israele ha imposto su questa enclave palestinese. La Dignité è stata sequestrata in acqua internazionali e i partecipanti alla spedizione sono stati fatti scendere e obbligati a sbarcare in territorio israeliano da gruppi di militari armati che hanno circondato la nave francese. Il video in spagnolo è di TeleSur, Venezuela.

Guerrero, Messico: l’indigena Valentina Rosendo contro lo Stato messicano

Riporto qui le informazioni disponibili sulle evoluzioni di un caso che dopo 8 anni di dure lotte è riuscito ad arrivare alla Corte Intermericana dei Diritti Umani portando il Messico, cioè lo Stato messicano, a doversi di nuovo confrontare con alcune sue tristi realtà fatte di repressione, violenza, autoritarismo, militarismo e abusi di chi detiene mezzi e potere contro i cittadini (che poi è la definizione di “violazione ai diritti umani”, cioè un abuso commesso da un’autorità costituita contro le garanzie individuali e i diritti inalienabili della popolazione).

Spesso in America Latina l’unico appello possibile e dotato di un alto livello di imparzialità e legittimità è quello che i cittadini interpongono contro le autorità dei rispettivi paesi presso la Corte Interamericana dei Diritti Umani, un organo emanato dalla Organizzazione degli Stati Americani (leggi articolo in spagnolo su perché il Messico non adempie…).

Le sue sentenze non sono giuridicamente vincolanti per gli Stati membri ma costituiscono frequentemente l’unica possibilità di ottenere giustizia contro sistemi politici e giudiziari corrotti e incapaci di svolgere correttamente le loro funzioni di grazia e giustizia oltre al fatto che hanno una fortissima rilevanza a livello di diritto internazionale e mediatico quindi per lo meno obbligano i rappresentanti dello Stato ad esmprimere opinioni e dichiarare quando intendono adempiere alle decisioni della Corte (cosa che è poi difficile da ottenere al 100%).

A questo Link altri casi importanti (in italiano)!

Valentina Rosendo vs Stato messicano da LatinoAmericaExpress

Il 29 maggio alle 10 del mattino ora di Città del Messico e  alle 9 ora di San Josè, Costa Rica, è cominciata l’udienza pubblica che la Corte interamericana dei Diritti Umani aveva programmato per conoscere gli elementi delladenuncia dell’indigena me´phaa dello stato messicano di Guerrero, Valentina Rosendo Cantú, contro lo Stato messicano per la detenzione illegale, la tortura e lo stupro che questa ha sofferto ad opera dei militari del 41esimo battaglione dell’esercito.

Nella prima fase dell’udienza – in cui si sono presentati la vittima, un testimone e un perito – i giudici hanno ascoltato “privatamente” la testimonianza di Valentina durante circa 40 minuti. Questa decisione della Corte dipende dal fatto cheil Tribunale adotta delle misure speciali e necessarie nei casi di violenza sessuale per minimizzare i rischi di nuove vessazioni.

Valentina ha chiuso il suo intervento esigendo allo Stato messicano che”la lasci vivere in pace con sua figlia”, in riferimento all’ambiente ostilein cui ha vissuto durante 8 anni, dopo aver iniziato la sua lotta per poter avere accesso alla giustizia nella speranza di un processo e una condanna contro i militari che l’aggredirono sessualmente.

Oltre a Valentina si sono presentati come testimoni anche, Hipolito Lugo Cortes, osservatore generale della commissione per la difesa dei diritti umani nello stato di Guerrero (Coddehum), e, in qualità di perita, l’avvocatessa ed esperta internazionale in questioni di genere e diritti delle donne, Roxana Arroyo.Oggi stesso finiranno di essere ascoltati dalla Corte tutti gli altri testimoni e i rappresentanti legali della comunità di Tlachinollan in cui avvennero le violazioni contro Valentina e anche i delegati dello Stato messicano, tutti burocrati di basso profilo inviati dal Ministero degli Esteri e della Difesa.

Informazione in spagnolo diffusa da: Area di Comunicazione e Visibilità di “Cencos” (Centro Nazionale di Comunicazione Sociale)

http://justiciaporinesyvalentina.wordpress.com

Cristina Hardaga Fernández.
Coordinadora del Área Internacional
Centro de Derechos Humanos de la Montaña Tlachinollan

Más Info – Più Info

Blog Misterios Públicos

Centro Nacional de Comunicación Social

EN ESPAÑOL:

Audiencia: Demanda de Valentina Rosendo vs Estado mexicano

(corte/13:30 horas)

Hoy a las 10 de la mañana tiempo de México y 9 hora local de San José, Costa Rica, inició la audiencia pública que la Corte Interamericana de Derecho Humanos, programó  para conocer la demanda de la indígena me´phaa de Guerrero, Valentina Rosendo Cantú contra el Estado mexicano por la retención ilegal, tortura y violación sexual que sufrió en manos de militares del 41 Batallón de Infantería.

En la primera etapa de la audiencia -donde se presenta la víctima, un testigo y una perita-, los jueces escucharon de “manera privada” el testimonio de Valentina durante unos 40 minutos. Esta determinación de la Corte, es porque ese Tribunal considera que cuando se trata de una víctima de violación sexual tiene que adoptar las medidas necesarias que reduzcan al máximo el riesgo de una revictimización.

Valentina cerró su comparecencia exigiendo al Estado mexicano que: “me dejen vivir en paz con mi hija”, en referencia al ambiente hostil que ha vivido a lo largo de ocho años, tras haber iniciado una lucha por acceder a la justicia y en busca de que los militares que la agredieron sexualmente sean procesados y sancionados.

Además de Valentina comparecieron como testigo, el Visitador General de la Comisión de Defensa de los Derechos Humanos del estado de Guerrero (Coddehum), Hipolito Lugo Cortes y en calidad de perita, la abogada y experta internacional en asuntos de género y derechos de las mujeres, Roxana Arroyo.

En este momento la Corte declaró un receso y reanuda  sesión a las 4 de la tarde  hora de México, en donde escuchará los alegatos orales de los representantes de Valentina y del Estado mexicano.

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Difusión Cencos México D.F., 27 de mayo de 2010 – Corte de las 16 horas

Avance informativo
Tlachinollan

En estos momentos, la Corte Interamericana de Derechos Humanos reanuda la sesión para escuchar los alegatos orales finales del caso Valentina Rosendo Cantú contra el Estado mexicano, que se realiza en San José, Costa Rica.

En la delegación de representantes legales de Valentina se encuentran por Tlachinollan: Vidulfo Rosales Sierra, Santiago Aguirre Espinosa, Mario Patrón Sánchez, Alejandra González Marín (del Área Jurídica) y Cristina Hardaga (del Área Internacional); Por CEJIL, están Gisela de León (abogada). La delegación de la CIDH -organismo que turnó a la Corte la denuncia contra el Estado mexiano- está Lilly Ching (asesora).

La delegación del Estado mexicano, está integrada por una decena de funcionarios de bajo perfil que van encabezados por Armando Vivanco Castellanos, Director General Adjunto de Casos, Democracia y Derechos Humanos de la Dirección General de Derechos Humanos y Democracia de la Secretaría de Relaciones Exteriores (SRE); y Rogelio Rodríguez Correa, Subdirector de Asuntos Internacionales de la Dirección General de Derechos Humanos de la Secretaría de la Defensa Nacional (SEDENA).